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samedi 23 mai 2015

Something to do with stars : Relooking Extreme

Après plus de 6 ans de bons et loyaux services, je quitte la plateforme blogger.
Après plusieurs années à me représenter, je quitte, aussi, la petite madame et ses longs cheveux qui faisait l'identité graphique de ce blog.
À l'aube de mes 31 ans, j'assume :
Something to do with stars devient Something to do with stars - by Elise Richard

Et "By Elise Richard" c'est elle, c'est moi, entre le rose et le noir :




















La suite se joue donc ici :

www.somethingtodowithstars.com

Et vu qu'on en est à mettre à jour ses liens, je suis aussi sur Facebook // Twitter // Instagram

L'historique restera, dans un premier temps, ici. 6 ans de posts, ça vous ferait presque un roman diraient certains. Un roman bourré de fautes et à la narration parfois approximative cela-dit. 
Les posts de 2015 et certains élus de 2014 ont d'ores et déjà migré !

Alors à très vite,

xxx

lundi 21 juillet 2014

L.A. D1: A la conquête de l’ouest



Je t’ai déjà dit, ami lecteur, que je n’aime pas prendre l’avion ? Si, je te l’ai déjà dit mais comme ma vie n’est pas forcément ta première préoccupation (whaaaaat?), tu as peut être oublié. 

Alors je reprends (oui c’est important) : non je n’aime pas prendre l’avion. 
Je n’ai jamais eu de vrais problèmes, mais j’ai fait un Montréal – Toronto ambiance tempête de neige avec tout le tableau d’affichage dans l’aéroport qui annonçait "cancel" "cancel" "cancel" "cancel" sur tous les vols, sauf le mien, juste retardé de 5h. 1h30 de turbulences en vol et un dégivrage de l’appareil de 30 minutes alors qu’on n’avait pas encore décollé (et je suis peut-être pas une experte mais je me dis que si faut dégivrer quand on est au sol, ce n’est pas bon signe pour quand on sera en l’air). 
Et puis un atterrissage à Cuzco dans les courants d’airs d’une vallée encaissée entre 5 montagnes et avec l’impression que l’avion n’était pas descendu (décollage au niveau de la mer, atterrissage à 3400 mètres d’altitudes, forcément la sensation est bizarre). 
Que dire enfin du Rio-Paris, du vol de la Malaysian, celui qui a disparu, et de l’autre, qui s’est fait shooter par ce qu’il passait par là ?
Voilà, je n’aime pas du tout cette sensation de ne rien contrôler et de m’en remettre à quelqu’un que je ne connais pas (c’est aussi pour ça que je ne crois pas en Dieu) et qui ne sait pas à quel point ma vie est précieuse. 
Quand un train déraille, il y a des survivants et on comprend à priori pourquoi (= ça aurait pu être évité).
Quand un bateau coule pareil (= le capitaine est en général un abruti qui a voulu faire une manœuvre par ce qu’il avait bu / fait un pari débile ou par ce qu'on a perdu les jumelles pour repérer les icebergs à Southampton). 
Quand je monte dans une voiture normalement je connais et fais confiance au chauffeur. 
Quand un avion s’écrase ou même disparait, c’est quasiment toujours 100% des participants qui gagnent, et souvent assez inexplicable. 
Sinon je ne fais pas de vélo ou presque, j’ai mon permis mais je ne conduis pas. Et pour tout dire je suis surtout à l’aise sur mes pieds, là où je dépends de moi et de ma capacité à regarder à droite/gauche avant de traverser.
Mais pour aller d’un point A (Paris) à un point B (Los Angeles / Venice beach), ça fait un peu long à pieds parfois (et sauf preuve du contraire, mes qualités de prophète marchant sur l’eau restent à démontrer). 

Cela étant dit, si je passe un moment pas très agréable, je n’en n’ai pas non plus la phobie au point de ne pas vouloir bouger de France. Et donc aujourd’hui, en ce samedi 19 juillet premier jour de l’été 2014 (oui j’ai un calendrier perso), je suis partie vers Los Angeles voir les vagues du Pacifique. 14h d'avion + une escale. Une journée en enfer, Bruce Willis en moins.

