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samedi 23 mai 2015

Something to do with stars : Relooking Extreme

Après plus de 6 ans de bons et loyaux services, je quitte la plateforme blogger.
Après plusieurs années à me représenter, je quitte, aussi, la petite madame et ses longs cheveux qui faisait l'identité graphique de ce blog.
À l'aube de mes 31 ans, j'assume :
Something to do with stars devient Something to do with stars - by Elise Richard

Et "By Elise Richard" c'est elle, c'est moi, entre le rose et le noir :




















La suite se joue donc ici :

www.somethingtodowithstars.com

Et vu qu'on en est à mettre à jour ses liens, je suis aussi sur Facebook // Twitter // Instagram

L'historique restera, dans un premier temps, ici. 6 ans de posts, ça vous ferait presque un roman diraient certains. Un roman bourré de fautes et à la narration parfois approximative cela-dit. 
Les posts de 2015 et certains élus de 2014 ont d'ores et déjà migré !

Alors à très vite,

xxx

dimanche 31 août 2014

All by myself

Y a 2 types de gens dans la vie de grands (moment je mets dans les cases et caricature pour expliciter un propos) : ceux qui sont en couples et ceux qui sont célibataires. Histoire de pousser l'idée plus loin, je peux aller jusqu'à vous écrire : il y a ceux qui planifient leurs vacances en prenant en considération les désidératas et possibilités de tiers, et ceux qui savent ce que ça veut dire "partir tout(e) seul(e)".
Ces derniers sont mes amis, car quand je parle de mes destinations de voyage, ils ont le bon gout de ne pas me dire :
- tu pars toute seule ???? (avec les 50 points d'interrogations et le regard de pitié qui vont avec)
- t'es "courageuse"
- tu peux plus facilement faire des rencontres, c'est cool !
Parce qu'ils savent qu'il est possible et probable que si j'avais la possibilité de partager avec quelqu'un, je le ferai. Je ne comprends pas bien en quoi c'est plus simple de rencontrer des gens chouettes quand on est seul, vu qu'on a d'autant plus sa timidité, ses doutes et que personnellement j'ai toujours trouvé que les rencontres et moments sympas partagés avec des gens sont plus sains sans le côté ambigüe de la nana toute seule. Et non, je ne suis pas particulièrement courageuse.

Juste ils savent que c'est comme ça.
Ce n'est pas grave.
Ce n'est pas bien.
Ce n'est pas là l'important. Mais bien le voyage en lui même. Et ce que je veux en faire.


Voyager tout(e) seul(e), c'est comme voyager tout court, il n'y a pas de règles définies, pas de grandes théories applicables un peu partout et pour tout le monde. Tout ça c'est une histoire de gens, de moments, d’a(in)spirations, de projets, d'envie, de moyens.
Alors parlons de moi (pour changer).
Comme je l'évoquais au détour d'un poste, j'ai la chance d'avoir un caractère un peu relou qui ne supporte pas de dépendre de l’extérieur (les choses, les gens, etc.) mais qui me met assez régulièrement en recherche de moments avec moi même. C'est déjà un bon point de départ je pense pour se donner la possibilité de prendre son billet de train / avion.

Quand à 20 ans tout juste j'ai dis à mes parents que je partais toute seule en Australie pour un an avec 0 argent et à peine quelques mots d'anglais en tête, ils ont fait un peu la tronche.
Quand à 23 j'ai dit que j'allais repartir, surement vers le Canada, ils étaient moins surpris.
Quand à 24 ça c'est concrétisé, un départ toute seule, mais avec un boulot, un peu plus de sous en poche et l'expérience australienne + un vrai niveau d'anglais en bagages, ils ont regardés la meilleure période pour venir me voir.
Et depuis quand je leur parle de weekends à Londres, une semaine à New-York ou quand à 30 ans je décide de partir 2 semaines à Los Angeles, toute seule, pour aller voir les vagues et les surfeurs, ils me disent "c'est bien ça !".
(On notera mon appétence pour la culture anglo-saxonne d'une façon générale - Pas folle la guêpe, j'évite d'aller me perdre toute seule dans des contrées dont je ne maitrise aucun code. Pas si courageuse que ça j'vous disais.)

L'Australie fut un peu comme une renaissance, un voyage initiatique vers l'age adulte, si ce genre de phrase - un peu trop directement sortie du grand livre des clichés à mon gout - a vraiment un sens. Le Canada, c'était la suite, c'était logique, c'était vital : repartir pour savoir que c'était possible.
2 années à m'installer, loin, ailleurs, tout construire, et déconstruire quelques mois plus tard.
Toute seule.

Mais les 2 expériences sont différentes. Les conditions étaient différentes. Et les ambitions aussi. Le Canada c'était le boulot. L'Australie c'était la débrouille, le summum du pas une thune et je compte mes centimes pour faire quelques kilomètres de plus, m'en mettre encore plus plein les yeux. Le Canada c'était la découverte d'un autre pays depuis un appartement confortable, sédentaire.

Les vacances c'est encore autre chose. C'est court, de fait, on n'est plus dans un quotidien, on est dans la parenthèse, l’échappatoire face à la VRAIE vie.
Cette année j'avais besoin de plus qu'une parenthèse, il me fallait revenir aux basiques, les miens : les vagues, la plage, le soleil. Me rappeler que c'était là, réel, quelque part. J'ai loué une chambre à Venice beach et ai vécu en collocation au rythme de là bas. Sans grand projet, sans volonté de TOUT voir en 2 semaines et faire des centaines de kilomètres, sans jouer la touriste. Juste là, entre Venice et Santa Monica, dans un quotidien qui est devenu le mien près des vagues et sous le soleil.

J'avais besoin, aussi, de me rappeler que, aussi chouette que ça pourrait être de partager des moments un peu magiques avec quelqu'un d'un peu magique aussi, moi et moi, on avait déjà tout pour vivre de jolis histoires (aussi).

Et donc j'suis partie toute seule. A Los Angeles.
Chercher un peu de dépaysement dans une culture et avec des codes que je maitrise a peu près. Lire, écrire, écouter de la musique. Planifier mes journées comme je le voulais et changer complétement mes plans en fonction des envies du moment. Sans dépendre de qui que ce soit pour organiser mon temps et rencontrer des gens (ou pas).
Avoir des moments de grande solitude, aussi, mine rien. Des couchers de soleil qui m'en ont rappelé d'autres. Des ballades qu'on aimerait partager, rythmées de chanteurs à la guitare de plus de 60 ans qui n'ont rien à apprendre de Bob Dylan. De longues pensées où l'on re-vie des histoires dont on réécrit la fin avant d'être rattrapé par le son des vagues et le moment présent.
Et se servir de l'instant pour donner une nouvelle perspective sur ce qu'on aimerait faire de la suite.



