Après plus de 6 ans de bons et loyaux services, je quitte la plateforme blogger.
Après plusieurs années à me représenter, je quitte, aussi, la petite madame et ses longs cheveux qui faisait l'identité graphique de ce blog.
À l'aube de mes 31 ans, j'assume :
Something to do with stars devient Something to do with stars - by Elise Richard
Et "By Elise Richard" c'est elle, c'est moi, entre le rose et le noir :
La suite se joue donc ici :
www.somethingtodowithstars.com
Et vu qu'on en est à mettre à jour ses liens, je suis aussi sur Facebook // Twitter // Instagram
L'historique restera, dans un premier temps, ici. 6 ans de posts, ça vous ferait presque un roman diraient certains. Un roman bourré de fautes et à la narration parfois approximative cela-dit.
Les posts de 2015 et certains élus de 2014 ont d'ores et déjà migré !
Il est là ? Il revient ?
A bah oui tiens, c'est normal, c'est les vacances.
Sun is back dans les bacs. Et je me suis réveillée en début de semaine dernière : "Mais oui dit donc, c'est que la semaine prochaine, je ne bosse pas !" Un mois d'avril compliqué combiné à des jours à solder avant la fin mai, posés il y a quelques semaines pour optimiser, ça fait une bonne nouvelle de mi-mai. Et ouais !
Outre cette déjà première bonne nouvelle combinée de soleil, cette semaine a vu deux moments praline* (parce que cucul c'est vuvulgaire) :
Déjà, j'ai appris que la plus mini des mini nièces se brossait les dents en musique. Jusque là rien de fou me direz vous ! Sauf qu'elle le fait sur "la lettre de tata-Elise" de Beethoven. Yo! Ludwig, c'est pas terriblement so chou ça ?
Ensuite, ça se voit en image sur Instagram (ou sinon là ci-dessous, je suis bonne joueuse). La photo s'appelle chouchou'shoes, évidemment.
A photo posted by Elise Richard (@misserichard) on
Cette photo, c'est un peu pour nous rappeler aussi que, hé bah ouais ma pauvre Lulu-cette, la vie change. Les copains font des mini versions d'eux mêmes, ou décident subitement là comme ça, sans aucune raison valable, de quitter Paname city (un brin d'ironie se cache dans cette phrase). Ce soir, on m'a donc promis du punch pour noyer la nouvelle. J'ai promis de mettre ma plus jolie robe pour saluer l'évènement.
La robe est jolie jolie (y a de la dentelle et du tulle)
Le punch à intérêt d'être à la hauteur.
La vie change, les trentenaires font des choix de vie qui les éloignent les uns des autres, comme pour tester la flexibilité de l'élastique des relations. On a beau dire on a beau croire, on ne va pas faire semblant, la dynamique n'est plus la même. Et on est tous responsable. Moi en première ligne.
Apprendre à accepter les gens qui changent.
Savoir les sortir de la case dans laquelle on les a rangé.
Être curieux de la nouvelle case qu'ils veulent décorer.
Les voir grandir, évoluer, se planter, les encourager dans des choix qui ne sont pas les notre et les poussent à des centaines de kilomètres de notre direction (au propre, comme au figuré). Accepter qu'on n'ai pas tous le même soleil...
Parce même si ça ne veut rien dire, en réfléchissant on comprend l'image de cette phrase allégorique.
Dans l'idée quand même qu'on ira bien faire un plouf pour inaugurer une piscine à Aix...
J'adore les librairies. C'est un peu mon triangle des Bermudes. Je pourrais y rester des heures, à regarder les couvertures de bouquins, les nouvelles sorties, les vielles éditions, et, un peu comme dans un magasin "Des petits hauts", j'ai besoin de prendre sur moi pour ne pas tout acheter. En revanche on parle ici des librairies de quartier, les petites, avec une âme et avec l'envie de mettre des auteurs inconnus en avant.
Seulement là je cherchais ça :
Ça, c'est ma nouvelle Bible : le guide de la pige édition 2011, 2012, fortement recommandée par mes nouveaux mentors. Oui, vous avez bien lus, édition 2011, 2012. Non il n'y a pas plus récent. Bon de toute façon, le monde des media en 3 ans ça n'a pas du changer tant que ça hein ?! (J'déconne....). Quoi qu'il en soit, c'est le genre de titre un peu spécialisé qui nécessite soit de passer commande, soit d'aller dans un bon gros truc bien mastoc genre FNAC. Alors me voilà partie avec pour unique consigne de ne pas dépenser plus que le prix de CE bouquin. J'ai les fins de mois difficiles et un gros besoin de mettre des sousous de côté. I'm on a budget.
Bien évidement ce fut un fail, et dans mon panier, j'ai fini par repartir aussi avec ça et ça.
2 euros + 3 euros, vous me direz, c'est pas la ruine. Oui mais 5 euros c'est quand même le prix d'un diner et parfois, tout de même, j'ai faim.
Anyway : Voltaire traité sur la Tolérance m'a fait de l'oeil quand je me suis perdue au rayon je-sais-plus-quoi, mais rien à voir avec Voltaire. Comme je suis dans mon challenge un mois = un classique, que je viens de finir Flaubert (chiant) et que je suis à la page 70 de Malraux (très prometteur), je me dis qu'un petit Voltaire de 130 pages trouvera bien sa place à un moment ou à un autre de l'année. Et puis quelques mètres plus loin, le Petit traité d'intolérance de Charb a fait écho. J'ai feuilleté et le "Mort aux lecteurs de journaux gratuits !" m'a interpellé. Je me suis dit que c'était moche de tomber dans ce genre de pièges marketing (et vas y que je te balance de la réédition depuis le 7 janvier), mais je pense que j'ai raté l'occasion de connaitre Charb du temps de son vivant, et je pense que c'est dommage.
J'ai fini mon tour et au détour d'une allée, je suis tombée sur ça (horreur, effroi et la musique qui va bien) :
Le rayon "relations"... Quand je vois les titres mis en avant (et donc qui doivent attirer l'oeil et, j'imagine, fonctionner), je me dis que finalement, c'est peut être pour ça que le célibat m'a juré fidélité : Ce que veulent les hommes, Comment reconquérir son Ex..., Comment trouver l'homme idéal, Séduisez, etc.
Vomi.
Non, clairement, je ne suis pas prête à en passer par là, je suis une désespérée de la thèse de la "magie magique" qui fait pouf et hop, ça fonctionne... bon et puis après on fait des concessions. Alors les grimoires de potions et eléxires pour forcer la chance, ça m'agresse.
En me dirigeant vers la caisse je suis tombée nez à nez avec le rayon papeterie. Hors j'ai un énooooorme faible pour les carnets Moleskine (certains seraient perdus sans leur portable, moi c'est mon "agenda", papier, écrit, là où je consigne rendez-vous, notes et grandes idées) et je voue un culte d'amour pour les feutres noirs. Alors j'ai fait un petit tour. En me promettant de ne rien emporter avec moi...
Voilà, l'histoire est fini merci, point final.
Pour de vrai... J'ai craqué pour un signpen made in Japan à la mine canon.
Sauf qu'arrivé à la caisse bizarrement il était déjà dans mon sac au côté de son copain Moleskine. il était déjà mien.
Oui je sais c'est moche, mais c'était en hommage à celle qui se reconnaîtra.
You can be proud love! (j'ai de très mauvaises fréquentations).
C'est sous la couette et alors que la température ne doit pas dépasser les 15 degrés chez moi que je m'adresse à toi, lecteur. Comme, pour d'excellentes raisons d'ailleurs, je dois faire de grosses grosses économies (si on m'aime, on prie pour moi dans les prochaines semaines, si on ne m'aime pas aussi d'ailleurs, je ne peux me passer d'aucune onde positive, même malveillante, oui je sais ça ne veut rien dire, et oui je sais je fais des parenthèses à rallonge, mais tout ça pour dire : bientôt une bonne nouvelle, il le faut !), j'ai décidé que c'était presque mi-mars et donc que je coupais le chauffage. Résultat des courses : dans quelques heures je pense pouvoir écrire mon prénom sur la glace qui se sera formée sur mes fenêtres.
Quoi qu'il en soit, les vacances sont terminées. Ça craint sévère.
Morbihan
Parce que c'était bien.
Je ne te raconte pas la dose d'amour que j'ai pris :
- En arrivant à l'école de mes mini nièces d'amour quand l'excitation les a fait hurler dans la garderie en me voyant avec ma soeur, leur mère. Et vas y que je remonte la jupe jusque sous le menton (âge béni où tu te fiches complètement d'avoir une réaction exagérée, tu ne contrôles pas, tu laisses tout sortir, c'est bonheur, c'est cadeau !).
Bonnin forever
- En prenant la plus mini des deux sur mes genoux, elle qui sert si fort quand elle fait des câlins et dit "je t'aime Tata-Elise" de sa petite voix et du haut de ses 3 ans, elle qui rigole si bien lorsqu'elle me fait des queues de cheval avec ses mains (j'y ai laissé quelques cheveux au passage).