7h, le réveil sonne. Sommeil. Beaucoup. Mais la valise est prête et presque bouclée, j’ai juste à faire un dernier check, et suis ready to go à 7h40.
7h53 : je monte dans le taxi (oui oui oui je vais réduire mon train de vie tout bientôt mais là non, pas encore, pas de RER B à 8h d’un matin lourd d’humidité et d’orage)
8h30 : arrivé à Roissy terminal 2C – American Airlines.
8h33 : je réalise que je dois me mettre "tout là bas là bas" dans la queue. C’est les vacances, je suis dans les temps, je prends mon mal en patience et mets les écouteurs pour la première fois de la journée. Edward Sharpe and the Magnetic  Zeros sonne juste L.A. comme il faut à mes oreilles (ils sont de là bas, ça tombe bien).
9h00 : je passe le premier contrôle de sécurité de la journée (oui c’est moi qui ai fait ma valise, non je ne rapporte pas de nourriture ou drogue), réussi mon checkin (siège hublot : check), lâche ma valise sur le tapis, et me dirige vers le deuxième contrôle de sécurité.
9h35 : je passe mon "sac cabine" dans la machine magique, sors mon ordi et mes produits liquides, passe sous le portique une première fois, fais biiiiip à cause de mes clé dans ma poches, range mes clés dans mon sac, ne bip plus, récupère mes affaires.
10h, j’arrive à la porte d’embarquement. L’avion devait initialement PARTIR à 11h10. Finalement on va EMBARQUER vers 11h20, donc j’ai le temps de me balader et finir le ELLE de la semaine. Derniers message et facebook. On embarque.
11h30, j’ai le hublot (hé hé… Oui j’ai 10 ans), je souhaite fort fort ne pas avoir d’angoissé démonstratif à côté de moi (ça me gonfle quand moi j’essaye de faire abstraction du monde qui m’entoure), ou un gros, ou un moche, ou un gamin. En gros il est canon ou il n’est pas.
Et bien Il n’est pas (ici non plus), mais du coup c’est un peu noël. Je suis toute seule, personne à côté de moi, personne pour me faire la conversation (je suis associable en avion), et surtout toute la place pour moi ! Hé hé bis !
12h : décollage. Inspire. Expire. Inspire. Expire.
14h15 : arrivée à New York. Atlantique traversé. Nous n’en sommes qu’au milieu de la journée (et de la journey aussi d’ailleurs – comprendre "voyage" en anglais). Certes il est déjà 20h15 à Paris, mais je suis à l’heure locale. Je speak english (pas very well du tout et cherche mes mots comme une française très fatiguée que je suis). J’ai dormi 30 minutes je pense dans l’avion, et même si il n’est que 14h30 (oui 15 minutes se sont écoulées le temps que je pense à tout ça) j’ai déjà "mangé" 2 fois.
14h30 : 3ème contrôle de sécurité de la journée. Je passe la douane US avec succès.
14h50 : je récupère ma valise. Autre gros moment d’angoisse quand je prends l’avion, ayant déjà vécu par 2 fois ce moment de solitude face à un carrousel vide qui continue de tourner, jusqu’au moment fatidique où il s’arrête, signalant brutalement et sans explication que bah non, tu ne récupèreras pas ta valise aujourd’hui mademoiselle, c’est tout. Goujat.
(Et là lecteur, toi qui suis, tu te dis : "mais, pourquoi récupère t’elle sa valise, elle est à NY, elle ne part pas à LA ?". Et bien tu as raison. Et ma surprise fut certainement égale à la tienne d’apprendre que pour faire une correspondance via les US, tu dois passer, lors de ton arrivée sur ce sol si protégé, un contrôle de sécurité pour valider ta petite valise à l’entrée sur le territoire, et non pas à la fin de ton voyage)
15h : 4ème contrôle de sécurité lamentablement échoué. Je fais partie des contrôlés aléatoires qui ont le droit de se rendre "porte 10" pour se voir reposer une 5ème fois la même question : Non je ne rapporte rien à manger. J’ai une tête à avoir des légumes ou des saucisses dans ma valise ?!  (Oui le moment où sausage en anglais dans le texte a été dit je me suis imaginée rapporter un saucisson à mon hôtesse. Hum.)
15h10 : la nana de la douane, blasée, m’expédie. Je peux partir à la recherche du tapis magique qui va récupérer à nouveau ma valise pour l’emmener une nouvelle fois dans les entrailles de l’aéroport. Et moi je dois faire tout un tour pour rejoindre les portes d’embarquement. Mon avion est à 17h30. Je suis dans les temps.
15h30 : 6ème contrôle de sécurité. Je suis en sandale (semelle de 2 millimètres et lanière en cuire fine comme le string de Nabila (parfois mes métaphores et comparaisons m’échappent)), mais non, on me demande de les retirer. Bah oui, super, me voilà pieds nus dans l’aéroport JFK. Je passe dans une boite en plastique où je dois lever les bras pendant 3 secondes. On repère sur un écran des "zones d’ombres" (en fait des endroits en jaune où j’aurais du métal sur moi, surement, puisque ça se traduit par une dame qui vient vérifier que je porte un soutien-gorge et que je n’y cache rien dedans. Non. Rien.... Bon bah ça va !) et ÉVIDEMMENT le tapis où se trouve mon "bagage cabine" et mes sandales se bloque car de l’autre côté de la radiographie magique un mec a perdu sa carte d’embarquement, ralentissant TOUT le monde et me laissant pieds nus pendant quelques minutes de plus.
16h : porte 42, nous y voilà. Je pianote sur mon clavier, une cup de starbucks à ma gauche, payée avec des billets verts à un prix différent de celui affiché (le principe des prix affichés hors taxes en Amérique du nord me dépassera toujours).

