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samedi 23 mai 2015

Something to do with stars : Relooking Extreme

Après plus de 6 ans de bons et loyaux services, je quitte la plateforme blogger.
Après plusieurs années à me représenter, je quitte, aussi, la petite madame et ses longs cheveux qui faisait l'identité graphique de ce blog.
À l'aube de mes 31 ans, j'assume :
Something to do with stars devient Something to do with stars - by Elise Richard

Et "By Elise Richard" c'est elle, c'est moi, entre le rose et le noir :




















La suite se joue donc ici :

www.somethingtodowithstars.com

Et vu qu'on en est à mettre à jour ses liens, je suis aussi sur Facebook // Twitter // Instagram

L'historique restera, dans un premier temps, ici. 6 ans de posts, ça vous ferait presque un roman diraient certains. Un roman bourré de fautes et à la narration parfois approximative cela-dit. 
Les posts de 2015 et certains élus de 2014 ont d'ores et déjà migré !

Alors à très vite,

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vendredi 15 mai 2015

RI-DI-CULE

Ma fleur à un nom ridicule.
Ma fleur, ma fleur ? Oui, MA fleur ! Celle que l'année dernière, a peu près à la même époque, je choisissais chez le fleuriste de Guy Moquet, dans un petit bouquet, en me disant "elles sont tellement jolies ces fleurs elles sont pour MOI"! Elles étaient rose poudre, couleur tutu, et toutes prêtes à éclore, tout doucement, et à devenir, pour de vrai, je n'suis pas du genre à exagérer (main sur le coeur), magnifiques !!

J'ai décidé que c'était MA fleur.
Sauf que je suis une bille en fleur.
Et je n'ai jamais réussi à les reconnaitre. Ça m'a toujours impressionné les gens qui disent, en recevant un bouquet, "Oh ! comme c'est gentil des oeillets, lys, chrysanthèmes (pourquoi pas ?), roses, tulipes, violettes, ..." (et j'arrête là parce qu'après je ne sais plus). Impossible. Les roses et les tulipes ça va à peu près, les oeillets je pense que je vois l'idée. Le reste...
De même, j'aimerais bien que les gens autour de moi puissent se dire "Elise, pour lui faire plaisir, on va lui prendre des oeillets, lys, chrysanthèmes (pourquoi pas ?), roses, tulipes, violettes, ..." Parce que je trouve l'attention délicate et jolie. Et si la couleur est bien choisie, ça peut mettre une touche de perfection dans mon mini salon. Avoir une fleur qui te "représente" c'est un peu la classe non ?

Et là je l'avais, je la connaissais de vu en tous cas, mais impossible de savoir ce que c'était et sous quel nom elle répondait. Depuis un an je cherchais les étales un peu désespérément. Jusqu'à ce samedi d'avril, même époque que l'année dernière, même fleuriste, j'ai chopé quelques tulipes pour ne pas arriver les mains vides à une soirée d'anniversaire. Et c'est en sortant, dans un petit saut, que je les ai vues fières et splendides de leur parfaite perfection. Ni une ni deux j'ai demandé à la fleuriste ce que c'était. Et tout naturellement elle m'a répondu "des renoncules, c'est la saison".

Les renoncules de 2014
Super !

J'ai choisi une fleur avec un nom ridicule. Et ça tombe bien, ça rime. Sauf qu'on va s'arrêter là avec le côté poétesse, parce que celui qui s'aventurera à m'écrire une déclaration enflammée en faisant rimer renoncule prendra un sérieux risque !

C'est une fleur de printemps (un peu comme moi) qui symbolise le charme (ai-je besoin de le dire ?).
À l'époque victorienne, le geste d’offrir un bouquet de renoncules véhiculait ce message : "Je vous trouve riche en attraits." - parait-il !

Alors voilà, ma fleur à un nom ridicule, un côté champêtre et signifie petite grenouille en latin. N'empêche, quand elle s'ouvre, elle ressemble à un petit tutu la tête en bas !

xxx

samedi 9 mai 2015

Sun is back quand les copains pack

Il est là ? Il revient ?
A bah oui tiens, c'est normal, c'est les vacances.
Sun is back dans les bacs. Et je me suis réveillée en début de semaine dernière : "Mais oui dit donc, c'est que la semaine prochaine, je ne bosse pas !" Un mois d'avril compliqué combiné à des jours à solder avant la fin mai, posés il y a quelques semaines pour optimiser, ça fait une bonne nouvelle de mi-mai. Et ouais !

Outre cette déjà première bonne nouvelle combinée de soleil, cette semaine a vu deux moments praline* (parce que cucul c'est vuvulgaire) :
Déjà, j'ai appris que la plus mini des mini nièces se brossait les dents en musique. Jusque là rien de fou me direz vous ! Sauf qu'elle le fait sur "la lettre de tata-Elise" de Beethoven. Yo! Ludwig, c'est pas terriblement so chou ça ?
Ensuite, ça se voit en image sur Instagram (ou sinon là ci-dessous, je suis bonne joueuse). La photo s'appelle chouchou'shoes, évidemment.

Chouchou'shoes

A photo posted by Elise Richard (@misserichard) on



Cette photo, c'est un peu pour nous rappeler aussi que, hé bah ouais ma pauvre Lulu-cette, la vie change. Les copains font des mini versions d'eux mêmes, ou décident subitement là comme ça, sans aucune raison valable, de quitter Paname city (un brin d'ironie se cache dans cette phrase). Ce soir, on m'a donc promis du punch pour noyer la nouvelle. J'ai promis de mettre ma plus jolie robe pour saluer l'évènement.
La robe est jolie jolie (y a de la dentelle et du tulle)
Le punch à intérêt d'être à la hauteur.
La vie change, les trentenaires font des choix de vie qui les éloignent les uns des autres, comme pour tester la flexibilité de l'élastique des relations. On a beau dire on a beau croire, on ne va pas faire semblant, la dynamique n'est plus la même. Et on est tous responsable. Moi en première ligne.

Apprendre à accepter les gens qui changent.
Savoir les sortir de la case dans laquelle on les a rangé.
Être curieux de la nouvelle case qu'ils veulent décorer.
Les voir grandir, évoluer, se planter, les encourager dans des choix qui ne sont pas les notre et les poussent à des centaines de kilomètres de notre direction (au propre, comme au figuré).
Accepter qu'on n'ai pas tous le même soleil...
Parce même si ça ne veut rien dire, en réfléchissant on comprend l'image de cette phrase allégorique.
Dans l'idée quand même qu'on ira bien faire un plouf pour inaugurer une piscine à Aix...

Par exemple.

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dimanche 19 avril 2015

Pour que l'orage s'annonce

Je revendique une certaine non culture musicale. Quand certains de mes amis réussissent parfaitement à faire du name dropping en soirées (t'as entendu le dernier album de shpountz ? Oui mais je suis allée voir muchmuch en concert mardi et je dois dire que je commence à me lasser de ce genre électro-pop-newage), il me faut en général quelques mois ou semaines pour que shpountz ou muchmuch (entre autres exemples) ne viennent à mes oreilles. Et quelques unes de plus pour que je réussisse vraiment à identifier leur pâte musicale, si tant est que j'y vienne un jour.

Mais quand j'y viens en revanche...