- En nous réunissant pour l'anniversaire de ma chère maman.
- En regardant la reine des neiges pour la deuxième fois en 3 mois, avec les mini nièces qui connaissent les paroles des chansons (et l'essentiel des dialogues du film en fait) par coeur (le 2 est en préparation, je répète, le 2 est en préparation).
- En savourant ma brioche bonnin de retour sur Paris, fraîche du jour, pas trop cuite, pas écrasée du train. Moi je dis : quand c'est bon comme ça, c'est forcément fait avec amour.
Bun - Les coudes sur la Table
- En allant a Toulouse, chez les copines qui
manquent manquent manquent à Paris... Parce que sérieusement, avec qui d'autre je peux en arriver à me demander si il est possible de se pisser sur le mollet, ou pas ? (La réponse est oui à priori, on pense avoir trouvé la position adéquat) Ou même évoquer (critiquer, bitcher sur) les blogueuses mode ? Et puis à quand l'ouverture des Coudes sur la table à Paris ? Là encore, quand c'est bon comme ça, c'est que y a de l'amour dans les casseroles (avec l'accent pour faire comme Maïté).
Et puis pour toutes les autres raisons que j'ai oublié, vu que d'une façon générale pendant ces 17 journées je n'ai croisé que des gens que je kiffe, et ça, ça... C'est bon !
Parce que c'était studieux. Un peu. Ici on ne s'est pas trop vu, mais là-bas un peu plus. Et puis j'ai publié la première partie de la seconde interview que j'ai fait de toute ma vie. J'ai mis 4 semaines. Beaucoup beaucoup trop de temps donc. Surtout que la rencontre était chouette et le sujet assez passionnant. Bref "vas-y voir", ça parle d'un street artiste qui s'appelle KAN et du street art en général, et franchement c'était bien et franchement j'espère avoir réussi à en faire un truc pas trop dégeu, parce que retranscrire 1 heure 30 pour une nana comme moi incapable de faire dans la synthèse, c'est challenge ! (La suite cette semaine si tout va bien).
J'ai des trucs franchement chouettes dans les tuyaux. Je ne devrais pas faire du teasing sur des bidules pas encore concrétisés, je pars donc du principe que c'est un poste porte-bonheur, parce que franchement y a du lourd !
Colliours
Je n'ai pas forcément fait tout ce que je voulais faire, mais j'ai bien avancé, et pris du temps aussi. Franchement.
Et enfin parce que j'ai un nouveau prénom. Tata-Elise. Prénom composé.
Y a qu'à voir la tête des mini nièces quand on leur demande comment elle s'appelle tata Elise : "bah, Tata-Elise voyons!". L'ajout de la particule s'est confirmé quelques jours plus tard, lors de mon saut de puce vers les plages de Colliours : si la Chiqui de ma copine de lycée avait bien compris que c'était Elise la copine de sa maman et non pas sa tante Elise, soeur de sa maman, avec qui elle partageait son picnic, ça ne l'a pas empêchée de m'appeler Tata-Elise (donc) toute la journée. "Tata-Elise, la copine de maman".
Oui ? Qui me parle ?
Sur la plage de Colliours j'ai mangé la première glace de la saison (2 boules : menthe chocolat et chocolat noir, on s'dit tout). J'étais en short (OK, avec collants = ma tenue fesses à l'air de l'hiver). Presqu'en T-shirt. Quand je te dis que l'hiver est terminé et qu'il est temps de passer au printemps, saison des nouveaux projets !!
xxx
PS : Ah oui et puis j'ai fait ça aussi (aka jouer avec un petit crâne), qui fait toujours du bien quand on voit le résultat post retouche et après tri des photos... (oui j'ai tendance à la tête baissée et aux yeux fermés - suis pudique !) - photos non libres de droits, gnagnagna...
Aujourd’hui c’est le dernier jour avant les vacances.
Je me souviens, quand j’allais à l’école (forever ago), le dernier jour c’était souvent relâche. En cours de français on regardait des films "adaptés" d’un roman, les récrés étaient plus longues, en anglais on jouait les scénettes du bouquin Apple Pie et à la cantine, y avait des frites.
Depuis j’ai grandi. Résultat des courses mon nombre de jours de vacances s’est considérablement réduit et surtout je dois les poser quand Micheline n'a pas pris les siens, que Roger est revenu, et "idéalement si Robert pouvait être là quand toi non, bah ça serait mieux". Les joies de bosser dans une PME.
Ajoutons à cela la liberté (chérie) qui m’incombe (antinomerie) ça se fait souvent qu’arrivée à quelques semaines de la fin de validité de mes congés, c’est Byzance en nombre de jours restants. Et là bam ! 2 semaines d’une coup que j’m’en vais vous poser chefs, ajoutons à cela mon vendredi du 4/5ème et c’est 17 journées de folies qui s’ouvrent à moi. Sauf que ce qui vaut pour moi ne vaut pas pour mes camarades… Et c’est moyen relâche dans les bureaux.
Dans la réalité, je dois quand même dire que tout fou l’camp.
Sous mes yeux ce ne sont plus des cernes, mais des petits coussins pour maintenir mes yeux ouverts. L’efficacité est limitée et je sens que ça tire sec sur les côtés pour maintenir la paupière levée.
J’ai les cheveux qui mériteraient d’être attachés (ou lavés, au choix). Sauf qu’ils sont encore trop courts, mais aussi un peu trop longs pour que ma coupe ressemble à quelque chose. J’ai mis un peu d’Elnett (comme Claudia) pour cacher la misère. Là encore je ne suis pas certaine que l’illusion soit folle mais j’ai des cheveux crados ET volumineux.
Avant de partir j’ai chopé un jean qui trainait par là et mon hoody Venice Beach California que je porte comme un doudou, par tous les temps, depuis 3 mois. En gros, en dehors du fait que je n’ai pas gardé mon pyjama sous mon pull, on pourrait presque croire que c’est dimanche (ah non j’ai mis mes lentilles aussi). Sauf que c’est jeudi, que je suis au boulot, pour encore 7h environ. Juste je ne ressemble à rien. Même mon ombre à plus de classe.
J’ai fait tout de même l’effort de mettre du vernis sur mes ongles mais disons nous les choses, c’est un cache misère vu leur pauvre tête. Cernes + ongles rongés, c’est bien le signe qu’il est temps de prendre un peu de vacances. Je les attends avec une certaine impatience je dois l’avouer, et ce n’est même pas pour aller me la couler douce sous le soleil et face à la mer. Non, c’est parce que je vais voir des gens chouettes, travailler sur des trucs intéressants, faire un câlin aux mini nièces et sortir de ma tête plein d’idées ou de trucs que je veux écrire.
Ce sont eux, je pense, qui génèrent mes insomnies.
Quand ton "passe-temps" devient ce qui t’anime et commence à se rebeller en voulant prendre plus de place que tu n’as de temps-libre, par tous les moyens.
Lundi, 8h45, je mets mes chaussures pour aller bosser, je me retrouve assise sur mon lit, devant mon graaaand miroir, et alors que je me regarde machinalement grimacer pour mettre le pied dans ma chaussure, j'ai cette soudaine réalisation : ma grande, t'as 30 ans, pas de crédit, pas de gamin, pas de mec... T'es libre. Pourquoi là, maintenant, à ce moment précis ? Who knows, who cares...
Et si ça me donne pas les "réponses" (mais à quelles questions ??), ça fait quand même du bien de se le rappeler.
Mercredi, 17h. Je sors en avance d'une réunion chez un client que je pensais durer jusqu'à 18h au moins. J'ai deux possibilités devant moi :
- aller bosser et rattraper le retard que ma non-motivation accumule depuis 3 semaines, que ce soit de chez moi ou de mon bureau, ou bien,
- retourner vers mon bureau, bosser un peu (donc), et aller à mon cours de français que je pensais rater. Je choisis la troisième solution : regarder mes emails depuis mon portable, faire un vieux transfert à l'équipe sans "coucou" ni "bisou" d'un email urgent où j'étais la seule destinataire, éteindre mon téléphone, et aller voir Wild au cinéma.
Je ne saurais vous dire si c'est la douceur de la transgression, le sucre des popcorns, où des paysages que je n'aurai jamais la force d'aller chercher (j'veux dire, la nana elle a quand même fait le sentier de randonné le plus long et le plus sauvage d'Amérique... Qui me connait un peu sait que c'est pas forcément pour moi), mais pour la première fois depuis quelques semaines, planquée dans cette salle avec la certitude que rien ne pourrait bouleverser ce moment, j'ai eu l'impression de respirer.
Jeudi, 23h30. De retour d'une chouette soirée à parler voyages, tout est possible, Banksy et broderies, il neige sur Paris. Je descends la rue Caulaincourt et bifurque vers le cimetière de Montmartre. Pas très loin de la tombe de Dalida, je freine mon pas de parisienne et lève les yeux vers les réverbères. Je marque un temps d'arrêt. Oui, parfois, quand la pluie revêt ses habits de princesse, je la trouve jolie, et je la laisse tomber sur le bout de mon nez avec le plaisir de la sentir atterrir dans sa douce froideur. Et laisser le temps à la petite neige de Paris de tomber, c'est sacrément freiner la cadence de sa démarche.
