mardi 7 avril 2015

Expédition à la FNAC

J'adore les librairies. C'est un peu mon triangle des Bermudes. Je pourrais y rester des heures, à regarder les couvertures de bouquins, les nouvelles sorties, les vielles éditions, et, un peu comme dans un magasin "Des petits hauts", j'ai besoin de prendre sur moi pour ne pas tout acheter. En revanche on parle ici des librairies de quartier, les petites, avec une âme et avec l'envie de mettre des auteurs inconnus en avant.
Seulement là je cherchais ça :


Ça, c'est ma nouvelle Bible : le guide de la pige édition 2011, 2012, fortement recommandée par mes nouveaux mentors. Oui, vous avez bien lus, édition 2011, 2012. Non il n'y a pas plus récent. Bon de toute façon, le monde des media en 3 ans ça n'a pas du changer tant que ça hein ?! (J'déconne....). Quoi qu'il en soit, c'est le genre de titre un peu spécialisé qui nécessite soit de passer commande, soit d'aller dans un bon gros truc bien mastoc genre FNAC. Alors me voilà partie avec pour unique consigne de ne pas dépenser plus que le prix de CE bouquin. J'ai les fins de mois difficiles et un gros besoin de mettre des sousous de côté. I'm on a budget. 

Bien évidement ce fut un fail, et dans mon panier, j'ai fini par repartir aussi avec ça et ça. 


2 euros + 3 euros, vous me direz, c'est pas la ruine. Oui mais 5 euros c'est quand même le prix d'un diner et parfois, tout de même, j'ai faim. 
Anyway : Voltaire traité sur la Tolérance m'a fait de l'oeil quand je me suis perdue au rayon je-sais-plus-quoi, mais rien à voir avec Voltaire. Comme je suis dans mon challenge un mois = un classique, que je viens de finir Flaubert (chiant) et que je suis à la page 70 de Malraux (très prometteur), je me dis qu'un petit Voltaire de 130 pages trouvera bien sa place à un moment ou à un autre de l'année. Et puis quelques mètres plus loin, le Petit traité d'intolérance de Charb a fait écho. J'ai feuilleté et le "Mort aux lecteurs de journaux gratuits !" m'a interpellé. Je me suis dit que c'était moche de tomber dans ce genre de pièges marketing (et vas y que je te balance de la réédition depuis le 7 janvier), mais je pense que j'ai raté l'occasion de connaitre Charb du temps de son vivant, et je pense que c'est dommage. 

J'ai fini mon tour et au détour d'une allée, je suis tombée sur ça (horreur, effroi et la musique qui va bien) :


Le rayon "relations"... Quand je vois les titres mis en avant (et donc qui doivent attirer l'oeil et, j'imagine, fonctionner), je me dis que finalement, c'est peut être pour ça que le célibat m'a juré fidélité : Ce que veulent les hommes, Comment reconquérir son Ex..., Comment trouver l'homme idéal, Séduisez, etc.
Vomi.
Non, clairement, je ne suis pas prête à en passer par là, je suis une désespérée de la thèse de la "magie magique" qui fait pouf et hop, ça fonctionne... bon et puis après on fait des concessions. Alors les grimoires de potions et eléxires pour forcer la chance, ça m'agresse. 

En me dirigeant vers la caisse je suis tombée nez à nez avec le rayon papeterie. Hors j'ai un énooooorme faible pour les carnets Moleskine (certains seraient perdus sans leur portable, moi c'est mon "agenda", papier, écrit, là où je consigne rendez-vous, notes et grandes idées) et je voue un culte d'amour pour les feutres noirs. Alors j'ai fait un petit tour. En me promettant de ne rien emporter avec moi...

Voilà, l'histoire est fini merci, point final.

Pour de vrai... J'ai craqué pour un signpen made in Japan à la mine canon. 


Sauf qu'arrivé à la caisse bizarrement il était déjà dans mon sac au côté de son copain Moleskine. il était déjà mien. 
Oui je sais c'est moche, mais c'était en hommage à celle qui se reconnaîtra. 
You can be proud love! (j'ai de très mauvaises fréquentations). 

xxx

vendredi 3 avril 2015

PUTAIN PUTAIN PUTAIN (oui, avec toutes les lettres et sans faire semblant) : j'ai interviewé FAUVE.