Il suffit qu'un morceau face tilt, souvent au hasard comme par hasard d'une disposition d'esprit en accord, et là je boucle. La fonction "replay" de mon iPod n'a plus de secret pour moi. 10 fois, 100 fois, la même chanson répétée avec cette impression, que dis-je, la CERITUDE qu'aucune autre ne pourra, éventuellement, réussir à prendre sa place dans mes oreilles. E-VER...
Jusqu'à la prochaine.

Mes amis, je me dois de vous informer : j'ai cassé la boucle Fauve.
Depuis 1 semaine maintenant je boucle sur Christine & the Queens. Pas tout. Non non non. Mais Christine, déjà ("Mon oeil qui pleure c'est à cause du vent, mes absences c'est du sentiment" - allô perfection !) et St Claude, surtout....


C'est l'histoire de ces moments dans la vie où tout se décide-cide-cide...

Le point commun de ces deux chansons tient aussi dans une rythmique saccadée, une espèce de fureur contrôlée, une douceur qui voudrait passer en force. Je pense que mes voisins n'en peuvent plus d'entendre, toutes fenêtres ouvertes (j'y peux rien, s'il fait beau), Christine & the Queens raisonner dans la cour, avec en écho le bruit sourd de mes pas de danses sur le parquet du salon. C'est que je suis allée chercher la grâce plusieurs fois ces derniers jours.
J'adore ce genre de chansons qui laissent la part belle à l'interprétation personnelle. La mienne est multiple, pour chaque petit bout de couplet, celui entre les deux refrains en particulier est une pure merveille (superlatifs bonjour !) :
Je vous laisse vous faire la votre.

Et bon dimanche bien sur.

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lundi 13 avril 2015

Le pouvoir de la représentation

Je ne suis pas manuelle. Ni très artistique d'ailleurs. Et j'aurais adoré être dessinatrice. Avoir ce talent de représenter la réalité d'un moment en deux (ou deux cents) coups de crayon, je trouve ça dingo ! Mais non. Moi je m'ai jamais dépassé le stade du bonhomme, et la mini nièce de 5 ans (dans 3 jours, time flies!) saura bientôt mieux les représenter que moi je pense.
Comme j'aurais adoré avoir un peu de talent pour la photographie. Savoir capter le bon moment, le bon angle, la bonne lumière, pour partager une émotion. Mais non plus. J'ai abimer mon appareil il y a 9 mois de ça en le laissant trainer dans le fond d'un sac ensablé. Depuis mes photos viennent d'un téléphone intelligent dont la qualité première est d'être joli, fin et rose, pas (du tout) de prendre de jolies photos.

Parce qu'il y en a pas mal des moments, comme ça, en passant, l'air de rien, que je trouve magique et que j'aimerais immortaliser...
Comme l'ange dominant l'église St Michel, de l'autre côté du cimetière de Montmartre, à quelques 500 mètres de là à vol d'oiseau, qui brille de toute sa dorure sous les rayons printaniers de Paris, et que j'aperçois pour la première fois en ce mois d'avril 2015 alors que je prends cette rue régulièrement depuis 5 ans (time flies, mais décidément qu'est ce que j'ai fait ces 5 dernières année ?).
Ou cet avion qui passe en laissant cette trainée blanche reconnaissable dans un ciel bleu azur digne d'un crayon de couleur, juste quand je lève les yeux de ce clavier, dans l'embrasure de la fenêtre en face de moi, depuis que mon canapé lui fait face et que je prends l'habitude de profiter des rayons de l'après midi de cette place (hautement) privilégiée.

À la place j'écris des phrases trop longues avec des virgules et des parenthèses. Or, paradoxalement, d'une façon générale, en littérature, les descriptions m'ennuient. Profondément... C'est Flaubert qui me l'a fait comprendre. Parce que Madame Bovary est assez dingo (aussi) pour plein de points, mais ça reste globalement chiant. L'auteur lui-même disant que "c'est un roman sur rien", ça va, on peut se permettre ! J'avais déjà de très mauvais souvenirs des doubles pages de descriptions que nous offrait Zola au lycée. 15 ans plus tard j'ai voulu tester ma "sensibilité de Femme mature et sage" (joke) à l'oeuvre des réalistes et naturalistes*. 
Bon, bah donc : non. (et faire un texte qui parle des auteurs du 19ème et y caler ma phrase préférée de tous les temps -  4 petits mots à l'air de rien qui rebondissent pour arriver à LA conclusion négative irréfutable - ça en revanche je sais faire). 

Tu vois là par exemple, ce post qui ne veut rien dire où, avoue, tu as du t'y reprendre à deux fois pour être sur d'avoir bien compris certaines phrases, et où tu ne sais pas où je veux en venir à quelques lignes de la fin... Et bien parfois, j'aimerais faire des choses plus visuelles, plus simples, plus synthétiques (ah tiens ! faire synthétique : mon enfer !). 

Mais ça serait surement beaucoup moins fidèle à tout ce qui peut se passer dans ma tête...

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* On m'a prêté le Lagarde et Michard du 19ème siècle, j'étale ma culture...

PS : Quand l'ange de l'église st Mich' m'a fait coucou il y a deux jours, j'avais cette chanson là dans les écouteurs. Et bien vous n'allez pas me croire, mais aussi négative qu'elle puisse être et plutôt en ligne avec la donne actuelle, elle m'a sembler correspondre assez parfaitement à ce joli moment où j'me suis dit "ça va plutôt bien" et Paris est magique.
Va comprendre...


mardi 24 mars 2015

Tu crois que je t'ai pas vu de mon coin d'l'oeil ?

Déjà, je revenais de Pantin. Tu vas me dire : "qu'est ce que tu faisais à Pantin ?". Et bah je préparais mon avenir figure toi. Comme c'est un sujet qui m'est un peu sensible, on ne va pas s'étendre pour le moment, mais sache que je suis d'humeur "à fleur de peau" ces derniers temps. Alors c'est sûrement pour ça.

Parce que tu vois, quand je me suis posée la question de descendre à Jaurès ou à Stalingrad pour faire mon changement 5 - 2, j'me suis dit que j'aimais pas Stalingrad, alors tant qu'à faire j'allais me taper les couloirs de Jaurès. C'est là qu'on s'est croisé. J'avais mon ipod sur les oreilles. Mon sac rouge en cuir que j'aime j'aime. Mes Veja roses qui m'ont réconciliée avec les baskets (parce que sérieux les runnings c'est moche). Ma tunique pas bien longue. Mon hoody Venice Beach. Et des collants gris. Bref l'uniforme du moment, la tenue facile qui va bien avec mes humeurs occupées et s'accorde à ma non coiffure (gros besoin d'aller faire un truc sur la coupe là).
En d'autres termes je ne ressemble pas à grand chose en ce moment.