A quelques heures du dernier jour de janvier, date limite de consommation pour les voeux 2015, ma boite aux lettres était pleine de 3 enveloppes, dont seulement une était ma facture EDF. 2 cartes de la famille, 2 cartes en plus de celles déjà reçues. Une bonne moisson cette année.
L'une d'elle signait "Une chose dont il ne faut pas douter, c'est la famille". I second that...
Surtout quand le lendemain c'est la famille de coeur qui vient frapper à ma porte, enrubannée d'un papier cadeau en guise de "Je pense à toi".
Il suffit peut être de prendre le temps d'entendre et voir les gens qui vous aiment et vous soutiennent pour faire taire les bruits parasites qui mettent en doutes.
xxx
PS: oui j'écris des textes en mode grande introspection en ce moment. C'est relou nan?
PS bis : parce que vraiment ça m'amuse, les mots clés du jour sont Wild, Banksy, Dalida et Caulaincourt. Suis une buse en référencement Google...
A cette période de l'année fleurissent les grands articles bilans, les posts de blog cyniques à l'égard des fêtes ou encore un débordement excessifs de paillettes. Concrètement les sujets sur la toile ne varient pas des caisses.
Les deux dernières semaines de décembre ne sont pas toujours les plus belles de l'année, mais personnellement, je me range dans le camps de ceux qui y voient une formidable occasion de dire aux gens qui comptent qu'on les aime, et une bonne raison pour passer du temps avec eux. Il y en a d'autres et je n'ai pas nécessairement besoin d'excuse, mais je suis aussi du genre à prendre les occasions quand elles se présentent, sans trop tergiverser sur la question. Alors oui : j'adore noël, j'aime recevoir des cadeaux, j'aime voir les mini nièces rire aux éclats, j'aime développer avec mes parents une relation d'adulte où on se dit des choses, et j'aime particulièrement me retrouver sur leur canapé, avec ma soeur, entourées des mini nièces, mon beau frère pas très loin, devant la Reine des Neiges. Et puis j'aime aussi en profiter pour voir mes copines de lycées, rencontrer les nouveaux petits bouts qui ont rejoints le groupe récemment, retrouver des gens pas vus depuis longtemps, puis vient le nouvel an : les présents et ceux qui ont d'autres plans mais une équipe qui gagne, fidèle au poste, l'envie de passer ce cap ensemble, sans chichi et pour le plaisir...
C’est ainsi que s’achève 2014, avec des bouclettes, des chaussures à paillettes, de la clairette...
(Et des TimTam ! - Non ça ne rime pas, et pour le coup c'était un petit plaisir personnel).
Cette année m’a donné l’impression de relancer la
machine, remettre le train en route, avancer, enfin.
Au delà de m'être mise à bosser, il y a eu, aussi, quelques trucs qui font que plus rien ne sera jamais pareil :
Déclarer ma varicelle et résoudre ainsi l’un des grands mystères de ces 30 dernières années : "Mais, Elise, la varicelle, elle l’a eu ou pas ?". Donc non. C’était non la réponse.
Profiter de ces 15 jours d’arrêt (en ermitte) pour me frotter (sans gratter) à la vie de quelqu’un qui tape des mots sur un clavier pour autre chose que passer le temps (et devenir moitié tarée).
Sortir de février avec l’impression que la machine à broyer s’est remise en marche, avoir besoin d’air, d’ailleurs et me souvenir que j'ai la liberté de m'échapper.
Passer pour la première fois depuis longtemps un vrai weekend avec ma sister sur paname city
Remettre en cause le quoi du qu’est ce du pourquoi de mes 40, 50 (et quelques) heures passées au boulot et avoir une illumination, un lundi après midi, au parc Monceau, à rêvasser sous le soleil, en écoutant les bribes d’un album de music qui n’avait alors rien de définitif.
Vivre la peur de ma vie, lors d’une nuit que je n’oublierai surement jamais, ou quand j’ai réalisé que l’appartement de l’autre côté du mur où je dormais 30 secondes avant était en flammes.
Fêter mes 30 ans. Et puis à nouveau, fêter mes 30ans. Et à nouveau, fêter mes 30 ans.
Me voir témoigner, pour la seconde fois en quelques mois, d’une grande confiance, par ma famille, pour prendre la parole, lors d’une jolie cérémonie.
Partir à Los Angeles et redéfinir certaines de mes grandes certitudes.
Atterrir à Hossegor et me rappeler à certaines évidences.
Danser sous les stroboscopes, passer quelques jolies nuits, me coucher avec la nuit qui s’en va, siester doucement pendant 2 jours ensuite pour m’en remettre et redécouvrir quelques sensations perdues.
Fêter les 80 ans de ma mamie, (re)découvrir une partie de ma famille et me dire que j'ai envie d'en savoir plus.
Ecrire, écrire, écrire, toujours un peu plus, parfois un peu différemment
M’échapper à nouveau, cette fois-ci vers les plages de Normandie, le nez vers les vagues
Finir par lancer mon blog numéro 2. Finir par me lancer, et ne pas être convaincue de tous, mais être certaine de vouloir continuer à essayer
Retrouver l’envie de lire, plaquer le Elle ou autre pour me libérer du temps avec des compagnons moins éphémères. (Garder toujours Cosmo et Biba de temps en temps quand même)
Alors jeunes gens de France et de Navarre, je vous souhaite une très belle année 2015.
2014 m'a mis quelques claques pour me réveiller. Beware 2015, I'm up and wide awake...
Alors que j'étais en train de finir mon bol de pasta et sauce tomates de la biocoop + emmental rapé, le tout en tapant sur les touches de Dame Pomme (mon ordi) dans l'espoir d'écrire un texte avec du sens, je me suis égarée sur Facebook... (Au départ, c'était pour bosser en plus, la vie d'ma reum, je te promets).
Parfois on fait des trucs un peu venus de nul part, comme par exemple aller sur sa page à soit et se décider à remonter tout son fil du "temps Facebook"... (ouais c'est samedi soir mais parfois je n'ai pas une vie hyper excitante, il faut se l'avouer).
J'ai trouvé alors quelques liens vers des posts de ce blog (là, ici), que j'avais complètement oublié. Et donc après avoir remonté mon wall, je suis passée à l'étape 2 : le flashback bloguesque de ma vie. Jusqu'à ce premier billet, la genèse, les origines, il y a tout juste 6 ans.
C'était un samedi aussi. Le 13 décembre 2008, à 21h03. Je faisais alors semblant de préparer mon déménagement vers Toronto, dans un appart (studio) où la vue c'était ça, sur les hauteurs de Belleville, Métro Couronnes, à deux pas du café Le Cannibal :
Paris et sa pollution pour vous offrir des couleurs roses comme nulle part ailleurs... Mais Paris...
A cette époque j'avais une bougeotte extrême, et les pieds particulièrement agités, vers des envies d'ailleurs. A cette époque les copines devenues Toulousaines depuis me voyaient partir une seconde fois sans trop croire que j'allais revenir. A cette époque les copains de la rue de Strasbourg préparaient leur tour du Monde et déjà on envisageait de se retrouver quelque part (10 mois plus tard, ce fut le Pérou).
Joli hasard que celui de réaliser, ce soir comme par hasard, que ce blog à 6 ans. Il est brouillon, il est bourré de fautes, il m'a vu grandir, perdre l'inspiration et la retrouver. Il est passé du stade de "blog pour donner des nouvelles car je suis loin" au stade d'exutoire un peu public, limite indiscret. J'y ai écrit des textes qui rendent mes yeux humides ou me rappellent à de précieux moments que je suis contente de pouvoir parcourir à nouveaux, pour toute la bienveillance et la bonne humeur qu'ils représentent. D'autres mots en revanche, certaines phrases, n'ont tout simplement aucun intérêt (ouiiii c'est vrai aussi!) à part contribuer à représenter en tout et pour tout 334 posts. 335 avec celui qui défile sous mes yeux.
Et puis il y a les commentaires, les petits mots, ici ou sur Facebook, les "like"... Ca rendrait presque addictif, on oublierait presque à quel point c'est là sans rien attendre en retour, à quel point juste un seul retour positif c'est déjà une bien belle attention.
Il s'est passé tout un tas de choses en 6 ans que, fort heureusement, ce blog ne peut relater qu'en partie. Parce que certaines choses m'appartiennent, parce que certaines histoires et certains détails romancés aident à détourner l'attention de ce que je préfère conserver pour moi. Mais il m'est fidèle, dans le ton et dans l'humeur, et me permet souvent de prendre une bonne dose de recul sur mon quotidien.
Alors on lui souhaite un bel anniversaire. Et on ne lui souhaite pas grand chose pour la suite, car ça serait anticiper sur les prochaines aventures. Hors j'suis bien trop flippée, contente, terrorisée, excitée de n'en n'avoir AU-CUNE idée (ou alors une toute petite).