Tout a commencé il y a un an. Autour d'un verre, nous étions 3. Et j'ai profité de cette fin de journée un samedi après-midi pour lever le voile de mes questions :
- Dis, j'ai vu une vidéo sur FB où tu étais "mentionnée", un truc en rapport avec FAUVE...
- ... Ah oui, c'est mon pote, il a monté L'atelier éphémère, il fait de la sérigraphie. Il est pote avec un des mecs de FAUVE et du coup il fait de la sérigraphie sur les vêtements des spectateurs pendant les concerts au Bataclan. Je lui ai filé un coup de main, ça m'a permis de voir le concert. Tu connais FAUVE ?
- Ah oui je connais FAUVE, je connais bien FAUVE, j'ai découvert il y a quelques semaines, j'aime beaucoup, mais je suis hyper curieuse de ce que ça peut envoyer en concert.
- C'est pas mal. Un peu naïf parfois dans les textes, mais pourquoi pas. Et ils ont une bonne énergie.

Ça a donc commencé comme ça, au détour d'un verre.

Quelques jours plus tard, alors que je trottinais dans le 15ème sur mes talons de 12, mon portable a vibré. J'étais à la bourre, je devais rejoindre la salle de réunion d'un client. J'ai fouillé mon sac tout en accélérant le pas, cliqué de mon doigt habile sur l'écran tactile :
Ola ! Fauve ce soir ça te dirait ? Dis  moi vite
Le soir même, alors que je partais le lendemain vers un autre client à 2h30 de train de Paris, sans avoir (encore) fait le contre-rendu des réunions du jour, mon slim et mes talons nous déhanchions donc aux rythmes d'un groupe "engagé, révolté, avec une vision du monde cruelle, réaliste, en recherche un peu désespérée de grandes touches d'optimismes et d'envolées positives." (c'est de moi, la citation, mais dès que je parle (souvent) d'eux je remets cette phrase) (je radote).
C'était kiffance. Ça m'a fait du bien. La compagnie était au top. Et l'énergie sur scène bien présente. 

Ça aurait pu s'arrêter là. 

Mais depuis l'année dernière, je me suis lancée dans des projets que nous qualifierons de "autres". Des projets qui m'amènent à rencontrer des gens qui font des trucs un peu différents et qui veulent communiquer avec le reste du monde, des gens qui proposent un "message". Au détour de ces "autres" projets je ratisse mon réseau, les gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens, et voilà comment, qui ne tente rien n'a rien, je me suis retrouvée à prendre RDV pour une interview avec FAUVE (tout simplement). 
Un premier email adressé à celui qui gère leurs "relations web". En l'écrivant j'ai la quasi certitude qu'il est plus jeune que moi le minot, mais j'en sais rien, et puis ça ne veut rien dire, alors je fais mon blabla d'introduction toute polie et pleine de vouvoiement.
Il me répond 10 jours plus tard, alors que j'anticipe déjà mes quelques jours de break à venir à Toulouse. Il me propose une "rencontre informelle en fin de journée avec les membres du groupe et d'autres bloggeurs" pour le lundi suivant.
PUTAIN PUTAIN PUTAIN ! Mais je suis pas là Roger, je suis à LouseTou, ça le fait pas du tout là ce délire, NOOOOOOOOOON !
Contrairement à toutes les apparences (je vis seule, mes apparences m'appartiennent), je fais une réponse calme posée et professionnelle : Je ne suis malheureusement pas à Paris, mais sais tu si d'autres dates sont d'ores et déjà prévues ? (Il a décidé qu'on se disait "tu" et que je pouvais redescendre d'un registre).
PUTAIN PUTAIN PUTAIN : réponds....
Il répond. 
Il dit oui, on se tient au jus (en gros). Je re-précise que c'est bien à lui de me re-contacter (et de ne pas m'oublier, hein ? dit !). 