Depuis quelques mois, je me suis réapproprié mon présent. J'y vois ma chance, j'y entends mon intuition, j'y trouve des idées, j'y fait des projets. J'y vis bien avec moi même. Et je suis persuadée que c'est le meilleur point de départ pour bien y vivre avec quelqu'un et les autres en général.
Ces 2 semaines étaient top, dans la juste lignée.
Je le ferai encore.
Et parfois aussi, je partirai avec une (ou plusieurs) personne(s) magique(s).
It's not about the destination... qu'ils disaient
Australie, 2005,
Quelque part sur la Great Ocean Road
entre Melbourne et Adélaïde
Dans tous les cas ça sera chouette.
Tant que je serai en paix avec moi même.
En phase avec l'instant.

xxx

PS : Histoire d'adoucir le retour vers un quotidien un brin moins iodé sur Paname City, c'est à Hossegor que j'ai fait la transition et retrouvé 10 personnes (magiques) (dont le plus chou des chouchou et ses 18 mois). Deux salles deux ambiances me direz vous ! Sauf que mes amis sont formidables et outre leur capacité à m'écouter me la raconter avec mes 2 semaines à L.A., outre le plaisir des p'tits dèjs, apéros et grandes discussions partagés, c'est tout naturellement qu'on se laisse chacun vivre à nos rythmes depuis 12 ans maintenant. Dans le respect de nos différences et l'humour de ceux qui vous font prendre de la hauteur sur ce que vous êtes.
Il n'aurait pas fallut le faire dans l'autre sens.
Casse-dédi les amis !

jeudi 22 mai 2014

Aux urnes, citoyen !

Ce dimanche on vote.
Ce dimanche je ne suis pas à Paris.
Alors j'ai du faire une procuration. Et demander aux rares amis présents sur Paname city (et inscrits sur les listes parisiennes) qui d'entre eux seraient dispo pour venir se balader dans mon 17ème ce dimanche.

Ce dimanche on vote.
Et je ne sais pas pour vous, mais moi perso je n'y connais rien, comprends rien, à ces élections des députés européens : pour quoi faire, pour décider de quoi, pour dire quoi, pour revendiquer quoi ?

Mais ce dimanche on vote. En tous cas on va essayer.
Par ce que c'est un droit. Un joli droit. Un droit précaire. Pas besoin de regarder trop loin dans l'histoire pour le savoir, d'autant plus quand on est une nana.
Alors certes j'ai un peu l'impression de chercher les "moins pires" au lieu de me tourner vers "les meilleurs". Que tout est joué d'avance.
Mais j'ai aussi mes cours d'histoire pour me rappeler que ce sont sur les plus grandes crises économiques que l'être humain à montrer sa plus belle capacité à faire des horreurs, à rejeter ses semblables, à illustrer par l'exemple ce qu'est la haine de l'autre. Et n'ai pas dit que je resterai silencieuse face à la montée de certaines idées jouant à l’extrême sur les peurs des gens.
Ça passe d'abord (mais pas uniquement) par les urnes.
Et ça tombe bien : ce dimanche, on vote.

25 mai 2014
Un peu de lecture sur mon tapis avant d'essayer de faire le tri.
xxx

PS: Entre autre "documentation", très intéressant le docu de France 2 "le roman de l'Euro" diffusé jeudi dernier (et qui a fait une audience de m*rde). Avec un peu de chance il est toujours dispo sur leur Replay.

dimanche 16 mars 2014

Douce ironie

Samedi soir, je retrouve une amie dans un pub des grands boulevards, le match France/Ecosse est en cours et la France en est encore à faire bonne figure (c'est le début du match).
Nous nous envolons vers la place de la République laissant ici les garçons : au programme papotage entre copine avant d'aller dans un bar de la rue Oberkampf pour voir un concert. Il est 21h environ quand nous arrivons devant le 114. Les nanas devant nous montrent pâte blanche au videur : elles sont bien majeures. Bizarrement à nous, on ne demande aucun justificatif... Le videur sourit : "c'est par ce que je pense que vous avez 19 ans, tout juste."
Après 15 minutes au bar nous voilà le nez dans notre verre à nous sentir très vielle. Moyenne d'âge 23 ans environ autour de nous. ll ya 5 ans de ça, boire un verre dans un bar pour voir un concert aurait été un samedi soir comme un autre. Aujourd'hui, on se dit qu'on est contente de ne pas le faire toutes les semaines, même si la soirée fut fort sympathique.
Moralité : quand le videur lui même a à peine ton âge, c'est signe que tu as vieilli.

Dimanche soir, je rentre du cinéma. Il est 22h environ quand je réalise que je dois faire mon sac. Si demain matin je pars au boulot comme tous les lundis, demain soir je vais découcher à Amsterdam. 3h30 de Thalys pour traverser 2 pays et dépasser pour la première fois les frontières Belges.... Et ainsi être à 9h30 dès le mardi matin dans une salle de réunion, en sortir à 17h et repartir vers Paris à 17h30.
Moralité : qu'on ai 10 ans ou bientôt 30, donner l'aperçu de quelque chose de chouette sans pouvoir en profiter génère la même frustration, que ce soit pour un paquet de bonbon inatteignable, ou quelques heures à découvrir une ville inconnue, sous le soleil qui plus est.

Mardi après midi, j'arrive à la gare d'Amsterdam (retour vers Paris) quand je reçois le sms d'une gazelle. Son Rallye commence samedi, elle part se préparer dès le lendemain et n'a pas pris le temps de s'en rendre compte, de faire son sac, de s'entraîner comme elle aurait voulu. Le temps des bisous de bonne chance c'est le soir même dans un bar près des buttes Chaumont. La fatigue et les mojitos nous clouent sur place, mais la soirée est jolie, l'amitié et le partage du moment sincère.
Moralité : parfois, on n'a beau faire, on n'est pas prêt comme on le devrait pour faire des trucs un peu foufous. Mais tant qu'on a les amis, on peut palier pas mal de choses.