En revanche c'est extrêmement sereinement que j'attends la suite.
Qu'elle soit naze ou à l'inverse.
Qu'elle soit inspirée ou silencieuse.
Il y a plusieurs semaines, j'ai décidé, n'en déplaise à notre futur-ex-président, de travailler moins pour gagner moins. Avec mon banquier les relations se sont un peu tendues. Mais peu importe, la liberté n'a pas de prix (et de toute façon mon banquier n'a plus de réalité physique).
Au début, c'était l'été, soyons honnête ce nouveau temps de liberté me servait essentiellement à me remettre de certaines soirées. Puis est venu l'automne (novembre à Paris ? pour paraphraser Fauve (on adore Fauve) - C'est le mois de novembre, Salope parmi les salopes Traître parmi les traîtres, Qui nous a mis un coup de schlass dans le cœur et dans l'esprit) et pour vaincre ma traditionnelle morosité automnale j'ai décidé de remonter mes manches. Du coup je gagne toujours moins, mais je travaille plus.
Et résultat, depuis quelques heures, je suis ici sous tes yeux, mais aussi.... là :
Au passage tu remarqueras cette pose tout à fait naturelle. Championne de GRS, 2 ans de Yoga, un cour de danse classique il y a plus d'un an, attends ! Moi quand j'écris j'aime bien me contorsionner, sentir mon corps me permet d'être plus proche de la réalité. Nan j'déconne. Ma photographe préférée m'a soumise à des contraintes de mise en page du genre "si tu veux qu'on voit tes chaussures va falloir que tu mettes tes pieds au niveau de ta tête".
Le site, comme l'adresse ne l'indique pas, s'appelle media/tER (prononcer [médiaté], du verbe "discuter autour des media", avec mes initiales en dernières lettres (ER), et un petit "/" relou car caractère spécial, mais caractéristique de mon côté slasheuse qui cumule et passe d'une idée à l'autre un peu tout le temps).
Tant que t'as pas cliqué, liké (comment ça t'as pas Facebook? crée toi un compte alors), ajouté à tes favoris, on n'avancera pas.
A y'est ?
Bien.
Maintenant qu'on a établi que tu allais me suivre dans mes nouvelles aventures, voyons de quoi ça parle. Ça parle media. Tu le sais peut-être pas, mais c'est là dedans que je travaille. Dis comme ça, ça ne sonne pas très fun. Et soyons clairs, c'est pas sur ce blog numéro 2 que je vais trop te faire marrer. J'essayerai toujours de trouver la phrase juste (la fameuse) et mes sarcasmes ne seront jamais trop trop loin. Les sujets abordés seront variés (comme ma rupture avec le Elle, Tchernobyl, 28 ans plus tard ou encore ma librairie de quartier...). Bref l'idée c'est d'échanger un peu sur les messages que nous pouvons recevoir au quotidien, le contenu de ce qu'on lit, écoute, regarde, l'évolution du marché et des technologies, toussa toussa.
Au delà de ce blog, j'ai aussi (donc) créé ma page FB publique. La mienne, à moi. Et il m'a fallu y mettre ma "fonction"... Moment de solitude face à mon écran quand j'ai innocemment cliqué sur "Journaliste". De le voir écrit là comme ça, c'était perturbant. J'ai changé. J'ai choisi "Ecrivain". Va savoir pourquoi ça me semble moins faux : tout le monde écrit...
J'me suis mises 2 claques : à un moment ma grande va falloir que t'assume ce que tu veux être. J'ai fermé les yeux, rouvert, c'était toujours là ECRIVAIN (en fait mon FB est en anglais donc c'était marqué WRITER mais c'est pareil).
On ne va pas s'mentir, on est entre nous, on est chez moi, sur mon blog numéro 1 tout rose lu par des gens bienveillants : j'ai le flippomêtre dans le rouge, comme mes chaussures.
Parce que sur le blog numéro 2 je prends le risque de me confronter à des critiques qui piquent. Parce que l'objectif c'est d'en faire une carte de visite pour écrire ailleurs. Et peut être même d'autres choses que du blog (oui je sais c'est dépassé les blogs)
Alors Ecrivain.
C'est bien. Hein, dis ?
Donc tu l'aimes ma page FB parce que ce n'est pas QUE pour media/tER.
C'est pour moi, mon clavier et mes carnets de notes, pour nous donner une réalité.
Je te rassure, toi fidèle parmi les fidèles, je ne vais pas te délaisser ici. SomethingToDoWithStars continue d'exister. C'est mon exutoire, mon laboratoire, là où j'essaye de raconter des trucs un peu drôles, parfois moins. Là où, peut être si ça se présente comme ça, je te raconterais l'envers du décor des vestes que je vais me prendre. Là où je m'essaye à des styles, des tournures de phrases, balance des idées et écoute comment sonne le plouf. Au fur et à mesure ça permet de mettre des plantes en bouture, des graines à germer, et un jour peut être la serre sera suffisamment fournie pour quelque chose de plus construit.
(Métaphore du dimanche bonjour).
(Si tu avais voulu filouter et n'avais pas encore fait la démarche de "liker", le petit laïus ci-dessus devrait avoir fini de te convaincre. Si ce n'est pas le cas, j'ai définitivement bien fait de ne pas devenir avocate).
A part ça comment ça va toi ?
En vrac, faut que je te fasse une grande annonce : je suis passée sur mac. J'ai croqué la pomme.
Et ça ne se passe pas trop mal.
Le clavier est en qwerty (la complète) et il parait que c'est le double combo de luxe pour aller draguer du geek (un argument du vendeur). Bon. Je réfléchis encore à l'option dragage de mec à lunettes planqué derrière son écran. A voir...
C'est un MacBook Pro tout d'alu vêtu qui cartonne (en tous cas pour ce que j'en fais - taper des mots, mater des vidéos, écouter de la zic'). Un objet de seconde main pour flatter mon côté écolo (et mon banquier - sérieux ils sont fort chez Apple, ils te vendent des trucs une fortune et t'es limite fier de leur donner tes sous en plus).
J'ai du me l'approprier. En transvasant toute ma musique de mon HP pavillon proche du décès à dame pomme (oui c'est une dame), toute ma bibliothèque s'est ré-initialisée. Et ainsi (style littéraire), depuis 3 semaines je redécouvre des pépites jusqu'alors enterrées sous mes morceaux "favoris" écoutés des centaines de fois.
Retour dans mes années lycée :
Pour conclure sur mon ego...
En ce moment il est brossé dans le sens du poil... Avec la brosse de mes photographes préférés... Ils postent en veux tu en voilà des photos a 3 kilomètres de ce que je vois dans le reflet le matin (tout est dans la lumière... genre...), mais d'une façon ou d'une autre, c'est moi. Alors je prends, et tant qu'à faire TADAAAA (Copyright et tout ce qui va bien, photos non libre de droits)
J'ai toujours dit que je n'étais pas née à la bonne époque.
Je te laisse avec moi en mode cheveux plus courts derrière une vitre où, dans la vraie vie, j'aurais très certainement déjà écrit mon prénom...
ER - Ecrivain (wish upon a star)
20 petits centimètres, ça peut paraître pas grand chose, ou ça peut faire beaucoup. Que les choses soient bien entendues entre nous, la taille parfois c'est important.
Comme je vous le disais la semaine dernière, j'ai perdu 20 bon centimètres de cheveux. Et si c'est peut être un détail pour vous, pour moi, ça veut dire beaucoup.
Pas tant dans la symbolique, même si il y en a sûrement une. Après tout, si nous partons du principe que les cheveux poussent à environ 1 centimètre par mois, sachant qu'il m'en reste en moyenne 20 centimètres (on y revient) - entre 2 et 30 selon les mèches - disons que je me suis débarrassée de tout ce qui s'est passé avant 2013. Et très certainement ce "besoin d'air" que j'exprimais depuis plus d'un an (2013 donc, on y revient) quand j'allais chez le coiffeur (tous les 6 mois, hein, on n'est pas non plus dans une relation fusionnelle elle est moi) n'était pas juste lié à mes cheveux et a priori nécessitait de toute façon plus qu'un simple dégradé.
Mais à la rigueur peu importe : ce n'est plus là de toute façon.
Il y a aussi la symbolique un peu clichée, celle de la question qu'on m'a posée lundi matin en arrivant au boulot : "C'est pour signifier quelque chose ?" m'a demandé un de mes collègue développeur avec un petit air curieux. "Tu veux dire...?" "Y a une histoire de mec la dessous" a ajouté son voisin de droite avec un petit sourire entendu. C'est les mêmes que ceux qui s'interrogent sur mes connaissances en résultat footeux, les mêmes qui d'une façon générale s'interrogent sur mon célibat (oui y a des mystères comme ça, on est bien d'accord). Mon "Ah ! ... oh, sûrement, plein !" en guise de réponse à eu l'air de les satisfaire.