On en est là quand je pars prendre mon avion avec l'idée que ce PUTAIN de mauvais timing va me jouer quelques tours. 
Toulouse passe, beaucoup trop vite. Et puis juste avant de repartir vers Paris, Il revient, lui, là, l'email.
Est-ce que lundi, même heure, même endroit c'est possible pour toi ?
Tout ce que j'ai c'est "rencontre informelle en fin de journée avec les membres du groupe et d'autres bloggeurs". Mais sinon oui lundi je suis dispo (je reprends à bosser mais sérieux même si tu me dis RDV à 16h en banlieue j'y serai). Viennent enfin les premiers smileys (c'est bon, on peu se lâcher, on est pote) et LA réponse "ah oui c'est vrai, alors bam voilà l'heure et bam bam, voilà l'adresse, le code, l'étage".
PUTAIN PUTAIN PUTAIN : dans 5 jours, je vais rencontrer FAUVE pour "discuter". 

Je prépare un peu mes questions, disons que j'identifie les thèmes que je veux aborder. J'aime moyen l'idée d'être en face d'autres bloggeurs (qui quoi quand pourquoi), il faut que je m'assure de bien aborder les thèmes qui m'importent et pas juste de faire ma timide dans mon coin (ouais j'ai un peu un dédoublement de personnalité et autant certains n'y croient pas du tout à ma timidité, autant, pourtant, c'est vrai). Pour le reste, on verra comment ça file. 
Et nous voilà au lundi. 
A l'heure qu'il faut je prends mon sac. Je chope le métro qui m'emporte juste devant le Natalis où, il y a 10 ans, je vendais de la poussette MacLaren à tour de bras. J'ai 10 minutes d'avance. 
PUTAIN PUTAIN PUTAIN : ça se fait pas d'arriver en avance. Je tourne. En rond. Dans le quartier. Il est moins une. Je suis en bas de l'immeuble. Je tape le code. 
PUTAIN PUTAIN PUTAIN : je sais pas où je vais, mais le code fonctionne. Reste calme, maîtresse de tes émotions (genre je sais faire). 
- Ah, mademoiselle, vous savez qui a fait ça ? Me dit un monsieur devant l'ascenseur en désignant la porte où un verre a été brisé et remplacé par un bout de carton.
- Euh (après plusieurs retranscription d'interview (4) à écouter ma voix en boucle, je peux décemment dire que j'ai forcement dit "euh", je dis "euh" TOUT LE TEMPS)... C'est à dire que, je n'habite pas là ! Répondis-je
- J'ai vu des jeunes qui tournaient là autour l'autre jour et voilà. Non mais franchement ! ... Il part jeter sa poubelle, l'ascenseur arrive, je me faufile "oui, allez, salut, bisous, laisse moi me concentrer" que je me dis en mon fort intérieur. Inspiration, expiration, j'arrive à l'étage, je fais dring sur le bouton sonnette (PUTAIN mais je suis chez quelqu'un là !?)
La porte s'ouvre.
Une jeune fille côté appartement. Moi côté parties communes
- Oui ?
- Oui, bonjour, c'est Elise.
- Oui ?
- Euh, je viens voir FAUVE.
- Ah oui, d'accord, c'est au bout du couloir.
J'entre. Le couloir, à gauche. Je la regarde, montre la direction comme pour valider. Elle hoche la tête comme pour valider. J'arrive dans un salon où sèchent des jeans et des caleçons (peut-être j'exagère, je romance un peu). Sur le canapé et malgré les contre-jours de la mise en scène, je reconnais le chanteur (ses lunettes le trahissent). 
- Oui ?
- Oui, bonjour, c'est Elise.
- Oui ?
- Euh, c'est Roger qui m'a dit de venir là (et pourquoi c'est tout chelou là l'ambiance, et pourquoi tu sais pas qui je suis, et pourquoi la vie est injuste ?)
- Ah ! Merde, d'accord, mais c'est pas là les interview aujourd'hui
- ... (PUTAIN PUTAIN PUTAIN)
- Je vais l'appeler pour savoir ce qui se passe
- hu-hum (PUTAIN PUTAIN PUTAIN) (sourire de façade) (non je suis pas une tarée groupie avec un sourire de psycho, attends je détends mes lèvres) (c'est mieux là ?) (on dirait pas, t'as pas l'air super super à l'aise toi non plus) (PUTAIN PUTAIN PUTAIN)
- (Au téléphone :) Blablabla, problèmes d'emails, blablabla, Bastille, blablabla, bah non là c'est trop tard, aucun souci je vais faire l'interview, c'est pas grave. Il raccroche. 
- ... (sourire)
- Apparemment il a eu deux ou trois soucis de mails mais c'est pas grave on va faire le truc tranquille entre nous. Désolé pour l'accueil un peu froid mais je t'avoue j'ai un peu flippé. Y a une nana là qui a chopé mon numéro et qui veut absolument qu'on se revoit, on a discuté un peu à un concert mais j'ai pas eu un feeling de ouf. Et là du coup je sais pas, j'ai eu un coup de flippe...
- (PUTAIN PUTAIN PUTAIN je vais faire l'interview, moi, là, toute seule avec le chanteur de FAUVE, décrispe Roberte, you're all good...)