Vendredi matin, j'ai pris ma demi-journée off pour un RDV à l'APEC. Au pôle emploi des cadres il ya les Echos, Stratégie et les pages saumons du Figaro dans la salle d'attente. Ma conseillère va m'aider dans les semaines qui viennent à faire le point sur ma situation, trouver du sens sur là où j'en suis et définir un projet pour là où je vais. Rien que ça. Paris à la même teinte rosée / polluée que les pages du journal précédemment cité, mais je profite de mes quelques heures pour prendre le temps de marcher, souffler, prendre le soleil au jardin de Tuileries.
14h quand j'arrive au boulot. 21h30 quand j'en pars.
Moralité : prendre sa matinée est une connerie car dans tous les cas j'arrive à caler une journée complète dans mon après-midi.

Samedi matin, 9h quand le réveil sonne. La radio se met en marche. Je pêne à ouvrir les yeux une heure plus tard. J'attrape au vol mon sac après avoir revêtu exactement la même tenue que la veille (ne pas trop réfléchir). Je rêve de rester en pyjama dans mon lit, vider ma tête, me mettre la cerveau dans le ELLE, le Cosmo et le tome 2 de 1Q84. Mais la gazelle s'en va et j'ai rencard au Trocadéro. Ce qui devait n'être qu'un bisou de "prend soin de toi" et "Regarde mon 4x4 que j'emmène dans les dunes vers Essaouira comme il est beau!" se transforme en un moment champagne  / petits-fours juste devant la tour Eiffel....
... Et pourquoi pas ?
Moralités :
- Le Champagne sur un estomac vide (quand on ne tient pas l'alcool) ne s'entend qu'avec des petits-fours
- Outre le plaisir de partager des moments qui rendent fières de ses amis quand ils font des trucs un peu foufous, parfois, se lever de son lit est la plus sympa des expérience.

Dimanche matin (enfin... midi quoi !), mon lecteur DVD accepte de fonctionner et de lire la saison 3 de Mad Men. J'ai mis du temps à rentrer dans cette série, mais j'y suis bien. Si j'ai souvent pensé que je n'étais pas née à la bonne époque pour profiter de la mode et le mobilier des années 60 aux US, le portrait de cette décennie est assez fascinant et me permet d'apprécier d'être une femme en l'an 2000. L'accroche de la série : "Quand les hommes étaient des hommes et les femmes portaient des jupes". Si les femmes portaient effectivement des jupes, les hommes étaient essentiellement des blaireaux arrogants et les femmes n'en attendaient pas beaucoup mieux. Mais les différents niveaux des personnages et le portrait sociétal rendent les choses plus complexes.

C'est ainsi que j'ai pu entendre cette phrase assez juste: Our worst fears lie in anticipation (nos pires craintes se cachent dans l'anticipation). C'est Bob Dylan qui signe le générique de fin de l'épisode suivant.
I'm leaving tomorrow but I could leave today... nous rappelle t'il.

Moralité : tout ça c'est une question de mise en perspective !  Par ce que les choses se déroulent finalement assez rarement comme on l'aurait imaginé, souhaité, espéré... C'est un peu vrai tous les jours.
Mais tout est possible ! Le meilleur et le moins drôle.

xxx


  

mardi 4 mars 2014

Escapade

Escapade : Du vieil espagnol escapada, dérivé de escapar ("échapper"), du latin vulgaire excappāre ("échapper").
Nom commun escapade /
ɛs.ka.pad/ féminin
- (Équitation) (Vieilli) Action du cheval qui s'emporte.
- (Par extension) Action de se dérober, de manquer à son devoir pour aller se divertir.



La semaine dernière, Paris m’a mise une claque derrière la tête. Une de trop.
Je ne sais pas vous dire si c’est :
  • cette énième averse d’un hiver trop doux et sans intérêt (un peu comme si Novembre ne voulait juste pas se terminer depuis 4 mois),
  • une discussion lunaire avec mon boss qui m’expliquait qu’il était amer vis-à-vis du boulot mais finalement plutôt heureux dans son amertume,
  • une réunion avec un de nos plus gros clients que j’ai eu l’impression de tirer de toutes mes forces vers la surface quand tout le projet prenait l’eau et que mes 3 boss étaient trop occupés à partir en vacances pour écouter mes alertes et appels à l'aide, avec les 2 bras et 2 jambes (la réunion fut un succès, personne n’a rien dit, mais moi j’étais bien contente et bien fière !),
  • une discussion hypothétique sur « le jour où je me marierai » avec des copines qui ont oublié qu’elles sont ou ont été célibataires, alors que moi ça va je m’en souviens bien, merci (brutal sentiment de décalage !)

Toujours est-il que vendredi j’ai dit à mon chef direct (j’ai récemment été nommée chef mais j’en ai quand même 3 au-dessus de moi : nous sommes une boite de 15, autant vous dire que le management verticale prend ici un sens un peu de dingo) « j’m’arrange pour gérer les affaires courantes là et puis j’me casse, j’prends mon lundi, j’ai besoin d’air ! ».

Et effectivement, j’ai pris l’air.

Après un samedi à souffler bien fort, dormir, finir mon bouquin, faire un câlin au plus chou des chouchous et finaliser mes récits australiens (là, ici, sur ce blog), dimanche j’ai pris un train.
Avant de m'échapper j’ai attrapé une culotte, ma brosse à dent, mon bouquin et quelques magazines en retard, un étui à lentille prêt à être utilisé le soir même, mes lunettes et mon ordi. J'ai enfilé mes baskets roses (pardon, mes Veja... Un des signes ultimes de boboïtude s'il en est), mon gilet large noir, mon slim Cimarron et mon pull à étoiles. Mon sac sous le bras, j'étais partie.

Vendredi soir, auparavant, j’avais ouvert la carte météo du weekend, regardé les côtes françaises (besoin de mer), checké là où un soleil était dessiné (besoin de ciel bleu). Bon bah voilà, c’est vite vue, Marseille ce sera, Marseille it is ! Certes, c'est pas la vraie mer... (C'est pas l'océan quoi), mais ça ira quand même !