Tu vois, là déjà, tu commences à comprendre que j'étais pas prête pour la rencontre, pas prête pour te sentir adapter ton allure à la mienne quand tu t'es positionné à ma gauche, mais juste un peu en retrait.  Quand ensuite j'ai accéléré le pas et que je sentais ton ombre, j'ai pas kiffé. Et très honnêtement, je pense que tu ne me voulais pas grand chose, mais tu vois, j'aime pas sentir que tu me regardes du coin de l'oeil, ralentis pour savoir si je vais à droite ou à gauche, et comme de par hasard, j'ai pas aimé que tu choisisses toi aussi d'aller vers la porte Dauphine. Là tu m'as parlé, sur le quai. J'aime bien laisser le bénéfice du doute et éviter de croire que tous les mecs sont des agresseurs en puissance, alors j'ai fait semblant de t'écouter en enlevant un écouteur que j'ai remis bien vite. Non franchement, je ne pense pas que tu me voulais du mal. Tu bafouillais trop dans ton français mal assuré, et puis j'ai bien vu qu'avec mon regard pas forcement hyper open, t'as pas voulu poussé trop loin la discussion. Sauf qu'à cette heure là la ligne 2 était blindaxe de chez blindée. Et j'ai pas aimé que tu sois dans mon dos. Je pense, sincèrement que tu ne l'aurais pas fait, mais il n'aurait pas fallut que tu t'avises de poser ta main trop près de la mienne sur la bar dégeu du métro, ou même ailleurs. Parce que j'aurais taper mon scandale. Faut pas trop me chercher en ce moment. T'as qu'à voir ce que j'ai dans la playlist qui anime la BO de mon mois de mars.

Il pleuvait. Il parait que c'est le printemps. Mais il pleuvait et ça caillait un peu pour ma tenue pas hyper couvrante. Sauf que "tant pis". Deux arrêts plus loin, je descendais et finissais le trajet à pieds. La Chapelle - Place de Clichy, j'étais pas complètement rendue. Il y a eu cette flaque d'eau qui m'a pourri mes shoes. Cette pluie relou qui traversait ma capuche et abîmait mon joli sac. Cette file d'attente devant le grand Trianon et La Machine du Moulin Rouge, les trottoirs encombrés, les touristes de Pigalle qui n'avancent pas. Et puis le mec, devant le Tati, qui s'est dit que c'était le bon moment pour me vendre des lunettes de soleil.
J'étais saoulée, j'étais trempée. Mais j'étais dehors et plus confinée dans un métro trop bondé.

Tu me voulais sûrement pas grand chose de plus que juste papoter 2 secondes. Mais tu vois Roger, c'était pas le moment. Et pour la énième fois, une nana, quand elle se sent épiée, ça la fait juste flipper. Ça lui donne pas envie de tailler le bout de gras.

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PS : BTW, un crash du genre incompréhensible en boucle dans les media, ça va, tout va bien... Ma flipaille de l'avion se porte super bien merci !

dimanche 8 février 2015

Où est ma Ventoline ?

Vendredi matin, je suis allée voir un pneumologue, pour "faire un point sur mon asthme".
Tout a démarré il y a 2 (3, 4, 5 ?) ans quand j'ai commencé à tousser.
D'abord un peu.
Et puis tout le temps.
Jusqu'à ce que ça me réveille la nuit.
Alors après avoir laissé traîner ça une bonne année, je me suis décidée à aller voir le médecin. Il s'en est fallut de quelques questions routinières pour que nous décidions que je faisais un asthme léger. Nous avons convenu d'un traitement et de refaire le point d'ici quelques mois.
Cahin caha, j'ai pris mon traitement, oubliant négligemment le spray que je devais aspirer et me contentant de quelques comprimés quand l'ordonnance était renouvelée. J'ai senti un mieux, j'ai fait plus attention, jusqu'à ce que ça ne suffise plus, que je me décide à retourner voir le médecin, qui m'a conseillé d'aller voir Yannick, dans le 9ème, "il est très bien".
Et voilà comment jeudi soir je passais une radio des poumons "Collez vous contre la plaque mademoiselle... Mais c'est frooooooooooid !!", prémisse obligatoire à la rencontre avec Yannick. Et vendredi matin j'attendais dans une salle d'attente impersonnelle avec parquet, moulures et cheminées (le PMC de m'ssieur Haussmann version pas super bien entretenu), radio dans la main.

Yannick m'a prise presque à l'heure. En tous cas j'étais en retard et je n'ai pas attendu plus de 5 minutes. En entrant dans son bureau j'ai découvert un savant bordel organisé en piles, un rideau orange très moche derrière la porte, une machine chelou dans le coin à droite où j'anticipais à juste titre qu'à un moment ou à un autre de notre entretien j'allais devoir m'asseoir et souffler dans le bidule posé devant le siège.

A peine assise face à son bureau, j'ai voulu commencer mon blabla "en fait je viens vous voir parce que il y a 2 ans (ou 3, 4, 5 ?) je toussais et...". Ni une ni deux, Yannick m'a mise à l'aise. "Asseyez vous mademoiselle, on va reprendre depuis le départ, depuis l'enfance, mais d'abord, sortez votre carte vitale".
Ah oui, d'accord. Depuis l'enfance ? Oh Boy! On n'est pas rendu...
Vous commencez à comprendre, quand il s'agit de gérer ma santé, c'est un peu compliqué. Les médecins m'angoissent, prendre des médicaments ne me semble pas "naturel" pour deux sous (expression de mamie du jour), les ordonnances traînent en général plusieurs jours avant que j'en fasse quelque chose et j'exclus régulièrement certains médicaments de la prescription (sérieux c'est quoi cette manie de me prescrire un complément en vitamine D tous les hivers ?). Alors forcément de devoir décrire ce qui m'a amené à prendre de la Ventoline quand j'étais petite ... aucune idée. Quel âge j'avais ? euh... Des allergies ? oui, c'est revenu depuis quelques années. Une période en particulier dans l'année ? alors attendez là on est en février donc bah euh... non, je crois pas. Si je prends des antihistaminiques ? oui, non, en fait ça dépend, en général ça passe tout seul mais des fois non. La dernière fois ? euh bah je sais plus. j'ai eu des "crises" d'éternuements il y a quelques semaines, c'était peut être une allergie. ou pas...
Voilà voilà.

C'est clair ou bien ?

Cette appréciable impression de ne rien maîtriser me concernant.

Trêve de blabla, arrive le moment d'aller souffler dans la machine et de m'asseoir dans une cabine en verre. Je fais des petits exercices de respiration, respiration courte, longue, inspirer à fond, expirer à fond (j'ai l'impression que je vais m'évanouir - carrément !). Après avoir pris une petite bouffée d'un truc aidant à respirer, on refait la même pour voir si ça fait quelque chose.
Résultat des courses : je fais une asthme de niveau 1 (léger), mais installé qui doit se traiter par un traitement de fond. Parce que contre toute attente et malgré les apparences (...) j'ai une grande capacité pulmonaire (113% vs. la moyenne pour ma corpulence), mais je suis à 90% d'utilisation vs. la moyenne.... Du coup c'est du 90 pour 113 en fait. Et après inhalation du bidule pour aider, j'atteins les 105 pour 113. Yeah !
"Vous ne faites pas nécessairement de crise, mais vous avez appris à vivre avec vos limites (comme quoi, j'en suis capable). Parce qu'en réalité vous ne respirez pas à 100%, jamais (JA-MAIS, NE-VER!)"
Hum.... Ah ? Oui !
Sur les courbes ça semble vachement évident.