La suite est donc là. 
J'ai décrispé et enchaîné les "euh, et du coup" comme une neuneu (je vais déposer un copyright je pense). J'ai réussi à lui décrocher quelques sourires. Et je pense qu'au bout des 45 minutes passées ensemble, il s'est effectivement dit que je n'était pas une groupie folle dingue. Suis restée super pro. 

Ce fut effectivement all good. 
On ne sait pas trop de quoi demain est fait, mais on sait que j'aurais au moins fait ça, et que c'était kiffant. 
Eux, ils croient aux miracles. 
Et un peu comme toutes les autres personnes que j'ai rencontré par l'intermédiaire, grâce ou sous l'excuse, de mes projets "autres", ils croient bien forts que les gens sont, d'une façon générale et contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, bienveillants. Qu'il y a plein de positif à construire. Là. Tout autour. 

Moi je crois aux fées et aux étoiles. 
Et là en ce moment, l'idée que tout est possible (même si ça veut dire bosser comme une ânesse), elle me réconforte pas mal. 
C'est aussi ça de gagné. En plus.

xxx

mardi 24 mars 2015

Tu crois que je t'ai pas vu de mon coin d'l'oeil ?

Déjà, je revenais de Pantin. Tu vas me dire : "qu'est ce que tu faisais à Pantin ?". Et bah je préparais mon avenir figure toi. Comme c'est un sujet qui m'est un peu sensible, on ne va pas s'étendre pour le moment, mais sache que je suis d'humeur "à fleur de peau" ces derniers temps. Alors c'est sûrement pour ça.

Parce que tu vois, quand je me suis posée la question de descendre à Jaurès ou à Stalingrad pour faire mon changement 5 - 2, j'me suis dit que j'aimais pas Stalingrad, alors tant qu'à faire j'allais me taper les couloirs de Jaurès. C'est là qu'on s'est croisé. J'avais mon ipod sur les oreilles. Mon sac rouge en cuir que j'aime j'aime. Mes Veja roses qui m'ont réconciliée avec les baskets (parce que sérieux les runnings c'est moche). Ma tunique pas bien longue. Mon hoody Venice Beach. Et des collants gris. Bref l'uniforme du moment, la tenue facile qui va bien avec mes humeurs occupées et s'accorde à ma non coiffure (gros besoin d'aller faire un truc sur la coupe là).
En d'autres termes je ne ressemble pas à grand chose en ce moment.

Tu vois, là déjà, tu commences à comprendre que j'étais pas prête pour la rencontre, pas prête pour te sentir adapter ton allure à la mienne quand tu t'es positionné à ma gauche, mais juste un peu en retrait.  Quand ensuite j'ai accéléré le pas et que je sentais ton ombre, j'ai pas kiffé. Et très honnêtement, je pense que tu ne me voulais pas grand chose, mais tu vois, j'aime pas sentir que tu me regardes du coin de l'oeil, ralentis pour savoir si je vais à droite ou à gauche, et comme de par hasard, j'ai pas aimé que tu choisisses toi aussi d'aller vers la porte Dauphine. Là tu m'as parlé, sur le quai. J'aime bien laisser le bénéfice du doute et éviter de croire que tous les mecs sont des agresseurs en puissance, alors j'ai fait semblant de t'écouter en enlevant un écouteur que j'ai remis bien vite. Non franchement, je ne pense pas que tu me voulais du mal. Tu bafouillais trop dans ton français mal assuré, et puis j'ai bien vu qu'avec mon regard pas forcement hyper open, t'as pas voulu poussé trop loin la discussion. Sauf qu'à cette heure là la ligne 2 était blindaxe de chez blindée. Et j'ai pas aimé que tu sois dans mon dos. Je pense, sincèrement que tu ne l'aurais pas fait, mais il n'aurait pas fallut que tu t'avises de poser ta main trop près de la mienne sur la bar dégeu du métro, ou même ailleurs. Parce que j'aurais taper mon scandale. Faut pas trop me chercher en ce moment. T'as qu'à voir ce que j'ai dans la playlist qui anime la BO de mon mois de mars.