Arrivée à 14h30, repartie le lendemain lundi à 18h. Un tout petit peu plus de 24h. Toute seule. Redécouvrir des sentiments oubliés :
  • se perdre dans une ville inconnue (« j’veux aller à peu près par-là, c’est bon je vais trouver ») par ce que la meilleure façon de découvrir une ville c’est de s’y perdre !,
  • marcher pendant des heures, et des heures, et des heure, et des heures,
  • le vent (dialecte local = mistral), pleine face, plein dos, les cheveux qui s’envolent,
  • le soleil qui chauffe le visage,
  • lire des magazines féminins pendant des heures avec en fond sonore le va et vient de la mer, l’ipod et ses écouteurs, eux, bien au fond du sac,
  • faire les choses à mon rythme à moi toute seule (et ainsi, aussi, manger au restaurant toute seule et répondre « oui oui » à la question « la chambre c’est juste pour vous ? »... et me souvenir que j'aime ces moments là, un peu à contre pieds)
Vue de la chambre : hôtel Peron
L’escapade m’a couté une blinde en train, mais pas tant que ça en hôtel. Un petit hôtel sur la corniche JF Kennedy (pour ceux qui connaissent), face à la mer. J’ai lu un jour "mieux vaut un bon 2 étoiles qu’une mauvais 3 étoiles". Et je confirme. La dame qui gère l'hôtel était très gentille et pour la première fois de ma vie, j'ai été surclassée ! De la chambre simple à la chambre double... L’Hôtel Peron donne sur une avenue très passante et concrètement mon appart parisien sur une cour d’école primaire est plus calme, mais en dehors de ça l’accueil y est chouette, la vue au top, la déco complètement surchargée, et bref, on a l’impression de dormir chez mamie, dans des draps clean, avec une sdb privée tout à fait correcte. Un petit charme désuet loin des grandes chaines hôtelières. Avec pour principal avantage une vue dégagée sur la mer (pas sur le port). Et si le temps était grisou lundi matin, j'ai pu m'éveiller doucement, les yeux dans les vagues (que le mauvais temps de la nuit avaient créées facticement), le temps que le soleil pointe le bout de son nez.

La location était pour moi idéale : à une (petite, mais je marche vite) heure à pied de la gare, 30 minutes à peine du vieux port, 15 minutes des très jolies criques un peu isolée de la anse des Auffres, Anse des cuivres, Anse batterie des lions, etc.


J'ai fait plein de trucs et je n'ai rien fait. J'ai pris l'air... et ce midi, alors que je regardais par la fenêtre de mon bureau la place de la république à Paris, j'avais du mal à croire qu'hier... j'étais là bas ! A 4 heures tout juste (porte à gare) de chez moi.

xxx








OK, mais la méditerranée, début mars, c'est froid quand même !
Le soleil, ou la lumière Céleste?



3 petites pensées, 3 petits vœux : pour la gazelle et ses chouchous, pour mes petits parents, et pour moi...

Sous les yeux de la bonneu mèreu, les plaques pour dire "Merci", et Marseille qui prend ses aises !

Le panier, quartier de Plus Belle la Vie

Le vieux port

l'Anse des Auffres



  

dimanche 1 décembre 2013

Le grand mystère du pain

Il y a peu, je vous parlais de ces petits plaisirs régressifs que je conserve bien précieusement comme le rappel d'une liberté joyeuse. Il en est un que j'apprécie tout particulièrement car il nécessite un peu de hasard et de timing, conjonction que j'aime à appeler "magie du quotidien".

Un peu de pub...
Imaginez donc : il est aux alentours de 17h, vous passez devant une boulangerie, vous vous souvenez que vous avez besoin de pain. Vous faites la queue quelques minutes, au moment où c'est finalement votre tour le boulanger sort une série de baguettes "tradition" du four... Comme par magie. Le temps de payer et de faire le trajet de retour : 10 minutes d'anticipation sur l'énorme plaisir à venir par ce que oui, il y a 3 semaines chez Monoprix vous aviez acheté 2 tablette de chocolat Côte d'Or aux amandes caramélisées avec une pointe de sel.

La scène est posée.

De retour chez moi, je ne m’embarrasse pas d'un couteau et découpe ce pain à la croute tiède et croustillante et à la mie chaude et moelleuse pour y glisser 2 énormes carré de chocolat. Je prends le temps de faire chauffer un peu de lait et d'y mélanger du chocolat en poudre, le temps que le chocolat et le pain fassent corps à corps.
C'est l'hiver, dehors il fait froid, d'un coup j'ai 10 ans et devant ma tasse rose de chocolat chaud je déguste le meilleur des gouters jamais inventé au monde : le pain chaud sortit du four du boulanger et son carré de chocolat. Un concentré de bonheur qui me donne envie de revenir dans le temps... Aller faire un coucou à la mini moi 20 ans plus jeune qui faisait tout pareil et lui glisser à l'oreille : "merci"!


Le pain... Quel énorme mystère que le pain ! Comment un élément si basique de l'alimentation peut il procurer autant de plaisir, raviver des souvenirs de façon si précise, et en même temps avoir des qualités si variables ?
Par ce qu'il y a pain et pain.
Il y a la baguette tradition et la baguette en mousse, il y a le pain des boulangers et celui des points chauds, il y a les pains de campagne, les pains au levain, les pains de mie, les pains aux graines, ...

Nous ne sommes pas tous égaux devant le pain. Et mes quelques passages à l'étranger m'ont toujours laissés face à cette énorme question : pourquoi est-il si difficile de manger du vrai bon pain (croute croustillante, mie moelleuse mais bien dense) dans certains endroits du monde pourtant pas vraiment exotiques ? Je veux dire : c'est juste du pain. Même à Sydney quand pendant 8 mois je stockais allègrement les calories en travaillant dans l'une de meilleurs boulangeries de la ville (par ce que française) je savais que le pain n'y était pas complètement à la hauteur. Mais pourquoi ?

Oui, j'imagine bien que faire du pain n'est pas simple. Qu'il y a un savoir-faire et un temps de fabrication nécessaire que certains jugent inutiles si les consommateurs ne sont pas plus en demande que cela. C'est juste du pain.
Mais pour la petite relou que je suis qui a besoin de mettre de grandes réponses définitives sur de grandes questions ou énigmes (et si possible avec un peu d'étoiles et de paillettes) j'aime à penser que le pain est un cadeau de chez nous, un truc défiant toutes les lois de la mondialisation et de l'uniformisation, quelque chose qui n'aurait pas dépasser les frontières, un trésor que nos boulangers n'offrent qu'à nous, petits français ! Un genre de secret qu'on se garderait entre nous et qui contribue à me faire aimer ce pays, et cette bonne vielle ville de Paris qui regorge de très très bons boulangers : les connus ou celui juste à côté.

xxx


dimanche 3 juin 2012

Je jubile

Vous l'avez compris, j'aime bien les histoires de princesses, de reines et de jolies robes.
Aujourd'hui donc pour mon grand plaisir, France 2 décide d'occuper ce dimanche tout gris en retransmettant la cérémonie du jubilé royal à Londres : 60 ans de règne pour Elizabeth Regina (Reine en latin à priori). Les initiales ER ornent un peu tous les lieux principaux du jour... Elizabeth et moi on est un peu copines du coup. Copines d'initiales. Copines de jolies robes (a chaque age son style). Et puis copines de la classe !
Marie Drucker, Stéphane Bern, Karl Lagerfield. On ne change pas une équipe qui gagne. Et moi sur mon canap, j'écoute les commentaires sur les divers détails de la flotte, des drapeaux, des écussons, du protocole.