Non l'important dans l'histoire il est plus dans le fait d'avoir réussi a passer ce cap. Parce que ça faisait bien 10 ans que je n'avais pas eu les cheveux si courts et que je n'en ai pas gardé un souvenir de ouf, parce que parfois, de temps à autres on me disait "t'as des beaux cheveux" et que la longueur faisait beaucoup dans ce compliment que je n'entendrai plus, parce que le matin quand je prenais le temps de les brosser et que la lumière tombait bien dans ma salle de bain, je trouvais que ça faisait joli ce dégradé de cheveux jusque dans le milieu de mon dos, parce que dans l'absolu ça laissait pas mal de possible au niveau coiffure...
L'important, et finalement la vraie symbolique, elle est peut être plus dans l'idée d'avoir réussi à me dire :
saute le pas
sors de ta zone de confort
et au pire.... ça repousse !
Alors c'est comment la vie avec 20 centimètres en moins ?
C'est d'abord ne plus avoir l'impression de s'étouffer avec ses cheveux la nuit. C'est être obligée de se coiffer le matin et ne plus pouvoir se dire "je les laverai demain, un chignon et c'est réglé". C'est passer la brosse et réaliser que bah y a pas de noeuds, et puis y a plus beaucoup de cheveux en fait.
Et c'est, depuis une semaine, voir les réactions des gens...
Mon chef qui m'a répété 3 fois lundi que "Non vraiment c'est chouette cette nouvelle coupe, Ça te rend plus.... Non vraiment c'est bien".
La coiffeuse qui m'a dit que ça faisait plus Femme (confirmé plusieurs fois ensuite, et sûrement le mot que cherchait mon boss sans oser me le dire) "mais dans le bon sens du terme hein, plus sûre quoi"
Le silence de certains.
Les sourires de certains autres.
"C'est chouette, mais toi t'en pense quoi ?" de ma copine psy
"Ça vous va très bien cette nouvelle coupe" du vendeur de burritos des halles que je viens voir régulièrement.
L'improbable "C'est vivant comme coupe" venu de Toulouse. Et puis, je n'étais pas là pour l'entendre et apparemment elle a dit le même genre de choses par la suite au sujet du couloir de l'entrée tout refait dans sa maison, le "elle est très belle" venu de la plus mini des mini nièce d'amour. Faut dire qu'on a à peu près la même coupe quand je vois la photo d'elle pour son premier jour d'école lundi dernier.
Rien que pour celui là, et même si elle l'aurait peut être dit sans, 20 centimètres, ça compte !!
xxx
PS : On kiffe un peu les postes sur je fais ce que je veux avec mes cheveux... nan ? Pas sûre que je le garde dans les annales celui là ! Pour me rattraper je vous conseille ce petit lien. Un petit "Youuhouuu" qui m'a fit sourire, et un strip bien pensé d'une façon générale... Autour d'une chanson assez culte de Lennon "Imagine".
J'ai 15 ans à mon arrivée au lycée.
Mon acné récalcitrant est toujours bien présent.
Rapidement mes amitiés se lient dans une classe où, dans mon souvenir, une grosse majorité des élèves sont redoublants où ont déjà redoublés. Ils sont plus vieux d'un ou deux ans ceux que je me prends à considérer comme mes amis. Et à l'avantage d'un emploi du temps assez mal fichu avec pas mal de trous, à l'avantage d'un lycée plutôt permissif où heure de perm. voulait dire "restez là ou sortez, allez à la Maison Des Lycéens (MDL) où trainer dans le parc d'à côté, mais revenez à l'heure pour le prochain cours", à l'avantage d'amis qui flirtaient déjà avec la majorité quand je sortais à peine du collège et rêvais de liberté, les liens se sont faits sur les bancs du parc à fumer des trucs plus ou moins légaux ou devant le babyfoot du bar/bistrot à quelques centaines de mètres.
J'ai 15 ans, et je vis mes premières soirées, mes premières gueules de bois au whisky coca (dégeu), mes premiers gros mensonges parentaux ("oui oui je vais chez une amie" - quand en réalité je suis à l'autre bout de la ville). Ils ne sont pas dupes, oscillent entre l'envie de me faire confiance pour ne pas perdre le fil avec une ado (un peu) rebelle et la crainte de mes choix mal éclairés. Au delà de la confiance qu'ils me portent à peine, ils essayent surtout de faire confiance à ce qu'ils ont mis dans ma tête depuis 15 ans (chers parents, un jour peut être je vous raconterai tous ces moments de n'importe quoi autour de moi et vous rassurerai : pendant ces années là je n'ai rien fumé d'illégale, rien fumé tout court, ne suis jamais montée en voiture ou derrière un scoot sans être sure du minimum de sécurité, ...). L'année de seconde se termine en drame : une bonne partie de mes amis quittent le lycée vers un ailleurs moins scolaire et par ce qu'on est très amoureux quand on a cet âge là, je perds mon meilleur ami qui se doit de choisir entre moi... et Elle. Personne n'est dupe de mes sentiments à son égard, mais indépendamment de ça, c'est toute une dynamique de groupe qui s'effondre.
J'ai 16 ans à mon entrée en première. C'est l'année des premières fois. C'est l'année où je retrouve, aussi, 2 camarades qui étaient là en seconde, loin des histoires et des tumultes. Elles 2 + 2 autres. Elles sont déjà 4. Moi je suis là mais plus loin. Il faudra attendre encore un peu. D'autres histoires, d'autres micro drames, mon premier amour, celui dont on n'a aucune idée qu'un jour il va se briser. Pas qu'on ne le sait pas, mais on n'y pense même pas. Il n'aura pourtant pas fallut longtemps. A l'époque je traine avec des skateurs faussement rebelles aux cheveux longs ou avec du gel et les ES aux pieds, les pantalons sont larges, les miens aussi, j'écoute La rue kétanou et Tryo, je vais voir mon premier concert (Les Têtes Raides, à la Troc. et son son pourri). J'ai fait le choix de la filière ES malgré un niveau plus qu'honorable en scientifique : la physique m'ennuie, la chimie me demande d'apprendre (à moi qui ne suis finalement passée jusque là d'une classe à l'autre qu'en jouant sur mes facilités), et puis j'ai envie de comprendre "la société" dans laquelle je vis. Comprendre le Monde pour moi c'est comprendre le système, pas l'origine des cellules. Restent les maths qui me permettront l'année d'après de décrocher la mention grâce à un jeu de coefficients. Les maths vont bien avec mon besoin de trouver de la (une) logique. Ma prof de français, la même que l'année d'avant me fâche avec la littérature. Elle n'allume aucune flamme et m'étonne à expliquer les sens cachés d'auteurs qu'elle n'a jamais pu rencontrer pour en discuter avec eux. Ses certitudes m'interpellent : il y a autant de façon d'interpréter un texte qu'il n'y a de façons de les lire. Plutôt que de nous enseigner des grandes vérités, j'aimerais qu'on m'offre le sens critique, la possibilité de ME faire MON interprétation. J'aurai 12 au bac, pas à force de révisions, oh non !, mais sur le coup de bol immense d'être tombée sur le même texte à mon oral que lors du bac blanc où ma note était surement moins bonne avant que le corrigé ne me dise ce qu'il fallait dire.
C'était Montesquieu.
Le reste n'est pas resté.
La terminale, année de mes 18 ans, le BAC et la majorité. Elles étaient donc 4 avec moi en filière ES spécialité mathématiques en première. Nous en aurons perdu une qui a bifurquée vers une spécialité économie. Mais elle reste bien là aux poses, dans les couloirs du lycée, et ailleurs aussi du reste. Nous voilà donc 5. 5 blondes que je vous présentais déjà ici et là à la naissance des 2 premiers p'tits bouts.
Depuis il en est arrivé 3 autres, dont 2 ces derniers jours. Nous étions 5 et nous sommes 5 de plus. Dans l'ordre décroissant et en essayant d'éviter d'écorcher les prénoms : Elina, Misha, Milann, Adélie, Manolo. 3 p'tites nanas, 2 p'tits mecs.
Le lycée me semble loin.
Et ce n'est pas plus mal.
J'ai depuis gagné un peu en confiance en moi (un peu). J'ai depuis sauter à pieds joints dans une indépendance rêvée à l'époque qui me renvoie parfois quelques claques dans la tête mais que je chérie chaque jour.
C'est sur.
Néanmoins, et sans que je ne souhaite le contrôler vraiment, je crois que je suis dans une phase de régression. Peut être parce que si je devais offrir un verre à tous les gens que j'ai connu avant mes 18 ans et qui ne sont pas : mariés - concubins (mot moche mais j'ai pas mieux) et / ou avec des gamins et / ou dans des projets d'achat de maison, ça me couterait pas bien cher.
J'me sens en décalage avec facebook pour me le rappeler régulièrement.
Depuis quelques jours, j'écoute la rue Kétanou en boucle (c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas).