Il pleuvait. Il parait que c'est le printemps. Mais il pleuvait et ça caillait un peu pour ma tenue pas hyper couvrante. Sauf que "tant pis". Deux arrêts plus loin, je descendais et finissais le trajet à pieds. La Chapelle - Place de Clichy, j'étais pas complètement rendue. Il y a eu cette flaque d'eau qui m'a pourri mes shoes. Cette pluie relou qui traversait ma capuche et abîmait mon joli sac. Cette file d'attente devant le grand Trianon et La Machine du Moulin Rouge, les trottoirs encombrés, les touristes de Pigalle qui n'avancent pas. Et puis le mec, devant le Tati, qui s'est dit que c'était le bon moment pour me vendre des lunettes de soleil.
J'étais saoulée, j'étais trempée. Mais j'étais dehors et plus confinée dans un métro trop bondé.

Tu me voulais sûrement pas grand chose de plus que juste papoter 2 secondes. Mais tu vois Roger, c'était pas le moment. Et pour la énième fois, une nana, quand elle se sent épiée, ça la fait juste flipper. Ça lui donne pas envie de tailler le bout de gras.

xxx

PS : BTW, un crash du genre incompréhensible en boucle dans les media, ça va, tout va bien... Ma flipaille de l'avion se porte super bien merci !

dimanche 15 mars 2015

Tata Elise

C'est sous la couette et alors que la température ne doit pas dépasser les 15 degrés chez moi que je m'adresse à toi, lecteur. Comme, pour d'excellentes raisons d'ailleurs, je dois faire de grosses grosses économies (si on m'aime, on prie pour moi dans les prochaines semaines, si on ne m'aime pas aussi d'ailleurs, je ne peux me passer d'aucune onde positive, même malveillante, oui je sais ça ne veut rien dire, et oui je sais je fais des parenthèses à rallonge, mais tout ça pour dire : bientôt une bonne nouvelle, il le faut !), j'ai décidé que c'était presque mi-mars et donc que je coupais le chauffage. Résultat des courses : dans quelques heures je pense pouvoir écrire mon prénom sur la glace qui se sera formée sur mes fenêtres.
Quoi qu'il en soit, les vacances sont terminées. Ça craint sévère.
Morbihan

Parce que c'était bien.

Je ne te raconte pas la dose d'amour que j'ai pris :
- En arrivant à l'école de mes mini nièces d'amour quand l'excitation les a fait hurler dans la garderie en me voyant avec ma soeur, leur mère. Et vas y que je remonte la jupe jusque sous le menton (âge béni où tu te fiches complètement d'avoir une réaction exagérée, tu ne contrôles pas, tu laisses tout sortir, c'est bonheur, c'est cadeau !).
Bonnin forever
- En prenant la plus mini des deux sur mes genoux, elle qui sert si fort quand elle fait des câlins et dit "je t'aime Tata-Elise" de sa petite voix et du haut de ses 3 ans, elle qui rigole si bien lorsqu'elle me fait des queues de cheval avec ses mains (j'y ai laissé quelques cheveux au passage).
- En nous réunissant pour l'anniversaire de ma chère maman.
- En regardant la reine des neiges pour la deuxième fois en 3 mois, avec les mini nièces qui connaissent les paroles des chansons (et l'essentiel des dialogues du film en fait) par coeur (le 2 est en préparation, je répète, le 2 est en préparation).
- En savourant ma brioche bonnin de retour sur Paris, fraîche du jour, pas trop cuite, pas écrasée du train. Moi je dis : quand c'est bon comme ça, c'est forcément fait avec amour.
Bun - Les coudes sur la Table
- En allant a Toulouse, chez les copines qui
manquent manquent manquent à Paris... Parce que sérieusement, avec qui d'autre je peux en arriver à me demander si il est possible de se pisser sur le mollet, ou pas ? (La réponse est oui à priori, on pense avoir trouvé la position adéquat) Ou même évoquer (critiquer, bitcher sur) les blogueuses mode ? Et puis à quand l'ouverture des Coudes sur la table à Paris ? Là encore, quand c'est bon comme ça, c'est que y a de l'amour dans les casseroles (avec l'accent pour faire comme Maïté).
Et puis pour toutes les autres raisons que j'ai oublié, vu que d'une façon générale pendant ces 17 journées je n'ai croisé que des gens que je kiffe, et ça, ça... C'est bon !