Ca sert à rien. C'est tout doux ! Ca fait du bien.

xxx
Happy Jubilé queen Elizabeth

mercredi 28 septembre 2011

Pologne la suite, Pologne la fin !

Soirée du deuxième jour donc. On en était .

Si l'après midi c'est bien passée côté météo (un "bon" 22), je retrouve ma collègue pour aller dîner dans le hall de l'hôtel face à un monsieur qui arrive... Tout mouillé ! Là c'est 3 éclairs d'affilé qui cognent dehors. J'ai bien sûre prévu uniquement des jolies-chaussures-toute-de-cuir-et-de-talons pour aller de taxis en rendez-vous. Pas trop des bottes de pluie. On demande au mec de l'accueil si il connaît un restau pas trop mal dans le centre pour nous éviter de tourner en rond. Il nous explique que la vielle ville, c'est the place to be. Alors c'est parti monsieur le taxi, conduit nous dans la vieille ville !
Pour nous servir, une petite dame habillée dans une tenue rouge avec un tablier bleu, le tout très fleuri. C'est magnifique. Le menu annonce "les plats que les polonais adorent". Il s'agit de raviolis servis dans les portions "grand mère" (9 gros raviolis) ou "grand père" (11). Je choisis mamie en version Russe (le nom de la garniture du ravioli : pomme de terre, cheddar, oignons, poivre et sel). Et une Margarita "avec Vodka".

A l'arrivée des boissons et des plats, je comprends pourquoi la précision était importante : la Margarita, normalement un cocktail à base de Téquila, était en fait un jus de fraises, accompagné d'un shot (et pas mini) de Vodka. Polish style !
Les raviolis eux sont comme prévu accompagnés de crème fraîche (j'avais le choix entre crème fraîche ou beurre, j'ai choisi le léger). Au retour dans notre centrum kulturalne, le mec de l'accueil nous demande si on a bien mangé. "C'était DE-LI-CIEUX" ! Et la vieille ville ? "Pfioulala, SU-PER sympa".

On retourne dans nos chambres. Fatigue quand tu nous tient, je commence à prendre mes aises dans ma chambre. J'hésite entre le nouveau testament en polonais sur ma table de chevet, un tour sur mes emails de boulot ou une lecture approfondie du Biba d'octobre, quand tout à coup ! Plus de lumière ! Mince, mon ampoule a grillé. J'allume à côté. Pas mieux... La TV a perdu sa veille... J'envoie un message dans la chambre d'à côté : "t'as de la lumière?" "Non".
On sort dans le couloir, on va chercher notre nouveau copain d'en bas. "Ah bon ya plus de lumière au deuxième ?" "bah nan..." Pendant 10 minutes il fait des allers et retours, nous demande 2 fois si c'est mieux "toujours pas..." Et finalement, miracle ! La lumière fut !

Après un dodo bien mérité, le réveil sonne sur un Varsovie tout gris. 7 degrés il parait. Et bah merci hein... Et puis bonne chance surtout ! Je finis de me préparer quand une nouvelle péripétie survient : c'est une alarme. Une alarme très stridente. Ca fait wiwiwiwiwiwiwiwiwi. Ca crisse dans les oreilles. Je récupère mon bardas un peu dans le speed et évacue. C'était une fausse alerte. Aaaaaah, bah écoute, c'était la fin parfaite de ce séjour formidable. Je le recommanderai cet hôtel. De toute façon c'est l'heure de partir.

Entre 9h et 14h30, nous enchaînons 2 réunions. Ca ne se passe pas trop mal mais les gâteaux ne sont toujours pas bons. Il est l'heure de repartir vers l'aéroport. On déjeune, on embarque, on décolle, on vole, on atterrit, trop facile ! Avec un petit clash devant nous lors de l'arrivée dans la fil d'attente quasi vide au taxi, on retrouve un peu plus la tendance de ces derniers jours. Et puis les embouteillages pour un vrai bon retour à Paris.
50h en mode voyage de travail en Pologne qui se terminent dans mon 17ème parisien, sur mon canap avec des sushis et un Koh Lanta en replay. A Paris il fait 27 degrés. La Terre fait n'importe quoi en cette fin septembre, mais je suis trop fatiguée pour ne pas profiter du beau temps.

A une prochaine Warszawa !