J’ai traversé l’Atlantique, me reste à faire la conquête de l’Ouest. 

6 heures 20 de vol pour arriver à 20h50. 

Problème de CE2 : sachant que je pars à 17h30 heure de NY (23h30 heure de Paris) et que j’arrive à 20h50 heure de Los Angeles après 6h20 de vol quel sera donc l’heure de Paris et le décalage horaire entre la France et moi à mon arrivée ?
... Alors ?... Alors ?

Des Etats Unis je ne connais que New York (en gros je ne connais pas les Etats Unis). Je pense que Los Angeles n’en n’est pas non plus très représentatif (mais qu’est ce qui peut bien être représentatif d’un territoire si vaste fondé sur l’immigration ? – c’est un peu comme l’Australie // j’adore ce genre de pays). 

L’embarquement est annoncé dans 42 minutes. 
J’ai finis mon café Mocha et j’arrive au bout de l’inspiration. 
J’avais grande grande hâte de ces 2 semaines avec moi-même : du temps pour lire, pour flâner, pour écrire, pour ears dropper sur les conversations autour de moi et écouter des albums entiers dans l’ordre et le désordre. Cette première journée est un bon démarrage. Je vais donc vous laisser pour bouquiner un peu.

Un dernier mot : je pense manger encore au moins 1 fois dans les prochaines heures. Mais j’espère surtout que les prochains jours vont me permettre de relever le niveau culinaire. Par ce que la bouffe d’avion, c’est vraiment, vraiment dégeu.

xxx

Je triche : la photo date de D2, mais je n'en n'avais pas d'autre.
Edit : Bien arrivée donc, de l’autre coté du territoire.  Décalée horairement mais happy.
Les dernières heures de vol m’ont paru durer des plombes mais l’avion (à la différence du premier) était tout neuf avec système vidéo personnel, accès wifi et de quoi brancher ses appareils électriques. On n’arrête plus le progrès. (Pour comparaison, le premier vol avait des cendriers dans les accoudoirs. Condamnés certes, mais des cendriers quand même. Un avion au moins aussi vieux que moi j’en ai déduis).

mardi 24 juin 2014

Pourquoi j'aime la coupe du Monde ?

Et ouais, c'est comme ça, on peut passer ses lundis soirs devant M6, et ses vendredis devant TF1 sans même avoir besoin d'amis pour motiver la chose, tout ça par ce que y a la France qui met 5 (ou 6, ou 5)-2 à la Suisse (festival !!).

(Texte écrit le vendredi 20/06/2014... Par ce que j'aime bien, mais je fais autre chose en même temps quand même...)

Nantaise d’origine, je peux vous dire qu'après être revenu en L1 cette année, "on" a fait un bon début de saison avant de fléchir après la trêve de Noël et de finir dans "le milieu" du tableau (Canaries forever).
Je connais les règles du hors-jeu, sais dire si  la faute fait coup franc ou penalty, sais ce qu'est une reprise de volée...
Mais à priori on ne dirait pas...
Là, comme ça...
En me voyant dans mon quotidien.