Parce que c'était studieux. Un peu. Ici on ne s'est pas trop vu, mais là-bas un peu plus. Et puis j'ai publié la première partie de la seconde interview que j'ai fait de toute ma vie. J'ai mis 4 semaines. Beaucoup beaucoup trop de temps donc. Surtout que la rencontre était chouette et le sujet assez passionnant. Bref "vas-y voir", ça parle d'un street artiste qui s'appelle KAN et du street art en général, et franchement c'était bien et franchement j'espère avoir réussi à en faire un truc pas trop dégeu, parce que retranscrire 1 heure 30 pour une nana comme moi incapable de faire dans la synthèse, c'est challenge ! (La suite cette semaine si tout va bien).
J'ai des trucs franchement chouettes dans les tuyaux. Je ne devrais pas faire du teasing sur des bidules pas encore concrétisés, je pars donc du principe que c'est un poste porte-bonheur, parce que franchement y a du lourd !
Colliours
Je n'ai pas forcément fait tout ce que je voulais faire, mais j'ai bien avancé, et pris du temps aussi. Franchement.

Et enfin parce que j'ai un nouveau prénom. Tata-Elise. Prénom composé.
Y a qu'à voir la tête des mini nièces quand on leur demande comment elle s'appelle tata Elise : "bah, Tata-Elise voyons!". L'ajout de la particule s'est confirmé quelques jours plus tard, lors de mon saut de puce vers les plages de Colliours : si la Chiqui de ma copine de lycée avait bien compris que c'était Elise la copine de sa maman et non pas sa tante Elise, soeur de sa maman, avec qui elle partageait son picnic, ça ne l'a pas empêchée de m'appeler Tata-Elise (donc) toute la journée. "Tata-Elise, la copine de maman".
Oui ? Qui me parle ?

Sur la plage de Colliours j'ai mangé la première glace de la saison (2 boules : menthe chocolat et chocolat noir, on s'dit tout). J'étais en short (OK, avec collants = ma tenue fesses à l'air de l'hiver). Presqu'en T-shirt. Quand je te dis que l'hiver est terminé et qu'il est temps de passer au printemps, saison des nouveaux projets !!

xxx

PS : Ah oui et puis j'ai fait ça aussi (aka jouer avec un petit crâne), qui fait toujours du bien quand on voit le résultat post retouche et après tri des photos... (oui j'ai tendance à la tête baissée et aux yeux fermés - suis pudique !) - photos non libres de droits, gnagnagna...

mercredi 4 mars 2015

T'en veux d'autres ?

Ce midi, alors que j'avais mon pain de la boulangerie bio dans la main droite et que je faisais la queue en attendant mon grec, pain galette, sauce blanche, salade / tomate / oignon, sans frite, je me suis dit que j'avais un rapport à la bouffe peut être assez personnel.