xxx

mardi 27 septembre 2011

Pologne - jour 2

6h30, ça papote sec devant ma porte, il fait grand soleil dehors. Quand j'ai pas mes 8h00 de sommeil, je suis ronchon, je referme mes yeux. Suis pas prête à aller faire la fille super confiante devant 15 personnes d'agence pour parler en anglais de sujets comme le mediaplanning radio ou le crossmedia. Je dis chut. Je dis sommeil.
7h45. 15 minutes avant le réveil. Bon OK, je fais un simili effort pour ne pas me rendormir, je me motiv. Je branche CNN international (les séries et films doublés en polonais, pas de bon matin), et me mets en mode speaking english very well.
8h45. Lavée, propre, le cheveu lisse et brillant, au taquet pour démarrer la journée. Je retrouve ma collègue (aussi chef, au passage) devant la porte. On est partie pour une journée de folie. 20 minutes de taxi plus tard, nous sommes dans le centre ville. Bien évidemment comme toute démo client ou prospect, ça marchait très bien hier, ça marche plus aujourd'hui. Mes petits collègues me débloquent depuis Paris 3 minutes avant 10h et le début de la réunion. Mon anglais est un peu en mode one again, mais ça va. Les petits gâteaux eux, sur la table, ne sont pas bons.
Pause dèj. Aïe aïe aïe. On évite la cantine de l'immeuble où l'on est. On part vers le petit resto à quelques mètres. C'est "Radio Café". C'est plutôt d'actualité (c'est notre journée radios polonaises). La salade italienne tomates farineuses, mozzarella pas bonne et salade verte, 0 sauce, mais un pichet d'huile d'olive pour accompagner le tout. C'est très fameux... Mais ça ne compense pas encore pour notre hôtel grand luxe.
On repart en taxi vers l'autre bout de Varsovie. On est à côté du Mariott (dans le centre ville), et bien que nous ne soyons pas de l'hôtel, le doorman nous ouvre la  porte de la voiture, prend notre valise où l'on trimballe un ordi de 5 kilos (faire léger et avec une housse, pas dans les principes de ma boite non plus). C'est décidé, jeudi en rentrant, je demande le Mariott !
La réunion de l'après midi se passe. Plutôt bien. Presque trop bien puisque j'en viens à faire une démo d'un outil / projet qui n'était pas prévu, et surtout qui est une belle galère à mettre en place. On repart vers notre hôtel, à l'autre bout du monde de Varsovie. Le taxi, c'est notre ami ! Et ya pas à dire, le chauffeur de taxi en Pologne, ça conduit en coups d'accélération, freinage au dernier moment, 0 anticipation, queue de poisson, ... Fongio en action. C'est terrible. 25 minutes de limite nausées plus tard, nous voilà de retour entre nos barres d'immeubles. Et je réalise que centrum kulturalne, ça peut aussi vouloir dire "centre de culte". Par ce que le panneau d'affichage à l'entrée, c'est des photos de Jean-Paul II. Jay Pi the second. A priori c'est une chapelle qu'il ya à côté, et pas du tout une salle d'exposition. A l'entrée c'est une statue de Pawel l'apostole. Nous dormons donc dans un foyer... Ahmen !
17h50, le soleil est couché. On est à l'Est. Cette journée m'a épuisée. Vivement ce soir qu'on aille visiter le centre et fêter comme il se doit la fin de cette première journée polandaise !

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lundi 26 septembre 2011

Pologne - jour 1

Comme je l'évoquais précédemment, mon boulot est quelque peu compliqué à expliquer pour des gens qui ne font pas partie du petit monde des gens qui font de la pub. Et encore, parfois, même pour eux, ça reste assez abstrait... Même pour moi, je dois l'avouer.
Toujours est-il que je travaille entre autre avec des clients polonais, plus précisément des radios polonaises. Et une fois par an environ, on m'envoie (seule ou accompagnée) à Warszawa (comprendre Varsovie en polandais de Polandrie), histoire de faire un coucou, une formation, une installation.
Ma boite à un don assez particulier pour les petites économies : les jolis cahiers "BUDGET" ou "LE PREMIER PRIX C'EST LA VIE qui font toujours bien lors de rendez-vous chez les clients (non, la crise ne nous atteindra pas !), les crayons qui ne marchent plus après 5 utilisations ou encore le stock de feutres VERTS, "par ce qu'il y avait une promo et on achètera autre chose quand y'en aura plus" ! Et j'exagère à peine. Alors forcément lorsque l'on part en voyage, c'est en éco et dans des hôtels "qui semblait bien pourtant dans le descriptif Internet".

Cette année je pars 2 jours et 2 nuits en Pologne. Et ça commence ce soir !

Départ à 17h de République pour arriver à Roissy Charles de Gaulle à 18h. L'avion embarque à 19h10, on a donc le temps de prévoir l'achat de quelques sandwichs dans la super cafèt du terminal 1 : on voyage avec la LOT, on prévoit le coup, on ne sait pas de quoi le diner sera fait. Et on fait bien, par ce que 45 minutes après le décollage, c'est un sandwich avec beaucoup de mie, du pain mou et 3 tranches de jambons / mortadelle qui nous est servis. On dit "non merci" en savourant le bagel au pavot et tomates confites.
Le vole dure 2h20. J'ai mangé mon bagel au bout de 45 minutes et ai sorti mon miroir de poche 20 minutes avant l'atérissage, ce qui nous fait un total de 1h15 à discuter avec ma collègue, une graine de pavot entre les dents. Classe. Je n'ai, au passage, jamais compris pourquoi les gens ne vous préviennent pas quand vous avez un truc entre les dents...?

Nous attérissons à 21h50 comme prévu. Nous n'avons pas de bagages à récupérer... Et partons directement vers le taxi. Sur le trottoir, inutile de chercher le bout de début de la queue. Les gens s'agglutinent au bord de la route et celui qui a un taxi c'est celui devant qui le taxi s'est arrèté. On est 2 nanas un peu blondes et pas trop mal foutues (la graine de pavot était alors partie), ya pas trop de monde, à 22h on est dans le taxi.

22h07 : nous sommes à la réception de l'hôtel.
Varsovie, ville de près de 2 millions d'habitants. On peut imaginer que l'aéroport n'est pas dans le centre ville. Et on aurait raison ! Et bien que les taxisman roulent comme des tarés, on peu imaginer que 7 minutes pour faire aéroport / hôtel, ça veut dire qu'on n'est probablement pas dans le centre typique et historique de Varsovie. Et on aurait, là encore raison !
L'hôtel annonce "centrum kulturalne" en lieu et place du panneau "hotel 12 étoiles trop de la balle". Autour de nous, des barres d'immeuble. TOUT VA BIEN ! "Ca semblait bien pourtant dans le descriptif Internet" nous dira t'on surement jeudi. Mais là c'est lundi soir. Et la dame de l'accueil à la chemise très transparente, d'un certain âge et nous laissant apercevoir son joli soutien gorge en dentelle retenant une poitrine plutôt sur la descente, à l'air très gentille. Sauf qu'on ne sait pas du tout où on est. A priori à 30 minutes du centre ville, là où est notre premier RDV de demain matin.