Un jour par hasard, alors que je discutais avec un de mes collègues j'ai sorti un truc du genre "mais de façon y avait hors-jeu non ?". Et là le blanc. J'avais surement dit une connerie !? Ou pas...
Sa réponse à été de me demander si j'avais trouvé un mec.
Soupir d’exaspération.
Et de même il y a quelques jours, alors que je rentrais dans le bureau des développeurs (ma boite fait des logiciels, avec des gens qui font du code, tout ça tout ça), haut-lieu du débriefe de l'ensemble des matchs du weekend tous les lundi matin (seul moment de la semaine où je suis sure de les trouver TOUS là), l'un d'eux m'a regardé et m'a dit "l'Allemagne, en 82, ça te parle à toi ?". Bon, c'est la période de la coupe du Monde, ça parlait ÉVIDEMMENT foot, alors j'ai dit "quoi? L'Allemagne, en 82, la demi-finale?". Et là re-belotte : blanc.
"Non mais sérieux t'as un mec en fait ?".

Soyons clairs (on est entre nous), je n'suis pas trop neuneu et les règles ne sont pas trop compliquées. On t'explique une fois, tu comprends, tu regardes 2 matchs, et puis c'est plié.
Dans ma famille on suit le foot, j'ai une pas trop mauvaise mémoire, et l'histoire Schumacher / Battiston je l'ai entendu quelques fois dans les repas de famille. (J'avoue avoir du faire appel à l'ami wikipédia pour retrouver les noms). N'en déplaise donc à certains de mes collègues, je me suffis à moi même pour ce qui est de ma connaissance footballistique (et d'autres choses aussi).

En revanche, je ne connais pas les joueurs.
Le côté "pleureuse" des starlettes en short m’insupporte.
Et puis le star system, les salaires indécents, les mecs de 25 ans millionnaires pour avoir couru 90 minutes et posé en slip sur un arrêt de bus, le racisme ambiant et la vulgarité de certains supporteurs, l'équipe de 2010 et sa grève du bus (non mais sérieux quoi....), les mecs qui sont des exemples pour tout un tas de gamins mais qui ne veulent pas courir, et j'en passe.
A choisir je préfère le rugby : des mecs, des vrais, qui vont chercher le contact et ont pour objectif de faire avancer un ballon sans jamais le lancer vers l'avant. C'est quand même un peu plus subtile quand on y pense... (oui je connais aussi les règles du rugby, du basketball, du handball... Et après certains disent que je ne suis pas sportive !).

Mais ce que j'aime bien dans le foot, c'est son côté universel. Demandez à tous les gamins du monde, il suffit de 4 pulls et un ballon pour jouer le plus grand des matchs. Sur n'importe quelle surface, quel que soit la taille du ballon. Rien n'est plus simple finalement.
Baladez vous quelques temps en Amérique du sud et vous verrez qu'on peut faire pousser des terrains (ou espaces vides avec 4 poteaux) un peu n'importe où.
Et pendant la coupe du Monde, j'aime cette unité nationale. Si rare. Surtout ces derniers temps...
Le temps de quelques jours, surtout si les joueurs ont décidés de jouer et même de marquer des buts, il y a comme une ferveur, comme un état d'esprit positif. Et le positif il faut le prendre. On a envie d'y croire, on sauterait presque dans les bras de son voisin, quelque soit son sexe, son age, sa couleur, ses choix amoureux ou de vie, qu'on le connaisse ou pas, le temps d'un but, d'une célébration. On est chauvin, de mauvaise-foi aussi. Ça fait parti du jeu... Et aussi citoyenne du Monde que je me plais à vouloir être, je pense qu'il est bon parfois de savoir revendiquer d'où l'on est... Si ça peut être tous ensemble avec la même fierté que son voisin.
Promenez vous sur les boulevards parisiens, vers Château d'Eau, un soir de match de la côte d'Ivoire, croyez moi, pour l'avoir vécue, vous aurez envie de prendre dans vos bras des gens bien français mais qui se sont rappelées à leurs origines plus ou moins loitaines, le temps de perdre face à la Colombie. Les mêmes boulevards, la veille, et la France réussie le pari d'être Belge et Algérienne. Et en ce vendredi soir, j'ai la quasi certitude que tous ces mêmes supportes sont pourtant bien Français.
Ce n'est que du foot, mais fichtre, ça fait du bien !
En 1998, j'avais 14 ans. J'ai fêté la victoire et les 3-0 des Bleus en Corse, qui en ce 12 juillet était peut-être "Corse avant tout", mais néanmoins bien Française. C'était la France en Black-Blanc-Beurre. On y a cru à ces gamins des cités qui faisaient la fête avec les CRS. On a fini par déchanter. Mais ça fait du bien d'y croire encore un peu, à nouveau.