Je pose tout un tas de questions "et la courbe noire, c'est la moyenne ? et c'est calculé comment ? et ça vient d'où ? et pourquoi ? ..." (oui parfois j'ai 4 ans).
Au moment de payer par chèque (yes, j'ai utilisé un chèque!), je pose mon ultime question, celle qui me taraude depuis des années, depuis le jour où on m'a prescrit un truc qui était comme de la Ventoline mais différent : Quand on dit Ventoline on parle de quoi ? De la molécule du médicament, du produit en lui-même, de la marque ?
Alors chers amis lecteurs vous serez ravis d'apprendre que la Ventoline est une marque, la marque du premier médicament contre l'asthme qui s'est vraiment démocratisé, et depuis, par commodité, tous les sprays contre l'asthme sont appelés Ventoline, même s'ils sont d'une autre marque.
La Ventoline, c'est le Sopalin ou le Frigidaire des asthmatiques.

Rien que pour ça, et parce que pour une fois j'ai pas eu l'impression de lâcher une fortune à un spécialiste juste pour 10 minutes bâclées, j'étais contente d'avoir rencontré Yannick.

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PS : les mots clés du jour sont pneumologue, asthme, Ventoline.

vendredi 30 janvier 2015

Savoir le voir

Lundi, 8h45, je mets mes chaussures pour aller bosser, je me retrouve assise sur mon lit, devant mon graaaand miroir, et alors que je me regarde machinalement grimacer pour mettre le pied dans ma chaussure, j'ai cette soudaine réalisation : ma grande, t'as 30 ans, pas de crédit, pas de gamin, pas de mec... T'es libre. Pourquoi là, maintenant, à ce moment précis ? Who knows, who cares...
Et si ça me donne pas les "réponses" (mais à quelles questions ??), ça fait quand même du bien de se le rappeler.

Mercredi, 17h. Je sors en avance d'une réunion chez un client que je pensais durer jusqu'à 18h au moins. J'ai deux possibilités devant moi :
- aller bosser et rattraper le retard que ma non-motivation accumule depuis 3 semaines, que ce soit de chez moi ou de mon bureau, ou bien,
- retourner vers mon bureau, bosser un peu (donc), et aller à mon cours de français que je pensais rater.
Je choisis la troisième solution : regarder mes emails depuis mon portable, faire un vieux transfert à l'équipe sans "coucou" ni "bisou" d'un email urgent où j'étais la seule destinataire, éteindre mon téléphone, et aller voir Wild au cinéma.
Je ne saurais vous dire si c'est la douceur de la transgression, le sucre des popcorns, où des paysages que je n'aurai jamais la force d'aller chercher (j'veux dire, la nana elle a quand même fait le sentier de randonné le plus long et le plus sauvage d'Amérique... Qui me connait un peu sait que c'est pas forcément pour moi), mais pour la première fois depuis quelques semaines, planquée dans cette salle avec la certitude que rien ne pourrait bouleverser ce moment, j'ai eu l'impression de respirer.

Jeudi, 23h30. De retour d'une chouette soirée à parler voyages, tout est possible, Banksy et broderies, il neige sur Paris. Je descends la rue Caulaincourt et bifurque vers le cimetière de Montmartre. Pas très loin de la tombe de Dalida, je freine mon pas de parisienne et lève les yeux vers les réverbères. Je marque un temps d'arrêt. Oui, parfois, quand la pluie revêt ses habits de princesse, je la trouve jolie, et je la laisse tomber sur le bout de mon nez avec le plaisir de la sentir atterrir dans sa douce froideur. Et laisser le temps à la petite neige de Paris de tomber, c'est sacrément freiner la cadence de sa démarche.

A quelques heures du dernier jour de janvier, date limite de consommation pour les voeux 2015, ma boite aux lettres était pleine de 3 enveloppes, dont seulement une était ma facture EDF. 2 cartes de la famille, 2 cartes en plus de celles déjà reçues. Une bonne moisson cette année.
L'une d'elle signait "Une chose dont il ne faut pas douter, c'est la famille".
I second that...
Surtout quand le lendemain c'est la famille de coeur qui vient frapper à ma porte, enrubannée d'un papier cadeau en guise de "Je pense à toi".

Il suffit peut être de prendre le temps d'entendre et voir les gens qui vous aiment et vous soutiennent pour faire taire les bruits parasites qui mettent en doutes.

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PS: oui j'écris des textes en mode grande introspection en ce moment. C'est relou nan?
PS bis : parce que vraiment ça m'amuse, les mots clés du jour sont Wild, Banksy, Dalida et Caulaincourt. Suis une buse en référencement Google...

dimanche 11 janvier 2015

Difficile et captivant

Si je n'ai pas écrit beaucoup ces derniers jours ici, malgré une envie profonde de prendre le stylo, c'est que j'étais scotchée devant la TV, que j'ai noirci des pages d'un carnet avec un stylo, justement, et parce que j'ai écrit là-bas.

Le texte ci-dessous en est d'ailleurs extrait.

Peace out!

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Difficile et captivant.

Le Figaro, le Parisien, Libération datés du 8 janvier et Le Monde daté du 9.

Aujourd'hui 10 janvier, pour la première fois depuis mercredi midi, je ne suis pas sur twitter. Si la radio a tourné une bonne partie de la matinée, j'ai fini par l'éteindre. La TV elle aussi est coupée. Et aucun fil d'actualité en temps réel d'aucun site de presse ne s'affiche dans mes onglets Internet. 
Overdose d'informations, 3 jours en recherche de la plus fraîche des nouvelle, droguée à la dernière actu. 
J'ai eu de quoi m'alimenter :
- L'histoire avec son lot de rebondissements, 
- Les journalistes sur le fil pour ne pas basculer dans l'erreur de la fausse information, ou celle de trop, ou celle manquée,
- Un smartphone et un ordinateur connecté, la TV, la Radio, et pour donner du concret, quelques Unes et quelques éditos achetés aux points presse que Paris offre encore.
Dans ce feu de l'action, nous viv(i)ons l'actualité en temps réel, la découvrant parfois en direct avec ceux qui la commentent et dont c'est pourtant le métier de nous éclairer. 
Alors je m'interroge...
Et puis, qu'en restera t'il dans quelques jours, semaines, ou années ? Quelle sera la suite et quels intérêts trouveront à nos yeux de lecteurs les analyses qui fleuriront, je le souhaite, avec un peu de recul ? Serons-nous déjà passé à autre chose ou trop lassés d'entendre encore parler de ce que nous voudrons alors "oublier" ?

Aujourd'hui, seul Facebook est encore ouvert sur mon écran. Je me concentre sur mes "amis", qui semblent avoir un seul sujet de conversation, commun, alors qu'ils ne se connaissent pas forcément : on relaie et on partage des commentaires, des statuts, des liens, on affiche sa participation à telle ou telle marche Républicaine.
Aujourd'hui LE sujet est dans toutes les têtes et dans tous les esprits. Certains d'entre nous ne dorment pas beaucoup depuis 3 jours.
J'en fais partie. 3 jours de veille. Et 3 jours à m'interroger.

Parmi ces français qui restent en éveil, je pense bien évidemment à nos politiques, aux forces de polices... et aux journalistes.
Les mines sont fatiguées sur les plateaux, la période est difficile. Peut-être autant qu'elle est captivante.
Certains ont perdus des amis, tous ont perdus des confrères. Tous se sentent attaqués dans leur droit de s'exprimer. Et si beaucoup le font dans une recherche de la neutralité qui caractérise ce métier qui se doit avant tout d'informer, tous savent comme la presse d'opinion, satirique, ou les illustrations humoristiques sont précieuses pour générer des débats nécessaires. Certains étaient présents, mercredi soir, place de la République et brandissaient un stylo accroché à une carte de presse.