Aujourd'hui, vendredi, pour la première fois (hors séjours à l'étranger) depuis des années je n'ai pas acheté le ELLE. J'ai envie de lire BIBA ou Cosmo, oui, mais rien de trop classe, de trop Femme, de trop Dame (faut dire aussi que le débarquement de Valérie Toranian il y a quelques semaines me laisse un peu un gout amer - mais le débat sur l'avenir de la presse n'a pas DU TOUT sa place ici et maintenant). J'ai aussi de furieuses envies de sécher le boulot, d'aller jouer au babyfoot au bistrot à côté... Et puis de voir mes copines. Celles avec qui je n'ai finalement pas fait les 400 coups ou des fiestas jusqu'à des heures aberrantes. Mais celles qui sont là (dans la relativité métaphysique des liens sentimentaux) depuis le plus longtemps. Voir ma copine blonde qui il y a encore quelques années s'imaginait mal maman, jongler avec ses craintes et son amour incommensurable pour sa mini puce d'à peine plus d'une semaine. Voir la plus maternelle des blondes gérer l'arrivée toute récente d'un p'tit chou bousculant les
habitudes de son ainée habituée à être seule objet
d'attention de ses 2 parents. Voir et passer du vrai temps avec l'une d'entre nous qui parfois nous perd dans une vie qu'elle garde pour elle, et nous ne savons que le respecter. Voir enfin celle qui est restée la plus proche géographiquement de notre point de départ, et rire, avec elle, comme avec les autres d'ailleurs, comme si c'était juste l'intercours, sauf que maintenant quand on se voit c'est dans son salon, dans sa maison avec jardin, et le chat du voisin qui traine pas loin, avec sa patte en moins (dégueu).
Quand j'étais petite, venaient parfois à la maison des gens que mes parents semblaient très bien connaitre mais qui étaient de parfaits inconnus pour moi. A l'échelle de ma vie, je ne comprenais pas qu'on puisse entretenir des liens d'amitiés si on ne voyait jamais les gens. Et puis ce n'étaient pas des amis puisque les amis de mes parents, je les connaissais quand même pour les voir régulièrement ! Pour Elina, Misha, Milann, Adélie et Manolo je suis aujourd'hui cette étrangère qu'ils croise(ro)nt parfois. Je ne suis pas grand chose. Mais depuis 15 ans, au delà des histoires, des déménagements, des départs à l'étranger, pour les unes comme pour les autres, leurs mamans sont beaucoup.
xxx
PS: C'est pas toujours bien juste, parfois ça fait couac, mais c'est toujours positif, ça fait toujours du bien, et je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui aimait la rue Kétanou et qui était un(e) gros(se) con(ne).
C'est pas compatible je pense.... (et du coup moi pareil !)
Y a 2 types de gens dans la vie de grands (moment je mets dans les cases et caricature pour expliciter un propos) : ceux qui sont en couples et ceux qui sont célibataires. Histoire de pousser l'idée plus loin, je peux aller jusqu'à vous écrire : il y a ceux qui planifient leurs vacances en prenant en considération les désidératas et possibilités de tiers, et ceux qui savent ce que ça veut dire "partir tout(e) seul(e)".
Ces derniers sont mes amis, car quand je parle de mes destinations de voyage, ils ont le bon gout de ne pas me dire :
- tu pars toute seule ???? (avec les 50 points d'interrogations et le regard de pitié qui vont avec)
- t'es "courageuse"
- tu peux plus facilement faire des rencontres, c'est cool !
Parce qu'ils savent qu'il est possible et probable que si j'avais la possibilité de partager avec quelqu'un, je le ferai. Je ne comprends pas bien en quoi c'est plus simple de rencontrer des gens chouettes quand on est seul, vu qu'on a d'autant plus sa timidité, ses doutes et que personnellement j'ai toujours trouvé que les rencontres et moments sympas partagés avec des gens sont plus sains sans le côté ambigüe de la nana toute seule. Et non, je ne suis pas particulièrement courageuse.
Juste ils savent que c'est comme ça.
Ce n'est pas grave.
Ce n'est pas bien.
Ce n'est pas là l'important. Mais bien le voyage en lui même. Et ce que je veux en faire.
Voyager tout(e) seul(e), c'est comme voyager tout court, il n'y a pas de règles définies, pas de grandes théories applicables un peu partout et pour tout le monde. Tout ça c'est une histoire de gens, de moments, d’a(in)spirations, de projets, d'envie, de moyens.
Alors parlons de moi (pour changer).
Comme je l'évoquais au détour d'un poste, j'ai la chance d'avoir un
caractère un peu relou qui ne supporte pas de dépendre de l’extérieur
(les choses, les gens, etc.) mais qui me met assez régulièrement en
recherche de moments avec moi même. C'est déjà un bon point de départ je pense pour se donner la possibilité de prendre son billet de train / avion.
Quand à 20 ans tout juste j'ai dis à mes parents que je partais toute seule en Australie pour un an avec 0 argent et à peine quelques mots d'anglais en tête, ils ont fait un peu la tronche.
Quand à 23 j'ai dit que j'allais repartir, surement vers le Canada, ils étaient moins surpris.
Quand à 24 ça c'est concrétisé, un départ toute seule, mais avec un boulot, un peu plus de sous en poche et l'expérience australienne + un vrai niveau d'anglais en bagages, ils ont regardés la meilleure période pour venir me voir.
Et depuis quand je leur parle de weekends à Londres, une semaine à New-York ou quand à 30 ans je décide de partir 2 semaines à Los Angeles, toute seule, pour aller voir les vagues et les surfeurs, ils me disent "c'est bien ça !". (On notera mon appétence pour la culture anglo-saxonne d'une façon générale - Pas folle la guêpe, j'évite d'aller me perdre toute seule dans des contrées dont je ne maitrise aucun code. Pas si courageuse que ça j'vous disais.)
L'Australie fut un peu comme une renaissance, un voyage initiatique vers l'age adulte, si ce genre de phrase - un peu trop directement sortie du grand livre des clichés à mon gout - a vraiment un sens. Le Canada, c'était la suite, c'était logique, c'était vital : repartir pour savoir que c'était possible.
2 années à m'installer, loin, ailleurs, tout construire, et déconstruire quelques mois plus tard.
Toute seule.
Mais les 2 expériences sont différentes. Les conditions étaient différentes. Et les ambitions aussi. Le Canada c'était le boulot. L'Australie c'était la débrouille, le summum du pas une thune et je compte mes centimes pour faire quelques kilomètres de plus, m'en mettre encore plus plein les yeux. Le Canada c'était la découverte d'un autre pays depuis un appartement confortable, sédentaire.
Les vacances c'est encore autre chose. C'est court, de fait, on n'est plus dans un quotidien, on est dans la parenthèse, l’échappatoire face à la VRAIE vie.
Cette année j'avais besoin de plus qu'une parenthèse, il me fallait revenir aux basiques, les miens : les vagues, la plage, le soleil. Me rappeler que c'était là, réel, quelque part. J'ai loué une chambre à Venice beach et ai vécu en collocation au rythme de là bas. Sans grand projet, sans volonté de TOUT voir en 2 semaines et faire des centaines de kilomètres, sans jouer la touriste. Juste là, entre Venice et Santa Monica, dans un quotidien qui est devenu le mien près des vagues et sous le soleil.
J'avais besoin, aussi, de me rappeler que, aussi chouette que ça pourrait être de partager des moments un peu magiques avec quelqu'un d'un peu magique aussi, moi et moi, on avait déjà tout pour vivre de jolis histoires (aussi).
Et donc j'suis partie toute seule. A Los Angeles.
Chercher un peu de dépaysement dans une culture et avec des codes que je maitrise a peu près. Lire, écrire, écouter de la musique. Planifier mes journées comme je le voulais et changer complétement mes plans en fonction des envies du moment. Sans dépendre de qui que ce soit pour organiser mon temps et rencontrer des gens (ou pas).
Avoir des moments de grande solitude, aussi, mine rien. Des couchers de soleil qui m'en ont rappelé d'autres. Des ballades qu'on aimerait partager, rythmées de chanteurs à la guitare de plus de 60 ans qui n'ont rien à apprendre de Bob Dylan. De longues pensées où l'on re-vie des histoires dont on réécrit la fin avant d'être rattrapé par le son des vagues et le moment présent.
Et se servir de l'instant pour donner une nouvelle perspective sur ce qu'on aimerait faire de la suite.
Depuis quelques mois, je me suis réapproprié mon présent. J'y vois ma chance, j'y entends mon intuition, j'y trouve des idées, j'y fait des projets. J'y vis bien avec moi même. Et je suis persuadée que c'est le meilleur point de départ pour bien y vivre avec quelqu'un et les autres en général.
Ces 2 semaines étaient top, dans la juste lignée.
Je le ferai encore.
Et parfois aussi, je partirai avec une (ou plusieurs) personne(s) magique(s).
It's not about the destination... qu'ils disaient
Australie, 2005,
Quelque part sur la Great Ocean Road
entre Melbourne et Adélaïde
Dans tous les cas ça sera chouette.
Tant que je serai en paix avec moi même.