Vous êtes 23 mecs en shorts, un staff, un sélectionneur, et le temps d'un petit mois je pense que vous êtes bien moins payés que le reste du temps dans vos clubs respectifs. Mais le temps d'un petit mois vous avez le pouvoir de nous donner l'envie d'y croire. Vous avez le pouvoir de réunir, d'unifier. Vous avez la possibilité d'être pour de vrai, les supers héros que vous pensez parfois être du bas de vos voitures de sport.

J'aime la coupe du Monde quand les Bleus descendent du bus et vont marquer des buts. J'en oublie presque  les sommes colossales dépensées quand on tire la langue et crie famine un peu partout dans le monde, et parfois à 2 mètres des stades, les conditions de travail de ceux qui ont remis en état et construit les infrastructures, les indigènes délogés, la destruction de certaines favelas. Le temps d'un instant je choisis de voir un pays (le mien) uni devant un groupe de joueur qui partagent quelques pas de Samba.
J'n'en suis pas forcément fière.

Mais ça fait du bien.

xxx

mercredi 23 décembre 2009

Machu Picchu

Voilà, les photos sont à dispo sur Flickr. C'était il y a un mois et demi... Comme le temps passe.
Je suis arrivée à Cusco le 1er Novembre après 28h entre les avions et les aéroports en zone de transit. L'aéroport de Lima ne fermant jamais, je n'ai pas dormi, ayant passé de minuit à 9h30 à entendre les annonces d'embarquement. Trop chouette ! Et finalement je partais vers Cusco. Mes premiers pas péruviens furent quelques peu dépaysant : moi venue de la grande ville de Toronto, je me retrouvais dans un aéroport où l'eau courante était ce jour là en panne et où la course en taxi coûtait moins de 5 dollars pour rejoindre le centre ville à plus de 20 minutes de là (et encore, en bonne gringa au look touriste, j'ai payé le double du tarif normal).
Une fois au pied de l'hôtel, il me fallait monter les quelques marches qui me séparait de mon lit tant attendu. Cusco c'est 3200 mètres d'altitudes. On entend parler de l'essoufflement et ce genre de choses... Et ça n'a pas manqué : 5 marches plus tard, je perdais mon souffle et mon sac à dos pourtant pas bien lourd me pesait douloureusement.

Mon espagnol connu pour ses limitations m'a rapidement prouvé qu'il était bien parti au fin fond de mon cerveau : Hola, I have booked une casa, euh... J'veux dire, tengo una reservation para une bedroomo... Bref, un franglish espagnolisant sur les bords. Facile, moi je gère les voyages !

Maude et Franck n'ont pas tardé à me rejoindre. Eux, forcément, après 2 mois de bus, sac à dos et hostels en Amérique du Sud, c'est tout de suite plus facile. Et mon dépaysement leur semblait presque trop énorme vu que, pour eux, Cusco était probablement l'une des villes les plus accessible aux touristes (en tous cas, la plus pleine de touriste je veux bien le croire).

Nous avions 5 jours pour nous accoutumer à l'altitude (moi surtout), jouer au Yams et à un jeu de cartes dont j'ai oublié le nom (et oui, j'avoue, j'ai joué), manger au Bembos (le McDo local), prendre les collectivos (des mini bus de 8 places où l'on rentre facile à 25 avec les locaux) et se balader dans les ruines présentes autour de Cusco. Il faut savoir que si le Machu Picchu est renommé pour être la cité perdu, Cusco était LA capitale Inca. Alors des ruines/tas de caillou, il y en a quelques vestiges autour de la ville.