Face à cette émotion, il y a les éditions spéciales à gérer, les prises d'antenne en continue, les infos à relayer plus vite que son copain de gauche (plus justement aussi) pour rester une référence, et puis les éditos de journaux dont on sait qu'ils seront, pour une fois, achetés par un grand nombre de personnes, pour archiver l'Histoire. Il faut avoir le bon mot sans avoir le temps de l'anticiper ou de le préparer. Il ne faut pas se laisser déborder...
Au matin du 8 janvier, certaines chroniques se sont faites dans les larmes. "Ce n'était peut être pas la meilleure radio" nous a dit Patrick Cohen sur France Inter.
Mais après tout pourquoi pas. C'était peut être le plus juste, pour une fois, de laisser parler l'émotion.

Europe 1 profitait ce matin de son émission MediaPolis pour faire un premier bilan sur le traitement des évènements par la station du groupe Lagardère, et rappelait les challenges auxquels sont alors confrontés les journalistes. Si le bilan est plutôt positif (en temps d'antenne, modifications de grille et gestion de l'information), c'est cependant sur Europe 1, lors de l'édition spéciale de Thomas Sotto vers 11h hier, que j'ai entendu pour la première fois, et la seule avant sa libération, qu'un jeune homme était caché des 2 frères dans l'imprimerie à Dammartin-en-Goële. Information sensible...
Les appels de la police ou d'autres officiels se sont multipliés sur twitter pendant toute cette journée de vendredi:
[] Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou
Mais les exemples de controverses ne manquent pas (cet article de Huffington Post en rappelle certains). Il n'est plus question d'attendre les déclarations officielles ou autres communiqués. L'antenne est prise. Sur les plateaux on garde son portable, les intervenants communiquent en direct avec leurs sources d'informations sur place et éventuellement, s'informent sur twitter. En attendant de pouvoir relayer des évènements précis, on cherche des témoins, des images... En tant pis si on le fait en direct ! Se multiplient aussi les appels aux riverains qui viennent témoigner avoir entendu des hélicoptères, des coups de feu, et depuis plus rien : ils sont calfeutrés chez eux, portes, fenêtres et volets fermés. Ils n'ont rien de plus à dire que ce qu'on a déjà entendu 10 fois. Mais ils occupent l'antenne. 
Et les TV spectateurs répondent présents ! Nul doute que les chiffres d'audience hebdomadaires ou mensuels vont donner la part belle aux chaînes d'infos. BFM et ITVréalisaient déjà mercredi des audiences records. TF1 et France 2 hier ont été performantes. La pudeur a voulu que personne ne s'en enorgueillisse. Et peu d'annonceurs en auront bénéficié (ils sont nombreux les écrans de pub à avoir été déprogrammés).

Plus loin du direct il y a les écrits. Jeudi c'est toute la presse qui a vu noir. Le Parisienfaisait un retour sur les différents attentats qui ont secoués le monde des media sur le sol français. Rien jusqu'à présent n'avait pris une telle ampleur : c'est méthodiquement que l'on a visé une conférence de rédaction hebdomadaire. Mais tous les journalistes, chroniqueurs ou éditorialistes n'ont pas le courage de ceux qui ont perdu leur vie mercredi. On parle bien de ceux qui parlaient haut et fort pour défendre une opinion : celle de rire de tout.
Les écrits c'est aussi la Une du Point parue aujourd'hui qui voulait montrer les choses sous leurs vraies visages. Une Une qui se veut courageuse, mais qui se trouve voyeuriste. 

Il est trop tôt pour prendre de la hauteur. Les émotions sont ici bas, le chagrin, la peur diront certains. Nous en sommes encore là, avec l'imprécision que cela peut donner, a certains traitement  d'information. Mais il le faudra. Il faudra analyser ce qui c'est passé. Il faudra analyser les conséquences de ces actes sur notre société, pour la regarder en face, une bonne fois pour toute. Il faudra alerter, informer sur les récupérations politiques qui ne manqueront pas. Et il faudra même, indirectement, analyser ce que ces évènements vont changer dans le monde des media et du journalisme.

Informer, décrypter, animer les débats.
C'est un bien beau métier que celui de journaliste. C'est le métier de ceux qui choisissent ou non de nous rappeler que nous sommes en guerre. Et que certains de par le Monde tuent, chaque jours, pour faire taire des opinions contraires. 
C'est une attention de chaque instant, nécessaire, pour bien le faire. Être juste, être vrai, être fiable, être rapide. Mais ne pas perdre le TV spectateur, lecteur ou auditeur qui garde son droit à vouloir, ou non, être informé.
Difficile, et captivant.
Beaucoup ont, depuis 3 jours, vécus ce qu'ils vivront rarement dans leur carrière. Et je pense que rien n'est fini.
Il nous faudra, à tous, recommencer à parler d'autre chose, aux media aussi. Pour le moment c'est en musique que je vous quitte... Mais sans changer vraiment de sujet.


"Je m'appelle Charlie" : l'hommage des... by franceinter



ER

jeudi 1 janvier 2015

And so it begins...

A cette période de l'année fleurissent les grands articles bilans, les posts de blog cyniques à l'égard des fêtes ou encore un débordement excessifs de paillettes. Concrètement les sujets sur la toile ne varient pas des caisses.
Les deux dernières semaines de décembre ne sont pas toujours les plus belles de l'année, mais personnellement, je me range dans le camps de ceux qui y voient une formidable occasion de dire aux gens qui comptent qu'on les aime, et une bonne raison pour passer du temps avec eux. Il y en a d'autres et je n'ai pas nécessairement besoin d'excuse, mais je suis aussi du genre à prendre les occasions quand elles se présentent, sans trop tergiverser sur la question. Alors oui : j'adore noël, j'aime recevoir des cadeaux, j'aime voir les mini nièces rire aux éclats, j'aime développer avec mes parents une relation d'adulte où on se dit des choses, et j'aime particulièrement me retrouver sur leur canapé, avec ma soeur, entourées des mini nièces, mon beau frère pas très loin, devant la Reine des Neiges. Et puis j'aime aussi en profiter pour voir mes copines de lycées, rencontrer les nouveaux petits bouts qui ont rejoints le groupe récemment, retrouver des gens pas vus depuis longtemps, puis vient le nouvel an : les présents et ceux qui ont d'autres plans mais une équipe qui gagne, fidèle au poste, l'envie de passer ce cap ensemble, sans chichi et pour le plaisir...

C’est ainsi que s’achève 2014, avec des bouclettes, des chaussures à paillettes, de la clairette...
(Et des TimTam ! - Non ça ne rime pas, et pour le coup c'était un petit plaisir personnel).