En phase avec l'instant.
xxx
PS : Histoire d'adoucir le retour vers un quotidien un brin moins iodé sur Paname City, c'est
à Hossegor que j'ai fait la transition et retrouvé 10 personnes (magiques) (dont le plus chou des
chouchou et ses 18 mois). Deux salles deux ambiances me direz vous !
Sauf que mes amis sont formidables et outre leur capacité à m'écouter me
la raconter avec mes 2 semaines à L.A., outre le plaisir des p'tits
dèjs, apéros et grandes discussions partagés, c'est tout naturellement
qu'on se laisse chacun vivre à nos rythmes depuis 12 ans maintenant. Dans le respect de nos différences et l'humour de ceux qui vous font prendre de la hauteur sur ce que vous êtes. Il n'aurait pas fallut le faire dans l'autre sens.
Casse-dédi les amis !
Déja dans "non retour" il y a "non retour", et j'avoue que quasiment une fois par jour j'envisage la chose. Avant de me souvenir que l’intérêt des vacances, c'est de ne pas être permanent (ma sagesse me perdra).
Et je vous avoue, tous les jours, aussi, je pense à la suite de mes vacances dans une semaine à Hossegor avec la ♥ familly (venue de Paris et d'ailleurs), et je prends plaisir à anticiper de voir du monde, les amis, (partager ma chambre)....
Oui, une fois par jour au moins je pense à ce poste que je vous ferai bientôt sur le concept de voyage by myself (quand on sait que myself est une nana qui plus est).
Le point de non retour, c'est aussi le cap franchi par mon appareil photo en me lâchant tel le gros lâche qu'il est. Il est dead, parti vers d'autres cieux. Et il est vrai que peut être, c'est un peu de ma faute vu que j'ai fait 2 choses qu'il ne fallait pas faire : 1. le laisser trainer au fond de mon sac sans protection alors que je ramasse un tiers de la plage de Venice aussi à chaque fois (sable + appareil technologique ne font a priori pas bon ménage) et 2. lors de son dernier usage j'ai pris le soleil en photo (oui, je suis comme ça). Il était en phase descendante vers son coucher (le soleil) mais toujours quand même un peu haut, et je crois qu'il n'a pas aimé non plus monsieur l'appareil. Bref quand il s'allume il fait un bruit très étrange, finit par dire "! focus impossible", sans me laisser la possibilité de zoomer ou de prendre la moindre photo. Le reste des souvenirs seront donc dans ma tête et l'appareil de mon smart téléphone.
Bah, y a pas mort d'homme comme on dit !
Le point de non retour enfin c'est celui que j'espère ne pas franchir ce soir alors que je retrouve une amie aussi jolie qu'elle est new yorkaise. D'une façon générale je n'ai que des copines jolies (les filles c'est pour vous, c'est gratuit, c'est cadeau), mais en plus de ça, Sarah c'est comme une grande boite à soleil, pleine de positif et de bons plans que ce soit à NY, à Paris quand elle vient, et là du coup je l'attends au tournant en territoire Californien.
Ceci étant dit, whatever happens in LA stays in LA (je sais normalement c'est Vegas).
Tout celà pour dire que j'en suis à la moitié de mes vacances à L.A. et que je n'échangerai(s) ma place pour rien au monde. Mon bronzage est lui aussi arrivé à son point de non retour. Une semaine de playa et me voilà dorée comme les blés (ça c'est les cheveux) et dorée comme un caramel blond (ça c'est la peau). Le tout sur une base d’origines vendéo-poitevines donc faut quand même pas trop déconner : on est loin d'une peau mate. Mais à partir de maintenant c'est de l'ordre de "l'entretien". Vu que ça fait X années que je n'ai pas enchainé plus de 7 jours de soleil / plage / maillot de bain comme ça, je vous raconte pas comment c'est agréable... Par ce que, en fait, je crois que mon métabolisme n'est pas fait pour voir si peu le soleil d'une façon générale !
Allez, kisses les buddies.
En plein "travail" depuis Intelligentsia Coffee - Venice beach -
haut lieu de la hype attitude / THE place pour draguer du hipster ou voir les baristas (baristi) au travail... avec Wifi en libre accès.
C'est une question que j'aime bien poser, par ce qu'elle a pas mal de sens me concernant :
C'est où pour toi "la maison" ?
Les réponses varient.
Certains parisiens, bien que là depuis plus de 10 ans, pensent toujours à l'endroit où ils ont grandis. Là bas, en Province.
D'autres me disent que c'est "près de LUI" (l'Amour, le grand, le beau, le fort).
Il y a ceux pour qui la question ne se posent pas car s'ils en sont partis, ils sont aujourd'hui en tous cas, près de la maison familiale.
Ou encore, plus rares, mais ils sont là, gravitent autour de moi, ils sont des enfants du Monde : aujourd'hui ici, demain plus loin, hier autre part.
Étant gamine, quand je dormais ailleurs que dans MON lit, MA chambre (mais chez mes parents), il m'arrivait de me réveiller et d'avoir un moment de flottement. Regarder les lumières, ne pas retrouver mes habituels repères et me dire "mais je suis où ?". Quelques secondes, si ce n'est en panique, en tous cas perplexe, avant de m’apaiser : c'est les vacances, je suis dans un chalet quelque part en Montagne et la personne que j'entends respirer à côté de moi, c'est ma grande sœur. Étrangement (ou pas, en tous cas ma psy de copine en trouverait sûrement beaucoup à redire), j'ai régulièrement vécu le même genre de sensation, pendant plusieurs mois, ces derniers temps... Chez MOI. Je me réveillais avec ce sentiment d'être chez mes parents, mais la lumière que je cherchais à gauche de mon lit n'existait pas. Moment de flottement : non tu n'as pas 12 ans, tu n'es pas en banlieue nantaise, cette sensation de pas d'envie n'est pas liée au fait d'aller au collège mais au boulot, tu as 30 ans, tu es une grande fille, tu es chez toi. (Depuis quelques semaines, voir même mois maintenant, c'est passé... Bizarrement, toujours).
Chez moi... ?
Alors c'est où chez moi ?
Vaste question.
Quand on me demande comment je vis la vie parisienne, je réponds "bien".
Par ce que j'aime cette ville.
Par ce que ça fait 10 ans depuis juin que j'y vis avec quelques pauses plus ou moins longues (1 an d'Australie, 1 an de Canada).
Par ce que j'ai mes habitudes dans mon quartier.
Par ce que je vis dans un appartement choisis, que j'aime beaucoup, au calme avec une vue plutôt dégagée.
Par ce que j'ai un peu les moyens de la vivre, la vie parisienne, avec ses restaus, ses diners dans des cartons par flemme de cuisiner quand on a le monde à sa porte, ses cinés, ses retours en taxi, ses petites boutiques, un peu partout, ses sorties. Et ses amis.
Oui, aujourd'hui, je suis peut être plus parisienne qu'autre chose.
Et je me souviens quand j'étais petite et qu'on rentrait de ces vacances dans les montagnes à l'arrière d'une Renault vert métallisée, j'avais beau aimer être un peu ailleurs pour quelques semaines, j'avais toujours une certaine joie de voir le panneau "Région NANTAISE" (son château (celui des Ducs de Bretagne), sa Loire, sa Tour (Bretagne)). C'était la maison.
On y était.
De retour.
Et récemment, alors que je rentrais en voiture vers la région parisienne, vers chez moi, j'ai réalisé... C'est chez moi.
Le plaisir de voir sur l'Autoroute "Paris / porte Maillot : Trafic fluide - 1h45".
Le plaisir dès la sortie du dernier péage de croiser d'un coup beaucoup de voitures, de 77, de 75, de 92 (et des chauffards fous, aussi, d'un coup)...
Le plaisir de retrouver un univers familier, même si cet univers c'est la vue sur la Défense (et la lune rousse, juste au-dessus, pour la touche de magie). Et puis le panneau "porte de st ouen", la sortie du périphérique, l'arrêt "c'est au prochain feu", les 2 étages vers MA porte. C'est chez moi. C'est mon lit. Mon tapis (magique), celui qui exauce les vœux et que m'ont offerts les copains pour mes 30 ans. Mon canap, celui sur lequel dorment les toulousaines ou la famille en visite, celui qui accueille les copines le temps de quelques soirées. Mon fauteuil, celui qui était à ma grand-mère. Et puis tous les autres meubles que j'ai déjà bougé de place environ 50 fois.
Hier, c'était peut être autre part et j'avoue de ne pas vraiment savoir pour ce qui est de demain. Mais Paris, c'est chez moi maintenant.
Là où vit ma famille de cœur.
Là où je gagne et vis ma vie, fais des projets, dessine des envies d'ici ou d'ailleurs.
Là où se niche mon nid.
Par ce qu'il y a forcément un "mais", tout n'est pas si simple.
Mais, à Paris, je n'ai pas la mer.