Cusco étant le point de départ vers le Machu Pichhu, parmi les lieux les plus connus au Pérou voir même en Amérique du Sud, les touristes ne sont pas en reste. Et avec nos bonnes têtes de gringos (surtout franck et moi), forcément ça ne manquait pas : Massages, Photos, Achète, Achète, Achète... d'accord, chut! Un peu gonflant à la longue il faut le dire.

Bref nous voila donc, au matin du 6 novembre près à partir pour 4 jours de trek. 3 cols au programme, dont le plus haut à 4200 mètres le second jour. Notre guide, Romulo/Romoulo/Gros Mulot pour nous, semblait peiner parfois dans les montés. Mais nous on gérait graaaaave ! Bon en fait Maude était malade, la ramenant à un rythme plus proche du mien et Franck était toujours 25 minutes en avance sur nous. Mais bref, ça a été. Je m'en suis sortie. Même le second jour quand je mettais 5 minutes pour faire 5 pas et reprenais 10 fois mon souffle à chaque mouvement. Mais les 4200 mètres se sont passés, no worries, all under control!

3ème jour le début est raide et la suite somptueuse. Nous surplombons la vallée pour un peu plus d'une heure, nous qui appréhendions la pluie n'en avons pas eu une goutte ( à part 2/3 le premier jour) et avons profité ce jour là d'un joli soleil, tout ça avant d'entamer une descente sur plus d'une heure. 35 millions de marches environs...
Fatiguant... très fatiguant...

Le chemin de l'Inca c'est beaucoup beaucoup beaucoup de marches. QUE des marches quasiment à partir du second jour. Et pfiouf ! Ca casse...
C'est aussi beaucoup beaucoup de gens : des plus ou moins entraînés ("non je peux plus, je vais jamais y arriver" dit une nénette en jupe 5 minutes après le départ du second jour et ses 1000 mètres de dénivelés sur des marches toutes raides), des guides plus ou moins intéressants, des touristes plus ou moins bruyants, et des porteurs pour porter (donc) tentes et matériel de cuisine. Tout ce petit monde qui se retrouvait dans des grands campings en faisant "ouaaaaais" très fort ! Ouaaaaaaais, mais il est ou le calme et le ressourcement des montagnes ?

Vous l'aurez compris, les vacances c'est chouette, les touristes moins.

Toujours est il que le quatrième jour, après 3 journées de marche quand même un peu fatigante et un petit coup de moins bien le troisième soir, nous étions près à 5h00 du mat a attendre devant les grilles. Un peu comme à Disney finalement, j'aurais presque trouvé normal de voir Mickey nous accueillir une fois les portes du chemin de l'Inca ouvertes. Mais non, c'est bien un sentier et encore quelques marches qui nous séparaient de la porte du Soleil, la dernière ligne droite avant le Machu Picchu. Et c'est là que s'étend devant nous les vestiges d'une ville Inca vraiment impressionnante de par sa taille et sa localisation : là, perchée au dessus d'une vallée de fou !
Comme on était pas encore complètement mort on s'est dit "allons faire un tour vers le Wayna Picchu", ce pic juste en face où la montée semble bien raide ! banco !
La vue en valait vraiment la peine, même si j'avoue avoir calé à 20 mètres du sommet. Non, je pouvais plus !

Le reste de la visite s'est faite tout doucement avec des jambes qui disaient "je peux pluuuuuuus"! (Pour anecdote les bras de Maude eux se portaient très bien puisque d'un geste bienveillant elle a voulu me pousser "tout doucement" les fesses en m'aidant à monter sur un gros rocher, m'envoyant alors valser dans les graviers et rouler 3 mètres plus loin, sans exagérer :).
C'était le moment de repartir, reprendre le train vers Cusco. Nous étions le 9 novembre et mon avion (mes avions) pour repartir vers Toronto décollait le lendemain.

Bilan : une grosse claque de dépaysement qui fait du bien et relativiser le monde dans lequel on vit (bah oui, un boulot dans les media, une vie entre la France et le Canada, des prises de tête d'une boîte américaine... Et le reste alors ?), des amis qui vont très bien et restent fidèles à eux mêmes, des paysages de fous, trop de touristes, du soleil, pas trop de pluie, trop de voyages en avion, ... Et une envie de me poser, d'arrêter de bouger, de rentrer. Le voyage qu'il fallait au moment qu'il fallait : à la veille de mon retour en France, je suis prête à revenir.

vendredi 30 octobre 2009

7 avions en 14 jours... Et un gros break en perspective !