Déjà, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive : quand je ne suis pas très bien, j'ai envie d'un Kebab. On ne parle pas de "pas très bien" dans la tête, non non. Plutôt genre lendemain de cuite ou, comme c'est le cas aujourd'hui, lendemain d'une nuit pourrie à maudire ce que j'avais pu manger la veille au soir. La gerbe* quoi (glamour du jour bonjour !).
Va comprendre Charles. N'empêche que le doc m'a dit un jour : "quand vous n'êtes pas bien, mangez avant tout ce qui vous fait envie". C'est vous l'doc, doc ! Suis pas contrariante.
Et puis il y a le reste...
Si je vais régulièrement au macdo, je fais aussi mes courses a la biocoop et consomme des produits de saison (la tomate du Kebab ne compte pas).
Quand j'ai la tête qui vrille et les idées obscurcies, je ne peux rien avaler. Quand j'ai la dalle, c'est que j'ai globalement la forme.
Je mange rarement à heures fixes (un peu plus quand je suis avec des gens).
Je suis incapable de prévoir la liste de ce que je vais manger à l'avance : une chance sur deux pour que je n'en n'ai plus envie au moment M ou que l'on propose un contre-plan à mon gratin de pâtes, laissant les aliments se perdre dans mon frigo. Je déteste gâcher et trouve un sentiment chelou de satisfaction quand mon frigo est vide : c'est que je ne suis obligée de rien, aucune date de péremption à respecter, tout est à inventer (où comment je traduis sur mon frigo mon esprit libre et les cheveux au vent...)

Il était 13h30 quand je suis allée chercher mon grec, alors forcément c'était heure de pointe, et j'ai eu le temps de penser à plein de trucs métaphysiques comme ça.
Du coup je partage !

Un dernier point dont je souhaitais m'entretenir avec vous (on est formel ou on ne l'est pas). Ce weekend, j'ai appris que peut être (toujours pas très sure que ce soit vrai), ce n'est pas français de dire "t'en veux d'autres ?", à table notamment, quand il ne s'agit pas de parler de quelque chose de dénombrable.
Par exemple :
- des cacahuètes sur la table : "T'en veux d'autres" = OK
- de l'eau dans le verre : "T'en veux d'autre ?" = KO
Sérieusement ??
Parce que c'est tout un pan de mon existence qui est remis en question ici. Il suffit d'une table basse et d'un apéro parfois pour lancer de grandes discussions d'ordre fondamental.

xxx

"La Gerbe d'Or" aka the golden sheaf of wheat
* Ce mot, je l'aime bien, parce que quand j'étais à Sydney, je bossais dans une boulangerie qui s'appelait "La Gerbe d'Or". On nous demandait souvent ce que ça voulait dire, et on avait, sur un bout de papier, noté la traduction "the golden sheaf of wheat" (10 ans plus tard je m'en souviens encore alors que je ne l'ai plus jamais employée). Pour la blague, entre nous, c'était "golden vomit". Et ça me fait toujours rigoler...

jeudi 26 février 2015

H-7

Aujourd’hui c’est le dernier jour avant les vacances.

Je me souviens, quand j’allais à l’école (forever ago), le dernier jour c’était souvent relâche. En cours de français on regardait des films "adaptés" d’un roman, les récrés étaient plus longues, en anglais on jouait les scénettes du bouquin Apple Pie et à la cantine, y avait des frites.
Depuis j’ai grandi. Résultat des courses mon nombre de jours de vacances s’est considérablement réduit et surtout je dois les poser quand Micheline n'a pas pris les siens, que Roger est revenu, et "idéalement si Robert pouvait être là quand toi non, bah ça serait mieux". Les joies de bosser dans une PME.
Ajoutons à cela la liberté (chérie) qui m’incombe (antinomerie) ça se fait souvent qu’arrivée à quelques semaines de la fin de validité de mes congés, c’est Byzance en nombre de jours restants. Et là bam ! 2 semaines d’une coup que j’m’en vais vous poser chefs, ajoutons à cela mon vendredi du 4/5ème et c’est 17 journées de folies qui s’ouvrent à moi. Sauf que ce qui vaut pour moi ne vaut pas pour mes camarades… Et c’est moyen relâche dans les bureaux.