L'hôtel (ou centrum kulturalne, que jusqu'à preuve du contraire je continue de traduire comme centre culturel) est propre. On ne croise que des hommes (où sont les femmes ?), et bien que nous soyons dans un barre d'immeuble de probablement 10 étages, l'acsenceur s'arrête à 3. Nous on stop au 2. Ca tombe bien. La moquette au sol, la clé pour ouvrir la porte et, cette déco ! Sur les lits des couvertures bleu France Télécom (avant que ça ne devienne orange). 2 lits une place. Une porte de douche en joli plastique. Un bidet dans la salle d'eau. Une TV période cubique. Un Jésus au dessus de la porte. Cette chambre à un petit côté rétro / époque communiste tout à fait... charmant.
C'est propre. Et à priori pas trop bruyant jusqu'à maintenant. Allez, je ne suis pas ici pour passer un weekend dans un charmant B&B avec the one and only. C'est pas si mal... J'allume la TV (réflexe de vielle fille sans the one and only pour occuper ses soirées). Je cherche les chaines françaises : euronews et TV5 monde. Sympa. Tiens, un film ! Spiderman, pourquoi pas... Sauf que là je découvre le principe du doublage polonais : on laisse les voix originales en fond, un volume légèrement plus bas, et par dessus c'est un homme, un seul homme à priori, qui fait toutes les voix. TOUTES. Genre :
- Maria tu es tellement jolie ! (voix d'homme en version originale)
- Marzvia yhedl dloeremo kopjl klhjid tak tak (voix d'homme en polonais)
- Oh! Kevin, ce que tu dis est si... beau ! (voix de femme en VO)
- Oïë! Kachvzin, jiu kjhuikh yheld jklu uyfd... iuytdy tak tak (voix d'homme tout pareil que pour Kevin en polonais et sans aucune intonation différente dans la voix).
C'est troublant.

Après toutes ses émotions, je vais me coucher dans mon lit une place magnifique. Vivement demain !

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dimanche 21 août 2011

Illogismes

La vie a souvent une façon bien à elle de faire sens.

La mode invente la pire chose possible pour bronzer et faire des marques terribles. C'est un maillot de bain. C'est le trikini.
Le premier trikini que j'ai vu dans la vraie vie, c'était sur une dame énorme, alors que cet objet fashion fait ressortir tous les défauts (dixit la bible ELLE).
Des nanas canons se sentent obligées d'allumer les mecs au point de s'en rendre tellement moches.
A Ibiza on rentre en boite de nuit en maillot de bain... de nuit (trikini doré ou haut à plume).
A Ibiza on rentre en boite de nuit en tongue.
A Ibiza on rentre en boite de nuit n'importe comment alors que nous on avait prévu nos robes un peu jolies et des chaussures à talons.
A Ibiza on se ballade en culotte. Pour de vrai. 
Mais à Ibiza on trouve aussi des familles avec un joli bracelet jaune fluo au poignet donnant l'accès au bar à volonté dès 11h du matin (formule all inclusive oblige).
BeaufLand rejoint PoufLand.

Le plus joli coucher de soleil du séjour était le dernier et embrumé d'un voile de larmes.

On peut avoir 59 ans, être en pleine santé physique et mentale, sportif, et au détour d'un virage sentir ses jambes qui s’arrêtent de pédaler. Parfois le rideau tombe bien avant la fin du film.
Les vacances peuvent commencer en maillot de bain et finir en robe noire.

Ces vacances c'était pour moi une façon de prendre l'air et laisser 2 ou 3 soucis à Paris. Oublier le boulot pour me concentrer sur l’essentiel avec à mes côtés celle qui m'avait tenu la main plus d'une fois quand ça allait moins bien. C'était toi qui me soutenais et étais là pour moi. C'est malheureusement moi qui ai été témoin de la plus terrible des nouvelles. C'est moi qui t'ai tenu la main ce soir là, et pour encore quelques temps.

La vie n'est pas logique.

A tous les papas du monde qui marquent leur fille comme des repères indéboulonables.
A toutes les mamans du monde qui ont le courage de surmonter l'insurmontable.
A mes parents auxquels je pense forcément.

A tous ces moments passés à bitcher ensemble à Ibiza, ici, ailleurs.
Aux amis qui sont là quand la vie est terrible de tristesse ou de joie.
A la vie... Tant qu'elle nous interrogera, bousculera, c'est que nous chercherons à lui donner un sens. Notre sens.

A André.

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samedi 30 avril 2011

London Baby!

La musique, oui la musique !
Premier stop de mes vacances : Cambridge où je retrouve ma cousine qui est là bas pour encore quelques mois. Au programme : ballades dans la toute petite ville et ses Colleges, encore, encore et encore des Colleges. Et puis du punting, des tea breaks avec des Scones énormes ou une part de chesecake tout aussi imposante. Le temps n'est pas top of the pop, mais bien agréable tout de même. L'ambiance est calme et tranquille.
Un passage, même éclair, chez ma cousine ça veut dire aussi un plein de musique. De quoi compléter ma bibliothèque et mes connaissances musicales et travailler sur la BO de ce petit voyage... selon la limite de capacité de mon ipod.

Second star to the right, and straight on 'til morning
Après 2 jours à Cambridge j'arrive à Londres. Mon hôtel est caché dans le quartier des hôtels : Baywaster. Aucun intérêt touristique à ce quartier mais il a l'avantage d'être juste derrière Kensigton garden et Hide park, un peu à l'ouest du centre de Londres.
Après un petit tour à Notting hill et Portobello road pour trouver un des meilleurs falafels que j'ai jamais mangé (chez Falafel King), je suis descendue manger mes premiers cupcakes du séjour dans Kensington garden. Je marchais sur le chemin The Diana, Princess of Wales Memorial Walk quand au détour d'un virage, je suis tombée nez à nez avec Peter. PeterPan. Cruchette que je suis j'en aurais presque oublié que c'est dans ce même Kensigton garden que James Matthew Barrie a fait naitre l'enfant qui ne voulait pas grandir.
C'était mon premier jour à Londres et mon premier jour à marcher entre 6 et 8 heures dans la journées. Je n'avais donc pas finis mon périple : Brompton, Chelsea, Victoria, Westminster (l'Abbaye, Parliament house, big ben, Downing Street, The mall, Buckingam Palace).
J'ai remonté alors par Hide Park. Le ciel bleu et le parc prit d'assaut. Il en faudrait cependant plus pour le remplir ! Je prends le temps d'une pause.
Il est 19h, je suis fatiguée, je rentre à l'hôtel.