Alors que s'achève mon temps canadien, et avant de rentrer vers la France, je me suis dit que j'allais faire un saut de puce vers le sud et retrouver deux amis un peu barrés.

C'est l'histoire d'un ours et d'un lama qui se sont dit un jour "ras l'bol de Paris". Ca nous arrive à tous... Mais eux ils ont été jusqu'au bout, et le coup de blues d'un jour c'est transformé en projet d'une vie. "Et si on partait faire un tour du monde ?". Des années de préparations, économies, re-économies et choix du bon moment plus tard, ils ont pris leur sacs a dos en Septembre dernier, mis leur vie dans des boites (eux aussi), posés congés sabbatiques et démissions (certaines boites sont plus conciliantes que d’autres), et ont dit "monde de la pub et des media, Paris, Bye Bye! Familles et amis, à bientôt sur les routes si possible".

Et après 10 mois de boulot, une toute petite semaine de vacances en juin et des journées de 10 à 12h (surtout ces derniers temps) au boulot, j'ai le grand honneur d'être la première à aller les rejoindre. Et ou me direz-vous ? Et bien au Pérou...

Et pas n’ importe où, mais bien au Machu Picchu. Je le sais déjà, 4 jours de trek ca va donner des conversations du genre:
"- Fraaaaaaanck, je suis fatiguée!
- Allez poulette avance, ca fait 30 minutes qu'on marche on en a encore pour 8h"
"- Maaaaaaaaude mon sac il est trop lourd!
- T'avais besoin d'emporter 6 T-Shirt pour 4 jours aussi?
- Bah on sait jamais..."

Ceux qui savent, principalement ma famille, se demandent bien ce que je vais faire 4 jours en trek a 4000 mètres d'altitudes, moi qui rechignait à avancer dans les Alpes quand j'avais 8 ans et ne mettait un pied devant l'autre que si j'avais un walkman sur les oreilles (et Dorothée ou Hélène pour marquer le rythme). Je n'écoute maintenant plus Hélène que dans les soirées Karaoké ou c'est Betty qui chante, c'est donc que j'ai grandit... Et puis le Machu Picchu c'est un peu comme un de ces trucs qu'il faut avoir vu dans sa vie. Et c'est aussi un challenge pour moi, en plus d'un gros besoin de faire un break.

Bon très sérieusement je me suis quand même un peu entrainée. On verra bien ce que ca va donner. Quoi qu'il en soit je vais retrouver mes deux chers amis pour 10 jours, avec grande hâte d'entendre de vive voix leur récits sur la Colombie et l'Equateur. Je vais aussi faire un break et me couper un peu de beaucoup de choses, changer d'air. Je fais une parenthèse d'au moins 2 semaines sur ce blog, mais reviendrai vous raconter le récit de nos aventures Péruviennes. Je suis partie vers le Canada sans trop y penser, et j'en pars de la même façon. Je reviens à Toronto une nuit avant le grand retour en sol français le 13 novembre.

Au fait, mon numéro Canadian et hors service a partir de demain et je n'ai plus de connexion Internet. Donc quand je dis que je me coupe du monde pour 2 semaines je plaisante pas! :)

A très vite !
xxx

Des messages rapides pour les emails auxquels je ne prends pas le temps de répondre :
- Maman tout va bien, je suis complètement débordée mais ca va aller. J'essaye de t'écrire un email en arrivant pour te dire que je suis bien arrivée a Cusco. :) Mais si pas de nouvelles t'inquiètes pas. Au plus tard je t’appelle le 13 de Paris.
- Sophie, Jérôme : Je pense à "vous" et tente de rapporter ce que tu veux Jérôme si j'y pense et trouve une place dans mes sacs lors de mon dernier passage au Duty Free le 12 au soir...


http://oursetlama.wordpress.com/
(pour ceux qui auraient envie de voyager... car en plus les photos sont chouettes et les messages souvent bien droles et intéressants)

Et... La vidéo est pourrie, mais la musique résume bien la situation :)