Dans la réalité, je dois quand même dire que tout fou l’camp.
Sous mes yeux ce ne sont plus des cernes, mais des petits coussins pour maintenir mes yeux ouverts. L’efficacité est limitée et je sens que ça tire sec sur les côtés pour maintenir la paupière levée.
J’ai les cheveux qui mériteraient d’être attachés (ou lavés, au choix). Sauf qu’ils sont encore trop courts, mais aussi un peu trop longs pour que ma coupe ressemble à quelque chose. J’ai mis un peu d’Elnett (comme Claudia) pour cacher la misère. Là encore je ne suis pas certaine que l’illusion soit folle mais j’ai des cheveux crados ET volumineux.
Avant de partir j’ai chopé un jean qui trainait par là et mon hoody Venice Beach California que je porte comme un doudou, par tous les temps, depuis 3 mois. En gros, en dehors du fait que je n’ai pas gardé mon pyjama sous mon pull, on pourrait presque croire que c’est dimanche (ah non j’ai mis mes lentilles aussi). Sauf que c’est jeudi, que je suis au boulot, pour encore 7h environ. Juste je ne ressemble à rien. Même mon ombre à plus de classe.

J’ai fait tout de même l’effort de mettre du vernis sur mes ongles mais disons nous les choses, c’est un cache misère vu leur pauvre tête. Cernes + ongles rongés, c’est bien le signe qu’il est temps de prendre un peu de vacances. Je les attends avec une certaine impatience je dois l’avouer, et ce n’est même pas pour aller me la couler douce sous le soleil et face à la mer. Non, c’est parce que je vais voir des gens chouettes, travailler sur des trucs intéressants, faire un câlin aux mini nièces et sortir de ma tête plein d’idées ou de trucs que je veux écrire.

Ce sont eux, je pense, qui génèrent mes insomnies.
Quand ton "passe-temps" devient ce qui t’anime et commence à se rebeller en voulant prendre plus de place que tu n’as de temps-libre, par tous les moyens.

xxx

dimanche 22 février 2015

Flashs


  • Un grain de raisin qui roule aux rythmes du métro. Il est tard. Il est libre d'aller et venir.
  • Un agenda ironiquement vide jusqu'à la page de vendredi prochain quand démarrent mes vacances et où s'entassent sur les 17 jours suivants horaires de trains, choses à lire, idées d'articles, déjeuners à caler, contacts à prendre, emails à envoyer, horaires d'avion.
  • Le journal d'appel de mon téléphone saturé par un numéro qui revient, tous les jours, systématiquement. Bouygues Télécom a du mal à voir les signaux. Mon ignorance n'est elle pas suffisante pour comprendre que "non, merci, je ne veux pas de nouvelles options pour mon forfait"?
  • Le rideau clos de la boulangerie bio à quelques mètres de chez moi. La "bonne boulangerie" des Batignolles, à côté du marché, fermée elle aussi. Les vacances de février : l'équivalent hivernal du 15 août parisien.
  • L'album de Fauve sorti lundi, le temps exact de mon trajet en bus le matin, porte à porte, de la première à la dernière chanson, en boucle, donc, depuis lundi.
  • Un gilet noir, trempé, à ma droite, sur la rampe d'escalier. Les fesses posées sur les marches froides, la jupe courte bien insuffisante pour les couvrir et les collants relativement peu épais. Les cheveux qui gouttent dans mon cou et les copains qui traînent à arriver. Il ne suffit pas de s'habiller à la mode printanière pour que ce soit la réalité. (Et ce temps de chiotasse parisien...)
  • Des raviolis poirreau ricotta, du jambon de parme, un tiramisu.
  • Juno, ce soir, sur 6Ter. Flashback en 2008, les copains se pacsaient et je négociais avec ma boite une transition vers le Canada. La BO de ce film, c'est l'excellente BO de cette époque.
  • Le reflet dans le miroir le matin. Besoin de retourner chez le coiffeur. Le problème des coupes plus courtes : ça nécessite plus d'entretien.
  • Le reflet dans le miroir le matin (bis) : derrière les mèches trop longues, les cernes. Cette étonnante habitude que je prends de ne pas réussir à m'endormir avant 2h du matin et d'être réveillée vers 5 ou 6 heures, tous les matins.
  • Le soleil, cet après midi, pour un peu plus d'une heure, directement dans mon salon, directement dans mon cou. 
  • Un gâteau au yaourt. Trop sucré, pas comme j'aurais voulu, mais le plaisir de compter : 2 yaourts de farine, 1/2 yaourt d'huile, ... 
  • ... Février


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