Cette année m’a donné l’impression de relancer la machine, remettre le train en route, avancer, enfin.
Au delà de m'être mise à bosser, il y a eu, aussi, quelques trucs qui font que plus rien ne sera jamais pareil :
  • Perdre mon grand-père, l’un des grands hommes de ma vie.
  • Déclarer ma varicelle et résoudre ainsi l’un des grands mystères de ces 30 dernières années : "Mais, Elise, la varicelle, elle l’a eu ou pas ?". Donc non. C’était non la réponse.
  • Profiter de ces 15 jours d’arrêt (en ermitte) pour me frotter (sans gratter) à la vie de quelqu’un qui tape des mots sur un clavier pour autre chose que passer le temps (et devenir moitié tarée).
  • Sortir de février avec l’impression que la machine à broyer s’est remise en marche, avoir besoin d’air, d’ailleurs et me souvenir que j'ai la liberté de m'échapper. 
  • Passer pour la première fois depuis longtemps un vrai weekend avec ma sister sur paname city
  • Remettre en cause le quoi du qu’est ce du pourquoi de mes 40, 50 (et quelques) heures passées au boulot et avoir une illumination, un lundi après midi, au parc Monceau, à rêvasser sous le soleil, en écoutant les bribes d’un album de music qui n’avait alors rien de définitif.
  • Vivre la peur de ma vie, lors d’une nuit que je n’oublierai surement jamais, ou quand j’ai réalisé que l’appartement de l’autre côté du mur où je dormais 30 secondes avant était en flammes.
  • Fêter mes 30 ans. Et puis à nouveau, fêter mes 30ans. Et à nouveau, fêter mes 30 ans.
  • Me voir témoigner, pour la seconde fois en quelques mois, d’une grande confiance, par ma famille, pour prendre la parole, lors d’une jolie cérémonie.
  • Partir à Los Angeles et redéfinir certaines de mes grandes certitudes.
  • Atterrir à Hossegor et me rappeler à certaines évidences.
  • Danser sous les stroboscopes, passer quelques jolies nuits, me coucher avec la nuit qui s’en va, siester doucement pendant 2 jours ensuite pour m’en remettre et redécouvrir quelques sensations perdues.
  • Fêter les 80 ans de ma mamie, (re)découvrir une partie de ma famille et me dire que j'ai envie d'en savoir plus.
  • Ecrire, écrire, écrire, toujours un peu plus, parfois un peu différemment
  • M’échapper à nouveau, cette fois-ci vers les plages de Normandie, le nez vers les vagues
  • Couper mes longs cheveux
  • Finir par lancer mon blog numéro 2. Finir par me lancer, et ne pas être convaincue de tous, mais être certaine de vouloir continuer à essayer
  • Retrouver l’envie de lire, plaquer le Elle ou autre pour me libérer du temps avec des compagnons moins éphémères. (Garder toujours Cosmo et Biba de temps en temps quand même)
Alors jeunes gens de France et de Navarre, je vous souhaite une très belle année 2015.
2014 m'a mis quelques claques pour me réveiller. Beware 2015, I'm up and wide awake...

xxx

samedi 13 décembre 2014

J'ai 6 ans

Soirée chelou mes agneaux.

Alors que j'étais en train de finir mon bol de pasta et sauce tomates de la biocoop + emmental rapé, le tout en tapant sur les touches de Dame Pomme (mon ordi) dans l'espoir d'écrire un texte avec du sens, je me suis égarée sur Facebook... (Au départ, c'était pour bosser en plus, la vie d'ma reum, je te promets).
Parfois on fait des trucs un peu venus de nul part, comme par exemple aller sur sa page à soit et se décider à remonter tout son fil du "temps Facebook"... (ouais c'est samedi soir mais parfois je n'ai pas une vie hyper excitante, il faut se l'avouer).
J'ai trouvé alors quelques liens vers des posts de ce blog (là, ici), que j'avais complètement oublié. Et donc après avoir remonté mon wall, je suis passée à l'étape 2 : le flashback bloguesque de ma vie. Jusqu'à ce premier billet, la genèse, les origines, il y a tout juste 6 ans.
C'était un samedi aussi. Le 13 décembre 2008, à 21h03. Je faisais alors semblant de préparer mon déménagement vers Toronto, dans un appart (studio) où la vue c'était ça, sur les hauteurs de Belleville, Métro Couronnes, à deux pas du café Le Cannibal :


Paris et sa pollution pour vous offrir des couleurs roses comme nulle part ailleurs... Mais Paris...
A cette époque j'avais une bougeotte extrême, et les pieds particulièrement agités, vers des envies d'ailleurs. A cette époque les copines devenues Toulousaines depuis me voyaient partir une seconde fois sans trop croire que j'allais revenir. A cette époque les copains de la rue de Strasbourg préparaient leur tour du Monde et déjà on envisageait de se retrouver quelque part (10 mois plus tard, ce fut le Pérou).

Joli hasard que celui de réaliser, ce soir comme par hasard, que ce blog à 6 ans. Il est brouillon, il est bourré de fautes, il m'a vu grandir, perdre l'inspiration et la retrouver. Il est passé du stade de "blog pour donner des nouvelles car je suis loin" au stade d'exutoire un peu public, limite indiscret. J'y ai écrit des textes qui rendent mes yeux humides ou me rappellent à de précieux moments que je suis contente de pouvoir parcourir à nouveaux, pour toute la bienveillance et la bonne humeur qu'ils représentent. D'autres mots en revanche, certaines phrases, n'ont tout simplement aucun intérêt (ouiiii c'est vrai aussi!) à part contribuer à représenter en tout et pour tout 334 posts. 335 avec celui qui défile sous mes yeux.

Et puis il y a les commentaires, les petits mots, ici ou sur Facebook, les "like"... Ca rendrait presque addictif, on oublierait presque à quel point c'est là sans rien attendre en retour, à quel point juste un seul retour positif c'est déjà une bien belle attention.

Il s'est passé tout un tas de choses en 6 ans que, fort heureusement, ce blog ne peut relater qu'en partie. Parce que certaines choses m'appartiennent, parce que certaines histoires et certains détails romancés aident à détourner l'attention de ce que je préfère conserver pour moi. Mais il m'est fidèle, dans le ton et dans l'humeur, et me permet souvent de prendre une bonne dose de recul sur mon quotidien.

Alors on lui souhaite un bel anniversaire. Et on ne lui souhaite pas grand chose pour la suite, car ça serait anticiper sur les prochaines aventures. Hors j'suis bien trop flippée, contente, terrorisée, excitée de n'en n'avoir AU-CUNE idée (ou alors une toute petite). 

En revanche c'est extrêmement sereinement que j'attends la suite.
Qu'elle soit naze ou à l'inverse.
Qu'elle soit inspirée ou silencieuse.

xxx

mardi 9 décembre 2014

Ploc Ploc

Dimanche matin, je lève péniblement mes paupières et me fais un réveil comme je les aime : je chope mon portable et branche de la musique toute douce. Parmi mes moments rituels préférés de la semaine, celui là, bien au chaud sous ma couette, le weekend, entre rêves et réveil à écouter des accords acoustiques via le son crado de mon portable est peut être le meilleur.
Dehors il ne fait pas très chaud.
Depuis hier, j'ai (pas vraiment moi en fait mais j'ai des amis formidables) réparé ma tringle à rideaux, elle ne bloque plus ma fenêtre, et pour savourer jusqu'au bout ce petit moment, elle est grande ouverte. J'ai le bout du nez au frais, et le corps bien au chaud.
Après un petit quart d'heure dans ce moment d'apesanteur (oh la moche tournure de phrase bien clichée qui rime), il est temps de démarrer ma journée. Je passe 3 orteils en dehors de la couette, je frissonne, je revêts ma tenue de coton tout doux, c'est dimanche.