Alors régulièrement, j'ai besoin d'air, et très bientôt, c'est pour 3 semaines que je vais quitter, sans regret (malgré tout) les bords de seine pour rejoindre d'autres rives. Le Pacifique d'abord avec un saut de 14h d'avions vers Los Angeles (L A pour les intimes - prononcer elle-haie). J'en parlais il y a un an. Et en 2014 j'ai décidé d’arrêter de parler pour concrétiser. 2 semaines avec moi même pour chercher l'inspiration sur le sable face à des vagues qui ont été le théâtre de tant des séries de TF1.
Puis 1 semaine avec les copains face à l'Atlantique et les vagues d'Hossegor, pour changer.
L'air de la mer, le bruit des vagues, le soleil des côtes californienne et basque... De quoi reprendre un nouveau souffle.
Ce n'est pas le petit prince des ours, le plus chou des chouchous, qui va me contredire : du haut de ses 18 mois, il passe d'une idée à l'autre tous les quarts de minute.
... Il lui en aura fallut 3 bonnes pour quitter ce joli moment de contemplation face aux vagues, après qu'il ai choisi de s'assoir tout à côté de moi (comment ça je romance l'histoire ? Pas du tout dans mon habitude)...
J'adore les mariages.
J'aime sa symbolique, l'engagement de 2 personnes l'une vis à vis de l'autre, qui souhaitent, en plus, le partager avec tous leurs proches.
J'aime ce moment de positif, de jolis sentiments, d'émotions.
J'aime les robes de mariée (j'ai 2 ou 3 idées de ce que serait MA robe idéale, et non, contrairement à certaines idées sûrement reçues, aucune ne comporte de traîne).
J'aime les hommes en costard (bien ajusté, bien coupé, ça vous habille un mec).
J'aime les occasions de se réunir avec mes amis, ou ma famille, pour faire la fête.
Cette année, j'ai reçu 2 faire-parts. L'un pour Bergerac. L'autre pour Pornic. L'un pour les amis. L'autre pour les cousins.
C'est une grosse année, par ce que les mariages se font de plus en plus rares, malheureusement, alors que sérieusement, d'où est ce que c'est une mode de se marier !? (je suis bizarement super old school sur certains points).
J'ai dû passer mon tour pour le 21 juin, mais le 5 juillet, j'étais bien présente.
A Pornic donc, à 45 minutes de Nantes. A 14h devant la mairie pour voir les futurs mariés se "découvrir", pile à l'heure, avec la tenue que je voulais mettre pour ce jour et mon discours dans la pochette, j'étais prête !
Mais pour être honnête, quelques heures plus tôt, tout n'était pas si simple.
Déjà par ce que 6 semaines avant le mariage, je recevais la demande formelle de gribouiller quelques mots sur un papier pour les lire devant 90 personnes. Et que, outre la touchante demande, et les quelques idées que j'avais dans ma tête, j'étais dans l'incapacité de mettre plus de 3 phrases l'une derrière l'autre.
Alors je me suis dit que j'aurais bien le temps.
Et puis début juin, j'ai tilté que le moment était justement venu, mais celui de réfléchir à ma tenue. Sauf que j'ai aussi réalisé que même si on était début juin (donc), mon compte tendait dramatiquement vers le zéro. Les soldes arrivaient 10 jours avant la D date. "Je trouverai bien à ce moment là"... Et... Le vendredi 27, 2 jours après le début des soldes, lendemain du jour de paye, j'ai claqué un bras chez "des Petits Hauts" (Oh ! Malheur !) (A savoir : j'ai pris une importante résolution - un petit peu par obligation - de réduire mon train de vie. Mais pas ce mois-ci). Des jolis habits parfaitement utile (évidemment), mais rien de mariageable. La joie quand j'ouvre mon dressing, c'est que de temps en temps je redécouvre des perles, comme cette superbe jupe en soie sauvage rose fuchsia que je n'ai mise que 2 fois car elle nécessite un brin d'attention que je me refuse (repassage). Parfaitement mariageable ça ! Avec le corset noir tout simple mais classy. Avec les sandales à talons noires qui vont bien (10 cm de plus et d'un coup je me sens mieux à ma place). Ne manquait QUE... LA... Veste (par ce que déjà à ce moment là j'anticipais qu'il allait cailler à Pornic en ce 5 juillet)... J-7 avant le D-day, premier samedi des soldes, c'est parti ! Et après une bonne ballade à passer entre les gouttes et les pièges des vendeuses "mais ça vous va tellement bien", je l'ai trouvée, là, devant moi. A moins 30%. De coupe parfaite. A un prix abordable (indépendamment de l'économie)... 2 tailles trop grande ! Bon bah, voilà voilà. Je n'ai pas lâché l'affaire, et la gentille vendeuse a contacté une autre boutique. A 2 arrondissements de là. Victoire, elle était là, à la bonne taille, SO parfaite.
Le lundi 30 juin, la France se qualifie en quart de final me laissant dans la perspective de suivre le match depuis le métro pour la première mi-temps, puis un TGV direction Nantes pour la seconde.
Damned !
Jeudi 3 juillet au soir. OK. J'ai la tenue. Mais toujours pas de discours. Je passe la soirée avec une amie. Alors ça oui, ça papotte ça papotte. Je ne rentre pas tard, mais à 23h30 je réalise que mon option bis pour le dimanche n'est pas super propre. Jamais meilleur moment que le présent pour lancer une machine ! 00:14, j'étends la robe melon à poids dorés. "Elle sèche très vite" m'a dit la vendeuse. Ça tombe bien, elle a moins de 8h pour être sèche !
8h le vendredi 4 juillet. Discours = 0. Sac = 0. Yeux collés de sommeil = 2. TOUT EST SOUS CONTRÔLE. Je termine de me préparer pour cette journée de boulot (quand même) avec la brosse à dent dans la bouche, le mascara dans la main, et mes pieds qui cherchent à rentrer tout seuls dans les sandales. Je jette mes habits dans mon sac (la robe melon est sèche... je sais, le suspens était insoutenable), prends soin de prendre mon ordi pour mettre en forme quelques mots d'ici le lendemain, je prends même le temps de penser que la batterie est HS et que j'ai besoin de mon chargeur.
15h le vendredi 4 juillet. Je suis convoquée à une réunion de plus d'une heure où 1. je n'ai rien à dire, 2. le sujet ne m'intéresse pas. C'est ce qui s'appelle faire acte de présence. Et à défaut de prendre des notes, je mets enfin par écrit quelques mots qui commencent à germer dans ma tête depuis mon trajet en métro du matin. Hallelujah, ça prend forme !
17h50, le bureau est vide depuis 50 minutes (à croire que la France joue à 18h).
La ligne 4 du métro est en proie à des soucis techniques.
Je laisse passer 2 métros.
Il fait au moins 50 degrés. J'ai le nez sous l'aisselle de mon voisin. La France vient de se prendre un but. Il me reste 8 arrêts de Métro et les couloirs de Montpar. entre la 4 et les quais de la gare à traverser en 25 minutes.
Je finis par atteindre la voiture 5 et sa place 31. Le wagon est vide ou quasiment, nous arrivons à Angers quand je réalise que j'aurais pu changer de place depuis Paris (c'est un direct) et me mettre tranquille à une place toute seule - mais anyway, la France a perdu 1-0, mon discours commence à ressembler à quelque chose qui me parle... Une ou deux petites heures par là dessus le soir même, le temps que Neymar sorte de sa coupe du Monde et que son pote Thiago se prenne un carton, OK, voilà, il faut juste une petite nuit de sommeil pour revalider le tout dans ma tête. Mais je le sens bien (et personne ne relira avant l'énonciation officielle).
... En temps et en heure...
Prête et habillée de ma jupe fuchsia et ma veste noire, les sandales me permettant de gagner 10 cm, j'étais là avec le discours dans la pochette et le serre-tête papillon dans les cheveux quand le marié à découvert le sourire ému de sa future épouse.
Toutes ces lignes pour conclure qu'on ne voyait qu'eux.
Ils étaient beaux.
Ils nous ont ému.
Ils nous ont fait danser.
Ils m'ont rappelés à des souvenirs australiens (par ce que c'est mes cousins qui m'y ont rejoint pour vivre leur aventure il y a près de 9 ans).
Ils m'ont fait prendre une grosse bouffée de positif de ma famille et permis de faire un câlin à mes mini nièces d'amour.
Et depuis samedi, ils me donnent envie d'écouter Jack Johnson.
There's no combination of words I could put on a back of a postcard...
A défaut, c'était mon plan bis.
J'aurais tourné autour de ça en guise de discours :
Et sans le faire exprès, on n'est effectivement pas très loin
Note personnelle (genre le reste l'était pas) : qui dit mariage + 30 ans + célibataire + famille = "Et toi Elise, c'est pour quand ?". Alors pour tout vous dire, le souci, c'est que mon mec idéal, c'est Jack.
That's just the way it is ! Ca ne s'explique pas. (Ce n'est pas fait exprès mais je vous mets la grosse vidéo de lover là en plus !)
Et les mariés de l'année que j'embrasse bien fort, que j'ai été là où non au moment du "OUI", le savent bien (que ça ne s'explique pas). Non ?