Ah les hôtels de Londres ! Ca coute cher, très cher, et la qualité est toujours une surprise : bonne ou mauvaise. A première vue la chambre est propre. Quand on est célibataire on a "la chance" de pouvoir réserver des chambres single. Joie de la chambre single qui est en général très mal placée. C'était le cas. Au niveau de la rue pour être sure d'être réveillée à 7h du matin. Après tout, c'est 8h heure française alors ça me permet de démarrer tôt ! Le soir donc, j'avais les jambes en compote et l'envie de profiter au maximum des possibilités de l'hôtel : une baignoire... C'est pas très écolo, mais je me laisse bien tenter par un bain bien chaud. Je suis toute nue dans la salle de bain quand je commence à laissser couler l'eau . Elle est froide. Je mets l'eau chaude à fond. C'est toujours froid.
Relou relou relou, je me rhabille de façon très classieuse (t-shirt de pyj, jupette et bottes sans chaussettes), je vais à l'acueil. "Il faut laisser couler l'eau pendant 10 minutes et l'eau chaude devrait arriver" que me dit la dame. Décidément, c'est pas aujourd'hui que je vais remplir mon devoir écolo.
Après près de 5 minutes l'eau est finalement bien chaude. Hallelujah!
Jusque là, je ne restait pas mécontente de cet hôtel. Qualité moyenne haute pour londres. Mais en pleine nuit, c'est ce bruit de petits pas, tous petits pas au dessus de ma tête qui m'a fait revoir mon jugement. Rats, souris ? aucune idée mais ça gambadait joyeusement. Aucune trace dans la chambre, mais quand même. Une nuit où j'aurais préféré me balader avec Peter dans le ciel britannique.



On est un peu bête quand on a 14 ans
Le lendemain je passe par le starbucks. Le ciel s'annonce vierge de tout nuage pour les 2 jours à venir. Je commence par ma désormais traditionelle ballade dans Kensigton garden (je mets peu de temps à me créer des traditions). La vie est douce...
Je croise un nouveau groupe de français. Avec ce qui se passe dans le monde en ce moment, je ne suis apparemment pas la seule à jouer les touristes en Angleterre. Ce pays bien paisible qui ne va pas nous faire une révolution, un tremblement de terre, un incident nucléaire ou une crise diplomatique. Et même mieux, en grande Bretagne on ne parle que de mariage, le tout avec un accent très chic. Et puis avril, pour ceux qui ne sont pas en vacances c'est la saison des voyages scolaires. Alors c'est sur, y'en a du frenchy !
En passant devant cette classe de 25 collégiens bien français qui ont l'âge de se croire malin, je dois avoir l'air d'une vraie locale avec mes bottes, mon leging et ma petite robe en dentelle. En tout cas suffisamment locale pour qu'un groupe de mec discute bien fort de moi, à croire que je ne pourrais pas comprendre. On verra dans 15 ans, mais il semble que j'ai aujourd'hui la possibilité d'aller jouer les cougars. Damned, y a détournement de mineurs pour le moment !
Allez allez, je souris, c'est ma journée shopping, j'ai rendez vous chez Primark.


Pretty Woman
C'est partit ! Primark je te dévalise et fais la queue bien gentiment devant les cabines d'essayage. On se croirait un samedi après midi chez H&M. on est mardi matin. difficile à croire. Minishort, T-Shirt, collants avec des petits nœuds, sac à main, chemise lounge (chemise de nuit/dimanche), culottes, vernis à ongle.
J'enchaine chez TopShop. Je n'y trouve rien de concluant après plusiquers séances d'essayage. C'est dans les petites boutique de Soho que je trouve de jolies robes et les chaussures qui vont bien. Ma CB est dead. Je me pose pour un sadwich dans un petit café près de Covent Garden.
Je rentre. Oxford St m'a tué, je récupère Hyde park par Mayfair les bras chargés de sacs, à tel point que je rachète un sac pour rapporter tout cela à Paris. L'humeur est bonne.

Aaaah Venise !
C'est mon troisième et dernier jour à Londres. Je m'attaque au nord : Regent's aprk et Primrose Hill, la vue sur Londres est surement sublime mais la brume m'empêche un peu de l'apprécier comme il se doit. Un petit tour à Camden town et son marché plein de touristes, encore tellement de français, mais des devantures bien chouettes, de vraies bonnes affaires qui m'empêchent de rentrer dans les boutiques (je ne me fais plus confiance), et de la cuisine du monde entier. Je pars savourer les cupcakes de la toute calme Primrose Bakery. Une pause qui fait du bien. Je rejoinds ensuite le regent's Canal qui traverse le nord de Londres. C'est joli. C'est calme.
Je decsends jusqu'à la city, la cathédral St Paul et retourne vers mon hôtel en longeant la tamise, Westminster, The Mall, Buckingam, Hyde Park, etc. Je ne serai pas aller sur la rive sud. Une prochaine fois. D'autres quartiers et d'autres ambiances où se perdre.

Pour l'heure je fais un dernier salut à Peter Pan. Je lui demande de m'emmener avec lui vers Neverland. Il ne veut pas. Il a raison. Déja par ce que nos Nevrland sont différents et je ne suis peut être pas une vraie adulte, mais surement pas une enfant perdue.
Et puis, c'est vrai, "To live would be an awfully big adventure" et il temps pour moi de repartir pour un stop à Paris, avant d'aller parler avec la vie : celle qui démarre ou celle qui avance entre Vannes et Rezé.



Londres est une chouette ville. Surtout quand il y fait un ciel bleu sans nuage. Les JO de 2012 et le mariage d'hier ont quelque peu mis en chantier la ville. Et le thé n'y est pas bon, comme partout en Angleterre. Mais les ambiances, les cupcakes, les petites boutiques, la reine, tout est là. A tel point que je me serais presque perdue à imaginer ce que pourrait être ma vie si je vivais à Londres. Il me faudrait un sacré salaire pour gérer les loyers encore plus fou qu'à Paris. Et puis ya pas la mer. 
Mais, en y réfléchissant bien : Londres avec le soleil et la mer, ça ressemblerait presque à Sydney. Quand on parlait de mon neverland...

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Les photos sont sur Flickr.
http://www.flickr.com/photos/28123814@N02/sets/72157626616326680/
Un petit mmot sur mon passage Vannes/Rezé/nantes à suivre. Mais plus court. Beaucoup plus court.

dimanche 2 mai 2010

London baby

Il m'aura juste fallut 2 mois et demi mais j'ai finalement posté quelques photos de mon week end à Londres en amoureuse avec moi même lors du week end de la St Valentin. Alors que les trottoirs étaient pris d'assaut par les bouquets et les cœurs gonflables aux dégradés de roses et rouges, je promenais ma doudoune dans un froid pluvieux qui n'a rien enlevé au charme de la ville.
Ya pas à dire je suis fan de Londres, ses boutiques, ses chaussures et ses fringues, ce p'tit quelque chose dans l'air qui fait que...

Deux trois images finalement publiées !
http://www.flickr.com/photos/28123814@N02/sets/72157623973834870/detail/

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