Je ferme la fenêtre et vais, comme n'importe quel être humain qui vient de se lever... Faire pipi. (I'm only human you know!). Je rêvasse, attrape éventuellement une lime à ongles qui traîne.
Ploc.
Tiens, c'est marrant ce bruit.
Je finis de limer mon pouce...
Ploc.
Hum, on dirait une goutte d'eau.
Qui tombe sur un truc creux.
Je me concentre, j'écoute.
Ploc.
Ça vient de la gauche ?
Ploc.
Non, de la droite.
Sous l'évier ?
Ploc.
Non plus.
Silence...
Ploc.
A non, ça vient de la juste à coté, le robinet de la chasse d'eau !
Ploc (de validation).
Bon, c'est pas fou, je chope une serpillière (et lève mes fesses de là où j'étais assise mais je ne vais pas TOUT raconter non plus). Je glisse la serpillière là où ça fait ploc ploc. En règle générale ça suffit pour arranger les choses (faire un truc pour nettoyer vite fait et faire comme si ça n'allait plus se reproduire).

Le soir, négligemment, je reviens sur le lieu du crime pour attraper ma brosse à dents quand je réalise que la serpillière flotte sur une flaque.
Bien ! Ça ne s'arrange pas en fait...
Il est 22h30, j'hésite à aller frapper à la porte de mes voisins pour éventuellement voir si ils auraient une idée de ce que je peux faire... Je suis en pilou pilou avec Tom & Jerry dessus. Pas trop envie d'aller saouler mes voisins là... Je mets un verre sous le ploc et réalise assez vite que ça ne va pas suffire. Tant bien que mal je réussis a caler le récipient le plus grand que je peux trouver et qui rentre en largeur. J'estime à environ 4h le temps de remplissage du petit seau.

La seule vanne d'arrivée d'eau que je connais est sur le palier et je pense qu'elle coupe l'eau de tout l'immeuble. Je ne suis donc pas bien sure que ça soit une super idée.

J'ajoute un autre saladier en dessous pour me garantir quelques minutes en plus de tranquillité, ça devrait bien le faire.
Je finis par me coucher.
Je finis par m'endormir.

2h30 du matin, dans un demi sommeil je rêve que je vais vérifier le niveau d'eau dans ma salle de bain et me vois rassurée "ça ne coule presque plus !". Je finis par me réveiller complètement et malgré mon sentiment de sérénité je me dis qu'il vaut peut être mieux aller vérifier dans la vraie vie (In Real Life, comme on dit dans le milieu des URL). J'ai les yeux un peu en vrac et laissé mes lunettes de myopes à côté de mon bouquin (bon OK, Cosmo...), d'un rapide coup d’œil je me dis que tout va bien. Par acquis de conscience je me rapproche quand même pour valider le niveau de l'eau. Ah oui mais non. C'est plein et tout tombe à côté en fait.
Je revois mes estimations : 2h... J'ai deux heures devant moi... 3 grand max et avec un peu de chance.
Et là je m'interroge (on se remet : moi, mon pyjama pilou, pieds nus, 2h30 du matin, devant ma chasse d'eau et donc ma cuvette de toilette) : mais d'où vient cette flotte (bordel de $%#@) ???

Parce que si je n'ai pas coupé l'eau de l'appart, j'ai quand même coupé le robinet d'alimentation de la chasse d'eau. Il n'y a donc plus d'appel. Et la fuite se situe au niveau de l'écrou (oui, ça j'ai bien identifié) donc clairement tout en haut du tuyau. Non sérieusement, toutes les lois de la gravité sont défiées !!
Je suis une buse en plomberie donc si quelqu'un peu m'expliquer, je suis preneuse !

Quoi qu'il en soit ... Il me reste moins de 6h de dodo avant de démarrer mon lundi et j'anticipe déjà de devoir me lever 2 fois. D'un coup j'ai l'impression d'être une femme qui a récemment accouché et doit s'occuper d'un truc en couches. L'enfer sur terre pour moi c'est peut être essentiellement de fractionner mes nuits. Mais ne voulant pas transformer l'incident en dégât grave incluant les voisins, je me soumets aux dures lois de l'incontinence de mes toilettes (douce ironie).
Par deux fois je me lève donc et vide, religieusement, cette eau qui coule, dans le réservoir de ma chasse d'eau pour minimiser le gaspillage. Ô! sainte eau bénite de la chasse d'eau qui fuit, tu es en train de m'achever.
8h le réveil sonne (horaires de parisienne). Non seulement je ne vais pas faire l'aller retour avec le boulot toutes les 3h mais qui plus est là je suis KO. Donc j'attends 9h30 (et un nouveau vidage de seau au passage) pour appeler l'agence qui gère mon appart et les laisser me trouver un plombier que j'attendrai sagement. Entre temps je m'enroule à nouveau dans ma couette. Je l'aime d'amour cette duveteuse en plume de canard !

Je me décide à me lever pour faire acte de télé-présence au boulot, m'agacer devant certains emails, essayer de remettre mon cerveau (tout KO) en ordre de marche. C'est lundi matin. Finalement là-bas ou dans mon salon, c'est pareil. Sauf pour la tenue. Je suis toujours en pilou Tom & Jerry quand le plombier me rappelle. Il sera là vers 11h30. Le temps d'une douche j'ai les cheveux encore humides quand il sonne. Alors on dégage un peu le passage. Je lui montre la vanne pour couper l'eau que je connais.
C'est le gaz.
OK... Donc j'ai bien fait de pas tourner le robinet alors hein !
Non en revanche sous le robinet de ma cuisine, là se trouvait la clé du bonheur de ma nuit.
Aaaaaaah ! (illumination dans le regard)
En 5 minutes le robinet est changé et ses joints avec. "Voilà mademoiselle !"
- Mais donc là ça se passe comment, vous faites un retour à mon agence ?
(regard de sympathie du plombier :)
- Bah ça normalement c'est à la charge du locataire, mais bon, je vais dire que ça vient d'ailleurs, des toilettes, comme ça c'est bon (il ramasse ses affaires). C'est mieux, on va s'arranger comme ça. Ça sera pour votre propriétaire...
- Ah bah c'est gentil hein. Merci !
(Parfois, être en jupette courte et les cheveux humides, n'en déplaise à mon côté féministe, ça peut aider...)
- Sinon ça vous coûterait 94 euros !
La magie des effets permettent
de faire des photos "artistiques",
même avec des robinets de chasse d'eau...
- 94 euros pour changer un joint !?
- Bah y a pas que ça. Le déplacement, et puis à Paris on ne trouve plus de place pour se garer. Et ne vous plaignez pas, en 2020 ça sera pire !
- Pire ?
- Bah oui ils veulent interdire les voitures au diesel !! Non mais franchement c'est N'IMPORTE QUOI cette politique pour les riches là ! J'vous le dis moi.
(Il est déjà dans l'escalier sur le départ. Il est temps pour moi de stopper la conversation. J'ai pu faire taire la féministe en moi (pour le prix d'une paire de chaussure, no less), mais l'écolo, ça va devenir compliqué - féministe ET écolo, oui c'est un peu le gros lot ma bonne dame).
- Merci encore ! Au revoir !

Vous serez ravis de savoir qu'a 22h ce lundi soir mon sol est sec et tout va bien du côté de ma chasse d'eau.
Je m'apprête à passer une nuit... AU TOP !

xxx

dimanche 16 novembre 2014

Something to do with stars

Jeudi, 11h23. Je sors d’une réunion ennuyeuse à mourir avec mon boss, son adjointe et une des nanas que je manage. Au préalable c’est toutes portes ouvertes que mon boss et moi nous sommes hurlés dessus, là, comme ça, comme 2 personnes trop énervées pour avoir la moindre conversation constructive mais qui s’obstinent néanmoins à vouloir avoir le dernier mot. En guise de conclusion à cette chouette succession de moments, c’est sur le départ qu’il m’a remis ma lettre signifiant le refus de m’attribuer mon DIF.
Nous sommes jeudi, il est 11h23, j’ai les pieds qui me démangent d’aller voir ailleurs, et pourquoi pas, dans un premier temps plus fun et insouciant, d’aller danser. J’ai le sourire qui a envie de s’allumer avec des gens qui en valent la peine. Alors je relance. Quelques jours au préalable, j’avais lancé cette innocente invitation pour aller boire un verre. Les copines répondent présentes pour certaines d’entre elles. Ça sera samedi…

Samedi, 19h15. Le rendez-vous est dans un peu plus d’une heure, je pose sur mes yeux le troisième trait de crayon, ajuste l’intensité du noir, repasse une couche de mascara. Mes yeux sont travestis. Sous mon pull le tee-shirt blanc laissera apparaître mes dessous noirs. Mes cheveux sont lissés et ajustés. Je chausse mes bottines rouges Patricia Blanchet. Quelque soit la suite de la soirée, je suis parée à me sentir à mon avantage.

20h30, la première copine est à l’heure.
Les deux suivantes n’arriveront que vers 21h15 ou 21h30. Nous discutons, entamons assez largement les bretzels, faisons défiler les spritz en les attendant. Et puis nous voilà 4. Viens l’heure du burger. On échange, raconte les derniers potins, les dernières histoires, les derniers « must know ». 23h30, l’une bosse demain, l’autre est maman, ne restent finalement que la première copine et moi.
Son mec, son chouchou, son chéri, son mari est à quelques pas, avec des potes, quartier des Abbesses, ils boivent des verres. Nous les y rejoignons. Ils sont 3 potes. Nous discutons. Une soirée parisienne…
La suite se joue au bus palladium, au milieu de la foule, au milieu des gens, au milieu du bruit. Petit à petit la salle se remplie. Dans nos dos on pousse, de plus en plus, de plus en plus fort. La lumière est aveuglante, la musique me va bien. Gaby tu devrais pas me laisser la nuit, les histoires d’amour finissent mal en général, j’ai tellement besoin d’amour, de tes bras, ta voix de velours. Alors mes yeux se ferment pour échapper aux stroboscopes, m'évader et pour cacher de mon champ de vision la copine et son homme, les chanceux qui échappent à la règle générale de Catherine Ringer.
1h50, je cherche les toilettes. La queue est là mais raisonnable. Dans la glace, face au lavabo, face à mon reflet, mes yeux sont cernés du noir dont ils étaient sertis quelques heures plus tôt. Je prends le temps de remettre les choses à leur place, derrière moi on attend, je m’excuse, on se sourit, on se comprend. La haut c’est la jungle et chaque groupe de copine pour soit. Ici bas il n’y a que nous et les sourires sont mieux-veillants.
De retour dans la foule, l’un des 3 garçons qui m’accompagne se fait draguer joyeusement depuis le début de la soirée. Alors c’est ça les nouvelles règles du jeu ?? Ce sont les nanas qui viennent draguer ces jeunes hommes ? Ce qui est sur c’est que nous sommes un groupe de 2 filles et 3 garçons. Autour de nous je ne vois qu’elles. Et quand ces messieurs s’en vont au bar, la magie opère et sans même que je ne le comprenne, nous sommes cernées de ces garçons en moins de quelques minutes. Que personne ici ne se leurre : la drague est ouverte et la danse peut n'être qu'une excuse.
Moi, dans ces lumières, dans ces jeux de regard et ces paroles criées aux oreilles des uns et des autres pour s’entendre, je suis perplexe et un peu perdue. Depuis combien de temps ne suis je pas rentrée dans ce dating world ? Quelles en sont les règles ?
Ce matin encore je pensais les yeux humides à cette histoire, à cet homme qui m’a brisé l’égo avec le cœur. Depuis lui, depuis longtemps, il n’y a rien eu ou si peu, de jolies histoires qui font du bien, mais des histoires filantes…
On rencontre des garçons, personne ne sait vraiment si on est en couple ou non, on se rappelle, parfois, et puis souvent, au bout de 3 semaines, on disparaît. Comme ça. Life is magic. Ne nous laissons même pas le temps de nous connaître.
Alors ce soir c’est décidé : laissez moi vous regarder, vous, là tous, qui semblez parfaitement maîtriser ces codes que je ne mesure pas, ou en tous cas donnez si bien le change. Que faites vous ? Que vous dites vous ? Qu’échangez vous ? Qu’espérez vous ?

Vers 3h du matin la musique commence à sombrer dans des beats un peu trop mécaniques. La sortie m’appelle. Dedans on fait la queue pour sortir. Dehors on fait la queue pour entrer. La nuit parisienne ne fait a priori que commencer pour certains d’entre nous mais mon travail d’ethnologue s’est achevé sans encore avoir compris.

On se bise, là, sur un trottoir de la rue Fontaine. Il est l’heure de se quitter, moi, je rentre à pieds. Une dernière tentative d’approche par des loulous qui cherchent une nana pour rentrer avec eux au bus palladium. « Moi j’en sors, alors bonne nuit messieurs ». Je glisse les écouteurs dans mes oreilles et laisse l’aléatoire de mon ipod jouer sur la playlist restreinte que je lui ai confectionné. Le hasard lui fera choisir le chanteur à la guitare folk qui m’a rappelé que la vie n’était que ce que je voulais en faire. Je remonte vers la place de Clichy et vers chez moi. Mes pensés partent seules vers cette autre histoire filante, cet autre garçon qui m’a fait comprendre que les nuits de Paris avaient leur règles et que je ne les maitrisais pas. J’ai laissé sur son numéro de téléphone, dans mon portable, un point d’interrogation en guise de réponse a son soudain silence.

Parfois, Paris me laisse songeuse… Et ce soir, entre les histoires d’amour qui finissent mal, ce noir sur mes yeux et mes dessous, et mes bottines Patricia Blanchet, Paris me laisse avec un songe souriant… Le songe vers ces histoires qui m’ont laissés avec mes doutes, mais qui ont fait naitre en moi de nouvelles curiosités. Je sais avoir fait mon petit effet ce soir. Mais je rentre seule et protège mon cœur car j’ai deux bonnes étoiles au dessus de moi pour me rappeler que j’ai encore un peu à apprendre…

Aussi filantes soient-elles, les étoiles.

xxx